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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 06:00

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Dans le débat violent sur le glyphosate et l’utilisation intensive des pesticides dans certaines cultures, dont la vigne, l’exposition de ceux, salariés ou viticulteurs, qui les épandent, et celle des riverains, bien plus que le % de résidus dans les aliments, devraient être au centre des préoccupations sanitaires.

 

J’ose écrire que les autorités politiques comme sanitaires, pour des raisons souvent bassement économiques, temporisent, bottent en touche, s’abritent derrière des arguments du type de celui-ci-dessous.

 

On peut le dire autrement: il reste encore bien du chemin à parcourir pour évaluer l'ampleur réelle et les innombrables conséquences du scandale de l'amiante en France. De ce point de vue, la décision de non-lieu dans l'affaire Eternit est édifiante.

 

Dans leur ordonnance datée du 10 juillet, les juges d'instruction écrivent que «compte tenu de l'impossibilité de dater l'intoxication des plaignants, il apparaît impossible de déterminer qui était aux responsabilités au sein de l'entreprise [...] et quelles réglementations s'imposaient à cette date inconnue. [...] En tout état de cause, les investigations menées au cours de l'instruction ont démontré qu'aucune faute de nature pénale ne pouvait être imputée à une ou à plusieurs personnes physiques ou morales en lien avec la société Eternit»

 

Santé

Le scandale de l'amiante est une bombe à retardement

Jean-Yves Nau — 19 juillet 2019

 

Responsable d'un cancer de la plèvre, l'amiante est interdite en France depuis 1997. Deux décennies plus tard, 1.100 nouveaux cas de la maladie surviennent encore chaque année. ICI

 

L’industrie la plus florissante de la Corse dans les années 60 : l’usine d’amiante de Canari au Cap Corse… l’enfer blanc…

 

2 septembre 2016

L’industrie la plus florissante de la Corse dans les années 60 : l’usine d’amiante de Canari au Cap Corse… l’enfer blanc…

ICI

 

Résultat de recherche d'images pour "amianto une histoire ouvrière vidéo"

 

« Le roman d’Alberto Prunetti, Amianto une histoire ouvrière a eu peu d’écho en France. Et pourtant. Il est vrai que la littérature sur les ouvriers ne passionne pas. Elle a mauvaise réputation entre misérabilisme et instrumentalisation politique.

 

Ce livre publié en Italie en 2012 et 2014 conte l’histoire d’un homme, d’un ouvrier qualifié, le père de l’auteur, qui meurt de l’amiante et des produits chimiques respirés et ingérés pendant des décennies d’activité professionnelle. Mais pas seulement, c’est aussi l’histoire des relations entre ce père et ce fils dans une famille aimante des années 1950 à l’aube des années 2000. Un fils qui fera des études, qui sortira de la classe ouvrière pour entrer dans le monde des intellectuels précaires. Un livre qui décrit aussi la fin d’un monde, celui des grandes entreprises métallurgiques et chimiques, la fin aussi du syndicalisme triomphant à l’ombre du Parti communiste italien qui sombrera à son tour ; Sans nostalgie ni critique stérile, une belle écriture mise au service d’un hommage et d’une description d’une époque où se mêlent musique, football, cinéma américain et conditions de travail inhumaines et où l’on passe de l’espoir à un présent sans avenir.

 

Le projet littéraire inspiré de la fascination d’un fils pour les compétences d’un père redouble le propos politique et historique : « le récit devrait tenir comme un raccord de beaucoup de tubes de toutes sortes. Lui le disait toujours : « mets de la filasse, ça tient mieux que le téflon. Fais seulement attention à respecter le sens du filetage et lie le tout au doigt avec du mastic vert. Ensuite, serre avec force, mais sans méchanceté. Il ne doit pas fuir » J’ai fait comme ça, avec le stylo. J’ai essayé de respecter le filetage de l’histoire, sans aller plus vite que les événements, sans étranglements. J’ai utilisé le mastic de l’imagination et j’ai serré sans méchanceté, mais avec décision, l’ordre du discours. Il ne suinte pas : j’ai mis un carton dessous et les larmes ont séché. C’est comme ça qu’il fallait les souder, l’équipement hydraulique des grandes installations et la mémoire des hommes qui ont uni des kilomètres de tubes et d’acier pendant toute une vie. Pour amener la pression du sang dans les canaux de l’existence, pour la pomper dans les réservoirs de la mémoire et la voir couler jour après jour, goutte à goutte, pour fertiliser une page ».

 

Pour qui a participé à des manifestations de victimes de l’amiante, où les veuves et les malades crient leur colère de l’inaction des pouvoirs publics et du jeu trouble des propriétaires des entreprises coupables, ce livre est un miroir. Il doit être aussi un coup de poing pour tous ses lecteurs.

 

Frédérick Genevée ICI 

 

Alberto Prunetti, Amianto, Une histoire ouvrière, traduit par Serge Quadruppani, éditions Agone, 2019, 142 p. 12 euros.

