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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 07:00
Arrêtez de dire que les vélos, les trottinettes, les scooters, les motos, les autos, etc. sont des dangers sur la chaussée ! C’est vous, c’est nous les dangers publics…

Ça y est : premier mort sur la chaussée parisienne d’un gamin en trottinette électrique.

 

 « Lundi soir, un jeune homme de 25 ans en trottinette électrique est mort dans un accident à Paris.

 

Un homme de 25 ans est mort, percuté par un camion, tandis qu’il roulait sur une trottinette électrique. L’accident s’est déroulé lundi soir vers 22h30 dans le quartier de la Goutte d’Or, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Europe 1 rapporte que le jeune a refusé la priorité à une camionnette qui arrivait sur sa droite à un carrefour. Il se trouvait en arrêt cardio-respiratoire à l’arrivée des secours et a succombé à ses blessures quelques heures plus tard.

 

Le chauffeur n’était pas sous l’emprise de l’alcool ni de drogue au moment de l’accident. Il a été placé en garde à vue. »

 

Apparues il y a un an, les trottinettes - évaluées à environ 20.000 dans la capitale - sont devenues un véritable casse-tête pour la mairie de Paris, faute de loi pour les réguler. Interdiction de stationnement sur les trottoirs, limitation de vitesse à 20 voire 8 km/h : la maire de Paris, Anne Hidalgo, a égrené jeudi plusieurs mesures pour mettre un terme aux nuisances causées par les trottinettes électriques, responsables de plusieurs accidents.

 

Vitesse, accidents, stationnement... La trottinette est-elle passée d'engin ludique à danger public ?

 

Combien d'accidents sont attribués aux trottinettes électriques ?

 

Difficile de réponse à cette question. En effet, en dehors de cet accident, aucun décompte national n'est disponible pour cette année. A Paris, la préfecture de police ne comptabilise pas les accidents de trottinettes à part : ils sont inclus dans un chiffre incluant également les accidents de rollers et de skateboards. A la Sécurité routière, une nouvelle catégorie a été créée en janvier 2018 dans le fichier de statistiques des accidents de la route. Pour l'année dernière, une seule mort par trottinette électrique a été comptabilisée. Aucun chiffre n'a été communiqué sur le nombre de blessés car "les données se limitent au recueil effectué par les forces de l'ordre" lorsqu'elles sont mobilisées sur des accidents de la route, précise la Sécurité routière. 

 

Du côté médical, il n'y a pas non plus de décompte global du nombre de blessés par trottinettes électriques. Tout dépend des établissements et des expériences des soignants. Le professeur Marc-Antoine Rousseau est chef de service de chirurgie orthopédique et traumatologique, à l'hôpital Bichat et à l'hôpital Beaujon à Paris, qui accueillent respectivement 80 000 et 30 000 personnes aux urgences chaque année. Interrogé à ce sujet par franceinfo, il considère avoir "environ trois entrées par semaine en ce qui concerne les trottinettes" et avoir recensé "dix patients graves par entrées spécialisées [hélicoportage ou en ambulances] sur les six derniers mois". C'est bien moins que son confrère à l'hôpital Saint-Antoine, Alain Sautet, qui estime dans L'Obs voir "une quarantaine de personnes chaque semaine qui passent aux urgences pour un accident de trottinette."

 

De son côté, un interne aux urgences dans un troisième hôpital de la capitale, contacté par franceinfo, assure que "sur 24 heures passées aux urgences où [il] travaille, entre 5 et 10 accidents sont dûs aux trottinettes". Selon lui, ce chiffre est "certainement minoré par rapport à la réalité" car il n'a pas connaissance des cas dont s'occupent ses collègues présents sur le même site.

 

  • La trottinette provoque-t-elle des blessures particulièrement graves ?

 

  • Que recommandent les médecins ?

 

La suite ICI

 

Tout ça c’est la faute des pouvoirs publics, notre maire en tête, de ne pas avoir su endiguer le flot des trottinettes en libre-service.

 

Ce n’est pas tout à fait faux mais vu de mon point-de-vue de vieux cycliste parisien, tout comme la propreté des rues de Paris, les responsables sont les usagers de tout ce qui roule ou marche dans les rues de Paris.

 

L’incivilité est la règle, la grande majorité se fout des règles, du code de la route, ôte toi de mon soleil et marche à l’ombre.

 

Tout le monde accuse tout le monde pour justifier de faire ce que bon lui semble, c’est le miroir de notre société triomphe du moi je…

 

La liste est longue et je ne vais pas vous l’infliger  pour m’en tenir au comportement des utilisateurs de trottinettes électriques en libre-service.

