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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 06:00
La longue et dure sécheresse de 1976, Chirac juste avant de claquer la porte de Matignons décrète une aide de 2.2 milliards de francs pour aider les éleveurs que Raymond Barre financera par 1 impôt sécheresse.

À l’été 1976, putain qu’il faisait chaud, je n’étais pas trop indisposé car je rentrais tout juste d’Algérie, de Constantine très précisément, où les températures étaient très élevées.

 

En juin 1976, j’étais aux premières loges, au 2e étage de la rue Barbet de Jouy, avec mon ami Claude Sauser nous vaquions à nos occupations lorsque notre jeune directeur, Bernard Auberger, inspecteur des finances, en fin de journée nous fit l’honneur de se déplacer jusqu’à notre minuscule bureau où mon collègue pianotait sur le seul ordinateur de la direction : un tout petit Wang.

 

Tout de go il nous fit part de ses inquiétudes, l’épisode de sécheresse touchait durement les éleveurs et, le premier Ministre Chirac se préoccupait beaucoup du cul des vaches, le Ministre de l’agriculture était un breton, Christian Bonnet, alors nous était-il possible avec notre petite machine de dresser rapidement  une carte des impacts de la sécheresse sur les zones d’élevage ? Les gens du SCEES, le service  « statistiques » ne pouvait le faire dans un délai aussi  court.

 

Résultat de recherche d'images pour "la sécheresse de 1976"

 

Nous répondîmes que oui même si les données à notre disposition étaient aussi rares que l’eau dans le désert du Sahara.

 

Nous nous mîmes au travail avec les données de la météo et celles du SCEES nous bricolâmes une carte de l’impact de la sécheresse sur les zones d’élevage.

 

Résultat de recherche d'images pour "la sécheresse de 1976"

Une agricultrice de l'Orne regarde sa mare asséchée par la sécheresse le 16 juin

 

Auberger était ravi, les services moins : l’ingénieur Cornet  en bon IGREF sous-directeur de l’élevage nous prit de haut mais il dut se résigner, sur ordre du chef, de nous voir l’accompagner à la réunion du cabinet du Ministre convoquée dans la salle à manger du 1er étage de l’hôtel de Villeroy.

 

Au grand désespoir de Cornet nous fîmes forte impression sur le quarteron de conseillers techniques du Ministre. Cependant, doctement, il préconisa de faire faire par nos services un bilan fourrager dans chaque département.

 

Le résultat de ce brillant exercice fut que les chiffres qui remontèrent étaient plus le fruit d’accords avec les FDSEA locales que du génie mathématiques de nos ingénieurs, la France de l’élevage y apparaissait ravagée. Pas un cm2 de prairie n’étaient épargnée, et comme Chirac venait de décréter en août, juste avant de claquer la porte de Matignon, une indemnisation des éleveurs, ce tableau mettait en transe les budgétaires du Ministère.

 

Claude et moi, tranquilles comme Baptiste agitions nos cartes pour dire qu’elles étaient bien plus fiables que les chiffres du fameux bilan fourrager.

 

Dès que les rumeurs du départ du grand Jacques filtrèrent je fis un pronostic qui étonna mon compère, le successeur ce sera Raymond Barre lui dis-je car il a le profil qui convient à Giscard. Lorsque la nomination du susdit intervint je devins aux yeux de ce cher Claude une sorte d’oracle politique, statut qui me colla à la peau par la suite. J’avais le nez politique.

 

Le 25 août, Jacques Chirac démissionne de son poste de Premier ministre. Juste avant de partir, il a pris une ultime décision lors de son dernier Conseil des ministres : le déblocage de 2.2 milliards de francs pour venir en aide aux éleveurs victimes de la sécheresse. Selon les régions, les éleveurs toucheront de 500 à 200 francs par tê cette année les gros et les moyens contribuables.

 

Ces mesures ont donc entraîné pour certains une hausse de 10% de leur impôt sur le revenu cette année-là. Le gouvernement aurait pu emprunter pour financer cette mesure mais il ne voulait pas alourdir la dette du pays et reporter le poids financier de cette aide à plus tard. Cela a donc constitué un épineux problème de plus à gérer pour le tout nouveau Premier ministre, Raymond Barre.   

Passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Raymond Barre, Premier ministre, le 28 août 1976 à Matignon. Passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Raymond Barre, Premier ministre, le 28 août 1976 à Matignon.                © Sipa Press

 

Un beau cadeau de Chirac à ses agriculteurs chéris, même que les céréaliers de la Beauce purent s’offrir de beaux appartements de rapport dans la bonne ville de Paris que le grand Jacques conquerra à la hussarde contre le giscardien mou Michel d’Ornano.

 

Fin de l’épisode politique.

 

Yves Mourousi dans son bulletin météo sur TF1, au début du mois de juillet : « Du côté du ciel, pas de changement. Cet après-midi, de la Normandie à l'Alsace, le temps sera ensoleillé et chaud. Il fera environ 35°C ».

 

Une canicule et une vague de sécheresse frappaient la France depuis un certain temps. C'était la première grande canicule du XXème siècle même s'il y avait eu des épisodes de forte chaleur estivale dans le passé. En 1976, il a commencé à faire chaud dès le mois de mai : « On enregistre 30°C dans le sud-ouest de la France. La température grimpera à 40°C au cours de l'été » explique un reportage.

 

En 1976, la période la plus sèche fut observée du 2 juin au 7 juillet où aucune perturbation ne traversa la France, toutes rejetées par une puissante dorsale de l'anticyclone des Açores. Seuls des orages parfois violents mais localisés éclatèrent.  Une canicule aggrava la situation et marqua les esprits du 22 juin au 6 juillet

 

Plus de 40 ans après,  alors que nous traversons un épisode de canicule assez violent, la sécheresse de 1976 reste gravée dans la mémoire collective de ceux qui ont en souffert et de ceux qui payèrent l'impôt sécheresse décidée le 25 août 1976 par le Président Giscard d'Estaing. Cette sécheresse fut remarquable par sa durée (9 mois), son intensité et son étendue sur les 3/4 de la France (à l'exception du bassin méditerranéen) jusque vers la Suisse, l'Allemagne, le Benelux et le Sud de l'Angleterre.

 

Les déficits pluviométriques débutèrent dès l'automne 1975 et se prolongèrent jusqu'en juillet 1976 au Sud et septembre 1976 au Nord. On n'a jamais observé de premier semestre aussi sec depuis celui de 1976, seul celui de 2011 s'en approchant.

 

Les agriculteurs sont les premiers à souffrir de ces fortes chaleurs. Le 28 mai, le suicide d'un agriculteur du Pas-de-Calais, incapable de nourrir ses bêtes, choque l'opinion publique. Le 30 juin, le gouvernement Chirac envoie l'armée pour récolter et transporter le fourrage vers les régions qui en manquent le plus. Le samedi 3 juillet, 40% des conducteurs de bus de la RATP refusent de sortir des dépôts pour protester contre un pic de chaleur de 59°C dans les véhicules.

 

"Au printemps, l’herbe n’a pas poussé"

Marie-Ange Seveno, Montcuit (50)

 

"Les pluies ont cessé très tôt en 1976. Au printemps, l’herbe n’a pas poussé: ces six mois de sécheresse ont été les plus longs sans eau dans notre Basse-Normandie où mes parents étaient agriculteurs. J’avais 22 ans et, en août, j’ai encadré un camp d’adolescents dans le Lot. Nous logions sous des tentes et je n’ai jamais autant apprécié les douches froides! Au final, ce furent des vacances heureuses. Mais mon retour en Normandie a été douloureux: le long des routes, les berges étaient jaunies. Le fourrage était rare pour les vaches laitières. Pour le remplacer, les agriculteurs ont fait venir de la paille de régions voisines. Nous avons alors commencé à voir beaucoup de camions remplis de paille sillonner nos routes. L’impôt sécheresse est venu à point pour aider les agriculteurs!"