 

Autres critiques :

19 Avril 2019 ICI

 

Tombeau pour un ouvrier  Critiqué par Cyclo, le 21 juin 2019  ICI 

 

 

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commentaires

pphilippe 30/07/2019 10:39

Bonjour Jacques
Et pour faire le lien avec le vin, rappeler que jusqu'au début des années 80 nous filtrions les vin avec de l'amiante, soit en plaque, soit en poudre pour les filtres à kieselghur.
Je me rappelle les sacs rouge de 22kg qui se voyaient de loin. Je me revoie encore plonger la tête au fond du sac pour en piocher les dernières doses sans masque... "Super adjuvant" me disaient les anciens, et "tu vas voir maintenant que c'est interdit, les vins ne seront plus aussi brillants" rajoutaient t'ils. Voire...
http://www.sante-publique.org/amiante/histoire/chsyndamiante77.htm

pax 30/07/2019 07:35

En 1966 je débutais dans la profession d’architecte. A cette époque ce milieu était passionné par un énorme problème rencontré sur les chantiers par la Société des Plâtres Lambert
production avec son enduit de façade le « Lutèce Projext » Il s’agissait d’un produit révolutionnaire en matière de crépissage qui, avec l’aide des performants représentants de la firme avait conquis le marché. Las, les sinistres, dans le cadre de la garantie décennale, originalité française du à Napoléon, se multiplièrent au point, que pour la première fois ce sont les compagnies d’assurance, eut égard aux sommes en jeu, qui firent réaliser une expertise sur ce produit. Les conclusions furent telles que l’agrément d’emploi de ce produit lui fut retiré. Les anciens avec lesquels je m’entretenais de ce phénomène rajoutaient. Ce n’est rien, tu vas voir ce qui nous attend avec l’amiante. En matière de toiture terrasse dont l’architecture moderne commençait a user on rencontrait, là encore, une sinistralité anormale en matière d’étanchéité. Des expertises longues avec appel en garantie des uns et des autres, étancheurs, carreleur, zingueur etc. (souvent prés de 10 ans avec les recours *– sans que cela ne fasse avancer le schmilblick) Le phénomène généralisé suscitait des commentaires du type café du commerce. "Ces toits là, c’est pas fait pour nos régions. Y faut d’la pente à nos toitures et d’la bonne tuile ! . "Plus soucieux et lassés de trinquer à chaque procédure, les assureurs, une nouvelle fois, initièrent une expertise sur le procédé et plus particulièrement le matériau d’isolation thermique le « Roofmate » fabriqué, à l’époque par Down Chemical. Il c’est révélé que ce produit placé sous l’étanchéité, subissait des variations dimensionnelles telles selon les saisons qu’elles plissait l’étanchéité qui, à la longue, se fendait. Les longues conversations à ce sujet se terminait par "Ce n’est rien, tu vas voir à ce qui nous attend avec l’amiante." On a vu.
L’usage de l’amiante, n’a effectivement été interdit en qu’en 1997 soit prés de 20 ans après que la dangerosité était déjà connue dans les milieux professionnels. Ce qu’il faut savoir c’est qu’en France cette dangerosité à été mis en évidence dés 1907 (Rapport de l’inspecteur du travail Auribault – 1906). La Grande Bretagne a commencé à réglementer sur le sujet dés 1931.
Au début de l’interdiction de 1997 la France, a mis le paquet en matière de détection et protection des personnes en instaurant des diagnostics obligatoires. Ils se limitèrent à la recherche, visuelle, non invasive de 3 matériaux : flocage, calorifugeage et faux plafonds ! Des directives européennes aidant les diagnostics sont devenus plus complets et plus profonds. Principe de précaution aidant la aussi on voit, à présent fleurir des diagnostics tout azimut. Recherche de plomb dans les peintures, installation électrique, gaz, assainissement ! (Les actes de ventes immobilières se trouvent ainsi faire souvent plus de 80 pages, à signer et à reproduire !)
Merci Principe de Précaution. Malheureusement, comme le souligne le Taulier, il s’arrête dés qu’intervient un groupe de pression un tant soit peu efficace. Bonne santé à tous en attendant et merci au Taulier de rappeler, même en ces temps de vacances que, comme dit la chanson c’est ainsi que les hommes vivent !
* Ces procédures interminables laissaient sur le carreau des propriétaires impécunieux ne pouvant préfinancer les travaux de réfection d’autant que les désordres devaient pouvoir être constatés par toutes les parties au fur et à mesure des divers appels en garantie. C’est ainsi qu’est née l’assurance Dommage Ouvrage avec un expert unique dont le rapport fait fois entre les assureurs avec délais impératifs et contraignant en cas de non respect. Nomination de l’expert dans les 15 jours suivant la déclaration. Conclusions rendues dans les 60 jours suivant la déclaration et indemnisation dans les 90 jours toujours suivant la déclarations. Comme quoi, souvent à chaque chose malheur est bon.

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