 

  • Les parents qui vont conduire à l’école leur gamine ou gamin sans casque à 25 km/h juchés sur les dites trottinettes comment les qualifier ?

 

  • Les parents qui permettent à leur gamine ou gamin de moins de 1516 ans d’avoir accès à une trottinette électrique en les inscrivant via leur carte bancaire comment les qualifier ?

 

  • Les adultes qui roulent comme des dingos, n’importe où, qui grillent les feux tricolores, moi je me fous qu’ils mettent leur vie en danger, c’est leur problème, mais l’ancien usager de béquilles que je suis leur dit vous êtes des assassins en puissance.

 

  • L’abandon de trottinettes n’importe où, tout comme d’ailleurs le stationnement des gros scooters sur les trottoirs, c’est sans aucun doute la faute de madame Hidalgo.
  •  

Le vivre ensemble est, dans cette histoire d’occupation de la chaussée, l’enjeu.

 

Que les pouvoirs publics mettent en œuvre les structures adéquates pour que la ville respire, que l’on puisse s’y déplacer en toute sécurité, surtout les enfants que l’on est obligé de surveiller comme du lait sur le feu tant on a peur qu’ils se fassent écrabouiller par des débiles à casquette ou des bobos en basket, que cesse c’est la faute à, y’a ka faukon, l’exemple vient du nord ayons l’humilité de nous y intéresser.

Berlin : pas de panique, les trottinettes débarquent !

 

Le premier accident mortel impliquant une trottinette électrique à Paris refroidira sans doute l'enthousiasme des Berlinois, qui s'apprêtent à accueillir très bientôt ces nouveaux engins dans les rues de leur ville. En Allemagne, les opérateurs sont déjà dans les starting-blocks et le signal du départ est imminent.

 

Mais contrairement aux Français, les Allemands ont fait les choses dans le bon ordre : d'abord un vif débat et la mise en place d'une réglementation pour encadrer strictement l'utilisation des trottinettes électriques. Ensuite seulement elles seront déployées dans les rues. Première mesure obligatoire : les opérateurs doivent obtenir une autorisation avant de pouvoir mettre leurs engins en circulation. Une centaine d'opérateurs ont déposé une demande dans l'ensemble de l'Allemagne, huit à Berlin. Prix estimé de la location : 15 cents la minute.

 

À la mi-mai, le Bundesrat, la Chambre basse allemande, a adopté un décret limitant la vitesse à 20 km/h et fixé à 14 ans l'âge minimum pour les utilisateurs. Les locataires et les propriétaires de trottinettes électriques ne seront pas obligés de porter un casque, le permis de conduire ne sera pas requis, mais ils devront être assurés. Un autocollant bien visible posé sur le véhicule faisant foi. Ils pourront emporter gratuitement leur trottinette électrique dans le métro et le train, à condition de la replier ou de la ranger sous leur siège. Ils n'auront pas le droit de circuler sur les trottoirs (pourtant beaucoup plus larges à Berlin qu'à Paris) et devront obligatoirement emprunter les couloirs à vélo, dont le réseau est très étendu, contrairement à Paris.

 

Partager le bitume

 

Les Berlinois redoutent par-dessus tout la loi de la jungle dans leur ville où les cyclistes (très nombreux) se livrent déjà une bataille acharnée avec les automobilistes. Injures, bras de fer, hurlements… cette rivalité domine les rues berlinoises. Et cela ne risque pas de s'arranger avec l'arrivée de ces nouveaux engins sur les pistes cyclables déjà très fréquentées. Avant même leur arrivée, les partisans du vélo sont déjà remontés contre les nouveaux venus qui risquent de provoquer de nouveaux accidents.

 

Entre la nécessité d'inventer de nouveaux modes de transport urbain écologiques et la sécurité routière, les Allemands sont tiraillés. Ils sont nombreux à refuser que leurs villes se transforment en parcs d'attractions avec des tas de petites machines rigolotes qui détalent dans tous les coins : trottinettes électriques, mais aussi gyropodes et monoroues, skateboard et autres planches à roulettes. Silencieuses, non polluantes, pratiques, les trottinettes ont toutes les qualités du produit écolo conforme, mais elles sèment aussi la panique. À Berlin, un vélo peint en blanc et entouré de gerbes de fleurs marque souvent les endroits où des accidents mortels ont eu lieu. À quand la première trottinette peinte en blanc posée comme un mausolée à un croisement berlinois ? se demandent les Berlinois après l'accident à Paris.

