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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 07:00
Le «black bloc» n’est ni 1 parti, ni 1 syndicat, n’a aucune existence légale, ni chaîne de commandement, ni unité de direction, c’est 1 agrégat, 1 assemblage hétérogène 1 réunion éphémère

Je suis frappé par l’amateurisme de certains journalistes qui présentent les « black bloc » comme une sorte d’armée de l’ombre, des commandos bien organisés de l’ultragauche, des casseurs politisés fer de lance d’une Révolution violente…

 

Alors, face à ces guerriers encagoulés, vêtus de noir, le bon peuple et certains politiques opportunistes proclament « y’a qu’à les encercler, les appréhender, les menotter, les foutre au trou pour les juger… »

 

Simple comme la bataille d’Alger pour les rues de Paris, Nantes, Toulouse… où les rizières du Vietnam pour les ZAD de Sivens ou de Notre Dame des Landes...

 

Éric Delbecque écrit dans Les Ingouvernables (voir plus bas) :

 

 

Un black bloc ne constitue pas une organisation internationale permanente aux multiples sections nationales. Le concevoir comme une espèce de pyramide  bureaucratique n’a aucun sens. Expression de l’âge des réseaux, on un agrégat, c’est-à-dire un assemblage hétérogène ou »doit l’appréhender comme une tactique, un mode  d’action collective visant à manœuvrer en groupe à l’intérieur d’une manifestation (la technique dite du « coucou », cet oiseau qui pond dans le nid des autres), chacun des « combattants » gardant son anonymat grâce à un masque et des vêtements noirs. Par conséquent, les journalistes commettent un abus de langage lorsqu’ils évoquent le « mouvement des black bloc » ou rendent comptent de leur action en les considérant – explicitement ou inconsciemment – comme une structure dotée de chefs, d’une hiérarchie, de directives élaborées en amont et de projets stratégiques.

 

Répétons-le : les vêtements, la capuche et le masque noirs visent évidemment l’anonymat et le repli rapide et efficace, furtif, dans la masse du black bloc. Emportant et cachant tout leur attirail dans leur sac à dos, ils se changent en plein milieu de l’évènement et enfilent de nouveau leurs « habits civils » lorsqu’ils doivent évacuer. Ce sont des « kidnappeurs de manifestations », pour reprendre la formule d’Alain Bauer. Ils surfent sur le rassemblement, qui n’est finalement pour eux qu’un prétexte. Au moment de la manif, le travail d’identification immédiat des policiers devient impossible ; ensuite, aucune surveillance a posteriori n’est envisageable puisque les forces de l’ordre et les médias ne disposent pas d’images exploitables.

 

En fin d’action, les blacks soldiers se dispersent, changent de vêtements, retirent leurs masques et s’éloignent incognito en se mêlant à la foule. Cela même que prône le Comité Invisible dans L’insurrection qui vient : « Quand les gauchistes de tous pays ne cessent de « visibiliser » leur cause – qui celle des clochards, qui celle des femmes, qui celle des sans-papiers – dans l’espoir qu’elle soit prise en charge, ils font l’exact contraire de ce qu’il faudrait faire. » Il faut cultiver l’anonymat, la conspiration, « l’action nocturne ou cagoulée », sans leader, sans revendication et sans organisation visible…  

 

Black blocs : définition, histoire récente (1999-2019), et objectifs apparemment poursuivis

Écrit par Bryan MULLER, doctorant contractuel chargé d'enseignement en Histoire contemporaine, Université de Lorraine, et Hugo MELCHIOR, doctorant en histoire politique contemporaine, Université Rennes 2,

(5 Mai 2019)

 

Héritage contemporain du mouvement autonome implanté en ex-RFA dans les années 1980 et qui souhaitait défendre les « lieux de vie collectifs » contre les irruptions policières jugées illégitimes, le « black bloc » est devenu un acteur politique remarqué à l’échelle internationale, et par là même un mode opératoire imitable et universalisable, à partir de 1999, lors du contre-sommet de l’OMC à Seattle.