 

• "L'impression de marcher dans un four"

Rose-Marie François, Francheville (69)

 

" En ce mois de juin 1976, j’étais opératrice au centre téléphonique de la rue des Archives à Paris, tout près du BHV. J’habitais rue de Lille, dans le foyer des dames des PTT. C’était très propre mais d’un confort modeste et nous n’avions pas de réfrigérateur individuel. Conserver la nourriture était une gageure! Je plaçais ce que je pouvais dans une cuvette d’eau froide. La nuit, je mouillais un linge pour rafraîchir le lit…Au travail, nous étions jusqu’à 80 opératrices réparties dans de grandes salles, côte à côte, face à notre 'meuble', un casque sur la tête. Très peu d’aération. L’après-midi, le service se prolongeait jusqu’à 21h, l’atmosphère devenait de plus en plus moite et étouffante à mesure que l’heure avançait. Lors des pauses, je me désaltérais et je m’humectais le corps avec un gant de toilette passé à l’eau froide, avec la hantise des odeurs dues à la chaleur. Le règlement nous octroyait une pause supplémentaire de dix minutes, certaines opératrices ayant eu des malaises. À la fin de la journée, remonter la rue des Archives était pénible: la chaleur accumulée dans la journée par les hauts immeubles me donnait l’impression de marcher dans un four. Et puis, le temps a passé et la chaleur a décru à mon grand soulagement. Ironie du sort, mi-juillet, quelques jours de congé m’ont été octroyés. J’espérais me ressourcer dans ma campagne corrézienne: il a plu… tous les jours!"

 

• "C'était le bagne"

Claudine Laruelle, Camphin-en-Pévèle (59)

 

"En 1976, je travaillais dans la culture de l’endive, dans le Nord, près de la frontière belge. J’avais 29 ans et je m’en souviendrai toute ma vie. Nous travaillions dans les champs sur les petites pousses sous un soleil torride. Le sol était devenu si dur que notre outil rebondissait sur la terre.Nous commencions à 5 h 30 et reprenions à 16 h, pour pouvoir avancer. Notre dos courbé nous faisait mal et la chaleur nous usait. La récolte a été moindre, naturellement, mais les patrons mécontents s’acharnaient sur nous, pauvres employés non déclarés. C’était le bagne!"

 

La suite ICI 

Le 25 août 1976, Raymond Barre entrait à Matignon : retour sur une vraie rupture

Alain Fabre 25 août 2016

 

La nomination de Raymond Barre comme Premier Ministre le 25 août 1976, au moment où Jacques Chirac opte pour l’affrontement avec le Président Giscard d’Estaing, constitue une vraie rupture. La désignation de cet économiste universitaire réputé mais inconnu de l’opinion et du personnel politique traditionnel malgré sa nomination au Commerce extérieur en janvier 1976, officialise le divorce politique entre chiraquiens et giscardiens : le néophyte de la politique, « homme carré dans un corps rond » devra affronter cinq ans durant et malgré son succès aux législatives de 1978, le travail de sape systématique de son action par les chiraquiens. Leur domination structurelle sur les droites conduira au torpillage du giscardisme en 1981 puis du barrisme en 1988. Raymond Barre, plus démocrate-chrétien que l’orléanisme giscardien, n’aura ainsi pas plus réussi que les variantes précédentes du libéralisme français, finalement absorbé dans l’UMP en 2002, à conjurer sa faiblesse structurelle pour en faire une force structurante de la vie politique.

 

Si l’héritage politique du barrisme demeure très réduit, la politique économique à laquelle il continue d’être identifié – rigueur à droite, austérité à gauche – constitue en revanche une rupture de grande ampleur avec l’après-guerre économique. Ce qu’incarne au fond le cap fixé par Raymond Barre en 1976, c’est la nécessité de sortir d’une stratégie de croissance en économie faiblement ouverte, où la concurrence joue un rôle marginal, et où domine le dirigisme industriel et régulateur de l’Etat. Il s’agit pour lui d’adapter la France à l’internationalisation et à la compétition accrues des économies, en mobilisant l’investissement et l’innovation des entreprises, et ce dans une logique d’intégration économique et monétaire européenne.