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commentaires

pax 16/06/2019 11:48

Tous responsables, tous !
C’est trop facile de rejeter ,sur les pouvoirs public, les responsabilités de ce que nous serions collectivement capables de réduire à défaut de le supprimer, Ils ont déjà bien assez à faire avec leur impuissance * es qualité pour qu’en plus on les charge de régler des problèmes, mineurs certes, mais qui gâchent la vie quotidienne.
Gandhi était intarissable à ce sujet :
- Si tu veux changer le monde commence par toi même.
- Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous.
- Vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde.
- Notre pouvoir ne réside pas dans notre capacité à refaire le monde, mais dans notre habileté à nous recréer nous-même.
Etc. etc. …
Y a du boulot non ?
Je me souviens d’une phrase que Woody Allen a mis dans la bouche d’un de ses personnages à propos des wc publics « On a mis des robinets automatiques car ils étaient incapables d’appuyer sur le bouton de l’urinoir ! » (de mémoire)

* Dans « Toujours plus Grasset », Grasset 1984 François de Closets évoque le sort des mineurs de glaise dans le Bassin de Provins :
« « Le travail est épouvantable : « Les glaisiers descendent au fond d’un puits, à quelques dizaines de mètres sous terre, par une benne rudimentaire qui sert aussi à remonter les wagonnets d’argile. Pour rejoindre leurs postes de travail, ils marchent courbés, dans des galeries boisées de plusieurs kilomètres, en enjambant les étais, les fondrières, les flaques d'eau. Le trajet est si long que le travail continu s'impose. Arrivé à son poste, le mineur s'y installe pour ses huit heures, sans autre arrêt qu’un casse-croûte. Souvent on fait les " trois-huit ". Un marteau-bêche d'une vingtaine de kilos qu'on doit tenir à bout de bras arrache les mottes de glaise.
« Dans l'air humide, les torses nus ruissellent de sueur. Les glaisiers abattent l'argile, la chargent sur les " berlines ", boisent les galeries dans le bruit assourdissant des marteaux pneumatiques, répercuté par les boyaux souterrains [...].
« Les accidents ne sont pas rares : déraillement d’un convoi de wagonnets pleins de glaise, qui s'emballent dans une galerie en pente et percutent des mineurs ; asphyxie par échappement de méthane ; coups de grisou, brusque affaissement des boisages. De temps à autre, une poche d’eau crève et déferle en cataractes dans les galeries. »
Dès cinquante ans, la plupart des glaisiers sont perclus de rhumatismes et atteints de silicose. Peyrefitte apporte une précision qui ne trompe pas : « Depuis le début des années 60, aucun des mineurs de charbon reconvertis dans une mine de glaise, après fermeture de leur houillère, n’a tenu plus de quelques semaines, tellement ils trouvent les conditions de travail plus pénibles. »
Ainsi, en cette seconde moitié du XXe siècle, des mineurs français travaillent encore dans les conditions des héros de Germinal, alors que, partout ailleurs, les techniques modernes ont diminué la peine des hommes au fond des mines.
A la Libération, les mineurs ont donc obtenu un statut qui leur assure, notamment, la retraite à cinquante ans. C'était vrai pour les mineurs de charbon, de fer. Pas pour les glaisiers. Ils étaient des ouvriers comme les autres qui partaient en retraite à soixante- cinq ans. La raison officielle de cette anomalie était purement administrative. La notion juridique de « mine » est limitée à des matériaux comme le charbon, le fer, le gaz, certains métaux. La glaise fait partie des matériaux que l’on exploite dans des « carrières ». Ainsi la mine de glaise est une carrière tandis que les mines de charbon à ciel ouvert de Provence sont, comme vous l'avez compris, des mines et non des carrières. Les glaisiers étaient donc des ouvriers. Pas des mineurs. »
Alain Peyrefitte, Maire de Provins pendant 32 ans , député, sénateur mais surtout, proche collaborateur du Général de Gaulle puis ministre à plusieurs reprises, attire l’attention du Général sur le sort particulièrement pénible de ses concitoyens. Il fait donner les violons : « Pensez mon Général, vous roulez sur ces mines à chaque fois que vous vous rendez à Colombey » Le Général se laisse convaincre d’autant que leur fréquentation très régulière
ne permettait pas que l’intervention demandée soit enterrée.
Malgré donc l’intervention directe et personnelle de la plus haute personnalité de l’état rien ne changea. Ce n’est qu’en 1975 que les mines fermèrent. Depuis la glaise est extraite à ciel ouvert.

JACQUES BERTHOMEAU 16/06/2019 11:57

ça vaudrait une chronique sur les glaisiers

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