 

Un cortège de militants révolutionnaires habillés en  noir susceptibles de  recourir à  l’action directe

 

Ni parti, ni syndicat, n’ayant aucune existence légale et résultant de la réunion éphémère d’un certain nombre d’acteurs politiques ne se connaissant pas nécessairement en amont, mais qui sont issus des rangs de l’extrême-gauche « extra-parlementaire, anti-capitaliste et antifasciste » : un black-bloc pourrait se définir comme une forme d’action et d’apparition collective non conventionnelle de militants révolutionnaires habillés en noir dans le cadre d’une manifestation de rue. Autrement dit, comme un « cortège révolutionnaire d’action directe » ou, pour le dire encore d’une autre façon, « un cortège de militants révolutionnaires habillés en noir susceptibles de recourir à l’action directe ».

 

Ceux qui décident d’agir en commun en se regroupant momentanément dans l’espace public pour former un « black bloc » sont, le plus souvent, partie prenante de « groupes d’affinités » qui s’inscrivent eux-mêmes dans ce que l’on désigne de façon générique sous le nom de « mouvance autonome ».

 

Ils peuvent être également sans attache partisane, ni enchâssés dans des réseaux de connivences affectives et ainsi venir se greffer à la faveur de la constitution d’un black bloc à des groupes déjà constitués en nouant des relations amicales sur le tas. Enfin, ils peuvent – même si c’est moins commun – appartenir à des organisations légales évoluant dans le champ politique radical, qu’elles soient d’obédiences anarchistes, communistes libertaires ou marxistes-léninistes. Ces derniers, décidant de contribuer à la formation et à la mise en mouvement d’un cortège de type black bloc, viennent de leur propre chef et agissent en leur nom propre, c’est-à-dire qu’ils n’engagent pas leur organisation.

 

Ni chaîne de commandement, ni  unité de  direction

 

De ce point de vue, loin d’être monolithique, un black bloc est d’abord un agrégat, c’est-à-dire un assemblage hétérogène d’éléments qui adhèrent solidement entre eux et qui développent en réaction une puissance d’agir dans l’espace public à la vue de tous, et notamment des médias.

 

Par-delà leur relative diversité, les participants à un black bloc ont des dénominateurs communs qui leur donnent la possibilité d’agir ensemble. Outre la critique radicale de l’ordre des choses existant, l’intégration du recours à la violence physique dans le répertoire d’action, au risque d’être réprimé par les institutions coercitives – que ce soit la police et la justice –, il y a aussi le fait d’apparaître tout de noir vêtu et de s’encagouler de façon à demeurer anonymes aux yeux des autorités et des médias.

 

Cela leur permet de se rendre collectivement le plus remarquable dans l’espace public, tout en affirmant un refus des hiérarchies et des figures de leaders. Ainsi, n’étant la courroie de transmission d’aucune organisation politique et n’ayant aucun lien organique avec un quelconque syndicat, le black bloc est-il un cortège se voulant à la fois inclusif et autonome. C’est-à-dire que n’importe quel militant révolutionnaire peut venir prendre part à ce cortège non orthodoxe qui ne dépend de personne en particulier.

 

En l’absence de chaîne de commandement et d’unité de direction officielles et identifiables, les membres d’un black bloc peuvent autant décider de manifester seulement pacifiquement avec des banderoles renforcées et des drapeaux servant à publiciser leurs aspirations communes que de recourir, parallèlement, à des modes d’action illégaux qui relèvent de la « propagande par le fait non insurrectionnel » au sens qu’ils ne sont pas mortifères – contrairement à ce qui pouvait se donner à voir en Russie tsariste ou en France à la fin du XIX siècle.

 

Ces militants usant de la violence physique n’ont, d’ailleurs, pas la prétention que leurs dégradations et/ou leurs interactions violentes avec les forces de l’ordre puissent servir de levier pour permettre une montée impétueuse des masses subalternes ou engendrer un tel cycle de répression de la part du pouvoir d’État qu’il arracherait le peuple de sa torpeur, de son atonie sociale.

