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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 06:00

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À l’heure où le gros paquebot de Bordeaux a des voies d’eau il est facile de tirer sur le pianiste surtout lorsqu’on est un tout petit calibre.

 

Bernard Farges encore et toujours... ICI 

 

Que Bernard Farges ait sa part de responsabilités dans ce qui arrive aujourd’hui aux vins de Bordeaux, qui pourrait le nier, mais pour autant lui faire endosser toutes les responsabilités de ce début de naufrage relève des idées courtes d’un quasi-naufragé de la critique payante.

 

N’ayant jamais eu la vocation de procureur je ne vais pas m’atteler à dresser la liste des responsables, comme l’avait dit l’oubliée Georgina Dufoix, « Responsable mais pas coupable… », me mettre à instruire le procès de Bordeaux.

 

J’ai déjà commis une chronique sur le sujet.

18 juin 2019

Et si le vin dit de Bordeaux subissait au XXIe siècle le même déclin que le vin de table du Languedoc au XXe siècle ? ICI 

 

Jacques Dupont, l’arpenteur de Bordeaux, s’est attelé à la tâche :

Vin : comment Bordeaux a perdu la guerre du goût

ÉDITO. Trop cher, pas assez écolo... Bordeaux n'a plus la cote. En cause, des maladresses, mais aussi beaucoup d'idéologie. Le coup de gueule de Jacques Dupont. Par Jacques Dupont ICI 

 

Résultat de recherche d'images pour "Voutch vin"

 

Et pendant ce temps-là, les plumitifs du vin, dont l’immense, l’inégalable, le très envié critique Yohan Castaing que le monde entier nous envie, glosent sur le vin le plus cher du monde : Liber Pater

 

Liber Pater n’est-il en fait qu’un formidable storytelling ? ICI 

 

Trop de mots, un gloubiboulga de mots, tout ça pour ne pas prendre position à la fin, c’est toute l’hypocrisie d’un type qui se pousse du col pour picorer dans les belles assiettes des châteaux de Bordeaux.

 

Surenchère :

 

Vin : il vend un Bordeaux à 31 000 euros, le plus cher du monde… « parce qu’il le vaut bien »

 

Plus cher que le Liber Pater 2015, coté 30000 euros la bouteille, on a trouvé un Cadillac côte de Bordeaux à 31000 euros la quille : le château Bessan 2017.

 

Les prix des grands crus flambent sous l’effet croisé de la spéculation et des coups de marketing. Une production vient de crever les plafonds en proposant la bouteille de son millésime 2017 au prix de 31000 euros la bouteille : le château Bessan, propriété viticole familiale de l’appellation Cadillac côte de Bordeaux, basée à Tabanac. Il s’agit d’un record en bordelais, puisque ce tarif place ce rouge au-dessus du Liber Pater, Graves produit à Landiras, et dont la valeur est montée ces derniers jours à 30000 euros le col.

 

Le domaine de Bessan, ce sont 14 hectares exploités en bio sur des coteaux exposés sud-est au-dessus de la vallée de la Garonne. C’est Mathieu Verdier, à la tête de l’exploitation, qui a décidé de fixer le prix de sa production 2017 à ce niveau, « parce que je le vaux bien », affirme-t-il.

 

Parce que je le vaux bien

 

Ma maman et mes amis m’ont noté 99 sur 100. Tout le monde me dit que mon vin est délicieux. Je travaille en bio. J’ai donc décidé de vendre la bouteille à 31.000 €, soit 1.000 € plus cher que le Liber Pater, considéré comme le vin le plus cher du monde ! »

 

La suite ICI 

 

Et pendant ce temps-là, le CIVB, lance une contre-attaque qui en dit plus long qu’un long discours sur le désarroi des dirigeants qu’aime tant notre grand critique de garnds vins, le CIVB devrait l’embaucher pour faire l’article dans la GD !

 

Relance commerciale

La bière a sa Saint-Patrick, le vin de Bordeaux veut sa Saint-Vincent

Mardi 16 juillet 2019 par Alexandre Abellan

 

Pour rebondir, la filière girondine compte créer l’évènement dans les points de vente les 24 et 25 janvier 2020. En soutenant une tournée française de la grande distribution, des cavistes et des restaurants.