 

Pour le nouveau Premier Ministre, la crise qui sévit depuis 1973 avec le premier choc pétrolier, n’est pas de nature conjoncturelle et les plans de relances inspirés de la vulgate keynésienne, amplifient les déséquilibres, sans effets durables sur la croissance et l’emploi.

 

Pour Raymond Barre, la France des années 1970 voit s’achever la phase de rattrapage d’après-guerre des « Trente glorieuses » dans laquelle l’inflation et la dévaluation donnaient l’illusion de pouvoir éviter la pression de la concurrence tout en permettant des progressions de revenus supérieures à celle de la production. En fait la France des chocs pétroliers est confrontée à une mutation structurelle dont la pièce maîtresse est la compétitivité, c’est-à-dire l’aptitude des entreprises à soutenir la concurrence internationale par la maîtrise des prix et des coûts, ainsi que par l’innovation et l’investissement. L’inflation et la dévaluation ne créent pas de croissance durable ; elles pénalisent les entreprises dont la compétitivité insuffisante affaiblit l’aptitude à s’imposer à l’extérieur et à résister à la concurrence mondiale sur le marché intérieur. Qui plus est, la perte de valeur interne et externe de la monnaie entretient le sentiment qu’on peut indéfiniment s’accommoder des rigidités et des rentes.

 

Pour Raymond Barre, dans la lignée de Schumpeter et Ricardo, la croissance provient avant tout de la capacité des entreprises à innover, investir et exporter

 

Pour Raymond Barre, qui le dira dès son discours de politique générale le 5 octobre 1976, la stabilité des prix s’impose donc comme « la grande affaire du gouvernement ». Dans un contexte de forte inflation et de chômage élevé, lié à une compétitivité mise à mal et à l’obligation de restructuration de secteurs industriels entiers (sidérurgie, etc..) jusque-là préservés de la concurrence, Raymond Barre s’est affranchi des illusions d’un arbitrage possible entre les deux. Au contraire, la maîtrise de l’inflation est la condition nécessaire pour enraciner une croissance régulière et créatrice d’emplois.

 

C’est la conception même de la politique économique qui est revue : la politique budgétaire et la politique monétaire doivent assumer une fonction de stabilité afin d’établir des conditions favorables au développement des entreprises. D’où le choix - faussement paradoxal en période inflationniste - de libérer les prix qui intervient en 1978. D’où la volonté de réduire la croissance monétaire pour lutter contre l’inflation et d’équilibrer le budget afin de diriger l’épargne des ménages vers le financement des entreprises et non vers la dette publique. La concurrence ne peut jouer pleinement son rôle qu’avec une autonomie accrue de gestion des entreprises favorisée par la maîtrise des dépenses et des déficits publics, l’accumulation des gains de productivité et la lutte contre la spirale des revenus et des prix qui alimente un excès de consommation sur la production, c’est-à-dire qui accroît les déficits extérieurs. Pour Raymond Barre, dans la lignée de Schumpeter et Ricardo, la croissance provient avant tout de la capacité des entreprises à innover, investir et exporter.

 

En dépit d’un contexte international tourmenté par deux chocs pétroliers – les prix pétroliers ont été multipliés par 16 de 1973 à 1979 – qui ont masqué les résultats de la lutte contre l’inflation, les cinq années de Raymond Barre à Matignon, marquées par un redressement spectaculaire en 1978, suivi d’une rechute en raison du second choc pétrolier en 1979, ont permis néanmoins d’affermir la croissance (de l’ordre de 3 %), de maîtriser les comptes publics et extérieurs, de contrôler l’endettement public (20 % du PIB). Dans un contexte de hausse généralisée du chômage – 6,2 % dans l’Europe des 9 contre 6,4 % en France en 1980 – même la performance de la France barriste au niveau de la moyenne européenne, demeure très honorable.

 

L’autre grande rupture qu’incarne Raymond Barre, c’est la dimension européenne de sa conduite de la politique économique. Auteur en 1969, comme vice-président de la Commission européenne, du premier rapport sur l’Union économique et monétaire, Raymond Barre a inscrit son action dans la perspective d’intégration économique et monétaire européenne dont la France, avec l’Allemagne, devait être un élément moteur. Une perspective inatteignable pour des économies européennes chroniquement déstabilisées par des dévaluations répétitives résultant d’écarts d’inflation excessifs.