 

La revendication du rôle incontournable de  la  « violence révolutionnaire »

 

Recourir à l’émeute politique, c’est une façon d’exprimer publiquement sa tolérance, sinon son appétence, à l’endroit de la violence en politique. C’est revendiquer le rôle incontournable de la « violence révolutionnaire » dans un processus de recomposition générale des rapports sociaux au travail et en société. C’est récuser pratiquement le « pacifisme intégral » comme guide pour l’action collective, tout en affirmant que les procédures électorales ne sauraient constituer a priori une modalité d’accès au pouvoir envisageable pour des militants révolutionnaires.

 

Ces derniers doivent envisager a contrario

 

  • soit une stratégie révolutionnaire de conquête du pouvoir d’État par l’avènement d’une situation de dualité du pouvoir (grève générale insurrectionnelle, guerre populaire prolongée) ;

 

  • soit une politique visant à multiplier à l’échelle du territoire national des isolats, c’est-à-dire des « zones autonomes » émancipées du « règne de la marchandise » devant permettre de vivre le futur post-capitaliste dès à présent.

 

Automatiquement, en agissant de la sorte, ces militants révolutionnaires assument une forme d’insubordination par rapport à la loi en vigueur, consentent à se positionner en marge de la légalité. Toutefois, contrairement aux discours fantasmagoriques de certains commentateurs ou ceux émanant des services de renseignement, il n’est pas question pour ces militants, ayant momentanément recours à des modes d’action relevant de la « délinquance politique » du fait qu’ils transgressent des normes juridiques, de s’abandonner à une quelconque dérive militariste/brigadiste.

 

Le rejet de la lutte armée

 

En effet, aucun groupe ou réseau révolutionnaire connu à ce jour ne prône publiquement un recours à la lutte armée clandestine, et donc le maintien prolongé dans l’illégalité, dans nos sociétés démocratiques et libérales, l’enlèvement de personnes assumant des fonctions électives ou encore l’assassinat ou la mutilation de décideurs économiques.

 

De même, en ce qui concerne les militants formant des « black blocs », il est notable qu’ils ne viennent jamais en manifestation avec des armes à feu avec l’intention de causer la mort d’un ou de plusieurs policiers, mais avec un outillage composé exclusivement d’armes par destination (pierres, bouteilles, feu d’artifice…) qui sont, certes, susceptibles de provoquer des blessures plus ou moins sérieuses chez les fonctionnaires, mais qui demeurent néanmoins de faible intensité.

 

Outre les considérations morales et éthiques, outre le refus pour ces militants de risquer de sacrifier 20 ou 30 ans de liberté sur l’autel d’un engagement politique qui ne se veut en définitive ni total, ni absolu, il n’est pas question de recourir à la lutte armée du fait de l’échec historique de la stratégie des groupes ayant eu recours en Europe (dans des contextes politiques dissemblables) à la « violence révolutionnaire armée ».

 

Ainsi, si le Comité invisible fait l’apologie de l’émeute dans son dernier opuscule Maintenant, en tant qu’expérience collective sensorielle et émotionnelle au-dessus de l’ordinaire, son propos apparaît sans commune mesure avec celui tenu par la Ligue communiste au début des années 1970 qui défendait la nécessité « d’armer les masses du désir de s’armer » dans le cadre de « l’autodéfense ouvrière » et dans la perspective d’une conquête révolutionnaire du pouvoir d’État. Sans même parler du « Mai-rampant » italien et de ces dizaines d’organisations révolutionnaires ayant assumé une militarisation de leurs modes d’action dans le contexte politique de l’Italie des années 1968, celui « d’une guerre civile de basse intensité ».