 

La suite ICI 

 

Pognon de dingues !

 

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commentaires

pax 19/07/2019 08:44

De Bordeaux, que je connais fort mal, je ne sais que les n’importe quoi qui s’y passent depuis des lustres et qui continuent. Les Bordelais ne semblent pas se remettre de ce qui fût leur âge d’or sous le patronage de Saint Parker ! Voilà ce que c’est que, par n’importe quel chemin, vouloir monter au ciel et surtout, croire pouvoir y rester sans ce rendre compte que celui qui vous a donné les clefs du paradis était un escroc. Et des escrocs la région en a connu et en connaît toujours pas mal. En écho à la chronique de ce jour de notre toujours bien informé Taulier on trouve dans le Canard Enchainé de cette semaine (mercredi 17 juillet) un article révélant les facéties d’un certain Hervé Grandeau président de la Fédération des grands vins de Bordeaux qui lui ont value une condamnation de 6 mois de prison avec sursis pour tromperies sur certaines de ses appellations. (Voir l’article pour les détails).
Ce qui est intéressant dans cette article c’est que le journaliste Christophe Labbé souligne que lors du procès ni la FGVB ni le VIVB n’ont songés à se porter partie civile. Bien au contraire, le vice président du CIVB a témoigné à la barre en faveur de son ami Grandeau membre par ailleurs du CIVB ou il préside la commission promotion ! Mieux encore précise l’article c’est que 4 jours après le rendu du jugement Grandeau s’est vu reconduit à une très large majorité à la présidence de la FGVB ! Ben voyons !
Le Bordelais n’est certes pas la seule région de France et d’Europe ou se produise des fraudes. Souvenons nous du vin autrichien qui mit plus de 10 ans à s’en remettre commercialement.
Il semble cependant que ces pratiques et cette connivence apparemment généralisée donnent de ce vignoble une image sulfureuse que l’apparition de quelques guignols de l’acabit du sieur Hubert de Boüard de Laforest en son Château l’Angélus ne saurait masquer et de loin.
Et, ces péripéties ne sont ni récentes ni accidentelles. Aussi loin qu’il m’en souvienne c’est par l’affaire de la Maison Cruse Chartons depuis 1819 que j’ai naïvement appris que l’on pouvait faire du vin avec autre chose que du raisin. Cheux nous les vins du dimanche et des grandes occasions venait de la Maison Cruse dont nous parlait papa, avec componction, tout en ouvrant quasi religieusement la bouteille. Pou moi l’affaire était entendue, nous étions des veinard de pouvoir accéder au fin du fin. Jusqu’au jours ou, patatras, le firme fut entrainée dans un énorme scandale dont ce que j’ai retenu c’est les grands titre de la presse : Du sang de porc dans le vin ! » Les Cruse ne s’en relèveront pas.
Et pendant ce temps là, mon petit vignoble du Languedoc Roussillon, va, tranquille *, son petit bonhomme de chemin. Certes on voit quelques excentricités, à son échelle bien sur tel un Hervé Bizeul, qui pour le fun, vend une cuvée 200,00 € Et cela marche tant ce grand bateleur devant l’éternel sait y faire. Thunevin Calvet commercialise aussi un vin à 100,00 €. Ces prix sont sans commune mesure avec ceux de la gamme habituelle de leurs vins. Plus surprenant surtout c’est que les vins, les rouges surtout, deviennent moins rugueux, moins tanniques. Fini, me semble t’il, ces parkeridiotisation, des vins qui deviennent plus gouleyant plus soyeux. Sacré Schumpeter.Que disait il encore ? Ah oui, Small is beautiful…
P.S La Saint Vincent ! Sont complètement déjantés ces bordelais ou alors il ne savent plus quoi inventer . Ils ne savent pas que cette fête est traditionnelles dans beaucoup de région viticole et depuis longtemps. La saint Vicens à Collioure, la Saint Vincent tournante en Bourgogne. Cela doit les faire enrager de devoir rendre hommage à leur frère enemi.
* Il ne faut pas entendre par là qu’il est à l’abri des problèmes engendrés par les profondes perturbations climatiques et qu’il danse au pied du volcan.

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