 

Après la sortie du franc du Serpent européen en mars 1976 sous l’effet de la politique de relance de Jacques Chirac, Raymond Barre a plus résolument qu’auparavant recherché à doter la politique française d’une contrainte de change avec la mise en place à partir de 1979 du Système monétaire européen (SME), composante déterminante d’une stratégie économique de stabilité et moyen puissant d’incitation interne à la désinflation et à la compétitivité. Dans cet esprit, il était impératif pour un adepte de l’économie de marché sociale sur le modèle rhénan que la France poursuive un objectif de convergence et de compatibilité de sa politique économique avec l’ensemble des économies européennes et principalement avec l’Allemagne.

 

La modernisation de la France et la construction européenne constituaient en définitive les deux faces d’une même médaille : Raymond Barre était conscient de l’importance de l’intégration européenne, notamment par la stabilité des taux de change, comme facteur d’incitation de la France à la maîtrise de ses comptes publics et aux réformes de structure. Inversement, il était convaincu que la construction européenne s’avérerait impossible sans une France économiquement performante et convergente avec ses partenaires. C’est tout le problème posé par le décrochage de la France vis-à-vis du reste de la zone euro aujourd’hui.

 

Quarante ans après, la classe politique française est toujours sujette à la même schizophrénie qu’en 1976. La vie politique française n’a toujours pas résolu son problème de fond : démagogie proclamée aux élections, réalisme inavoué au gouvernement.

 

Un regard rétrospectif sur les années Barre appelle deux observations. La tentation de sortir de la « stratégie » fixée en 1976 par Raymond Barre n’a jamais entraîné que des catastrophes comme le rappelle cruellement la politique de François Mitterrand en 1981. La gauche a tort de ne pas se flatter d’avoir renoué avec elle à partir de 1983 : le choix de la rigueur par Pierre Mauroy et Jacques Delors – « du barrisme sans Barre » - explique à la fois les bonnes performances observées à la fin des années 1980 et les conditions assez favorables dans lesquelles la France est entrée dans l’euro à la fin des années 1990. Mais quarante ans après, la classe politique française est toujours sujette à la même schizophrénie qu’en 1976. La vie politique française n’a toujours pas résolu son problème de fond : démagogie proclamée aux élections, réalisme inavoué au gouvernement.

 

Ce qui en 1976 distinguait Raymond Barre - que le Président Giscard d’Estaing qualifiait à l’annonce de sa mort le 25 août 2007, de « meilleur Premier ministre de la Ve République » - de la plupart des responsables politiques français, c’était au fond le rapport au monde réel. L’un voulait le voir en face pour le maîtriser, les autres ne songeaient qu’à y échapper. Quarante ans après, la France qui s’enlise dans le déclin demeure confrontée à la même alternative.

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commentaires

pax 28/06/2019 07:25

Avec toutes ces chroniques culinaires qui nous arrivent ces derniers temps, je peux pas écrire j'ai la bouche pleine.
D'autant que la toute dernière nous parle des ciccimaritati spécialité de la commune de Stio d'environ 900 habitants en Campanie. Du 17 au 23 août s'y déroule le « Festival de la cuisine pauvre du Cilento » ou le fameux plat tient la vedette au point qu'on parle plutôt du Festival du Ciccimmaretati.Comme je le redoutais, c'est un plat roboratif qui a tout de l'étouffe chrétien. C’est étonnant de la part d'un Taulier d'ordinaire attentif et soucieux du bien être de ses lecteurs de nous balancer ça par ses temps de canicule. Comme j'ai soudain la gorge sèche à la lecture de la chronique de ce jour...
« Fermons la fenêtre et laissons les volets clos A quoi bon se lever Ce matin n'ouvrons pas les rideaux… » *air préféré d’une mouche du coche pourtant à l’abri des excès de la canicule dans sa vallée des Vosges ombragée et doucement ventilée. So long’
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