 

Marquer l’ennemi au fer rouge

 

Dans le cadre d’un black bloc, il s’agit essentiellement pour ces membres de marquer l’ennemi au fer rouge, autrement dit de commettre des actes de déprédation à l’endroit de ce qui est identifié comme des cibles politiques – que ce soient les symboles de « l’État de classe » (commissariats de police, casernes de gendarmerie, véhicules des forces de l’ordre), du « mode de production capitaliste » (banques, assurances, agences immobilières, boutiques de luxe), de la démesure consumériste et « bourgeoise ». C’est-à-dire tout ce qui incarne, aux yeux de ces militants révolutionnaires, le « règne de la marchandise » et celui de la propriété privée et lucrative.

 

En parallèle, il s’agit d’assumer des interactions violentes avec les forces de l’ordre chargées de protéger le « statu quo pro-capitaliste », l’ordre usinier, et de façon générale la structure normative de la société que ces militants révolutionnaires voudraient abolir à terme.

 

Même si aucune victoire « militaire » n’est évidemment pensable du fait d’un rapport de forces totalement et définitivement asymétrique, les agents du maintien de l’ordre sont des cibles, car ils se situent à l’interface entre eux et les décideurs politiques et économiques introuvables et inatteignables le temps de la manifestation de rue. Aussi, s’en prendre physiquement à eux, c’est essayer d’atteindre – par personne interposée – les différentes formes de gouvernances jugées illégitimes se dissimulant derrière.

 

Par ailleurs, leur violence collective, qui demeure en France en permanence contenue et auto-limitée, se présente comme une violence ciblée et différenciée, mais aussi comme une réponse aux violences sociales, économiques et autres destructions environnementales. Elle se définit comme une contre-violence politique, comme l’expression de la légitime défense auxquels auraient le droit de recourir à un moment donné « les dominés », « les exploités », « les opprimés » et, plus largement, celles et ceux qui souhaiteraient que les sociétés modernes ne soient plus régies par « la morale de l’intérêt privé » et « la concurrence des égoïsmes » pour reprendre les expressions chères au philosophe Alain Badiou.

 

Dès lors, la réalité de cette violence militante sera toujours perçue et présentée par ses acteurs comme inversement proportionnelle aux multiples formes de violences structurelles d’un « système capitaliste autophage », pour reprendre l’expression d’Anselm Jappe.

 

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Article publié sur The Conversation : ICI 

 

(Mis en ligne le 5 Mai 2019)

 

Suis en train de lire Les ingouvernables : de l'extrême gauche utopiste à l'ultragauche violente, plongée dans une France méconnue, d'Éric Delbecque, éditions Grasset, 352 pages, 20,9 euros.

 

 

Expert reconnu en sécurité intérieure, responsable après les attentats de janvier 2015 de la sécurité de Charlie Hebdo, Éric Delbecque publie aujourd'hui un essai consacré à la montée des violences au sein des mouvements sociaux récents. À ses yeux, la multiplication des affrontements armés entre groupuscules d'extrême gauche et forces de l'ordre ne résulte pas du hasard, mais s'inscrit, au contraire, dans le cadre d'un projet pensé. Un projet qui vise à déstabiliser le système capitaliste occidental et qui menace, selon lui, d'ébranler les fondements du système démocratique et, par voie de conséquence, la stabilité de notre République. Pour l'auteur, docteur en histoire contemporaine et ayant enseigné dans différentes grandes écoles (École nationale d'administration, École nationale de la magistrature...), par ailleurs colonel de la réserve citoyenne de la gendarmerie, les plus hautes autorités de l'État n'ont pas vraiment pris la mesure du danger durant plusieurs décennies. Son livre, un brin alarmiste, fera sans doute bondir dans les rangs de La France insoumise. Éric Delbecque assure ne pas vouloir faire polémique mais seulement « amener celles et ceux qui pourraient être tentés par l'idéologie nihiliste de ces mouvements contestataires à prendre la mesure du chaos qu'ils contribuent à créer ».

 

  • Le Point : Vous avez écrit votre ouvrage bien avant la crise des Gilets jaunes. Mais son sujet entre étonnamment en résonnance avec l'agitation sociale que nous venons de vivre. Est-ce à dire que vous sentiez monter un climat insurrectionnel depuis plusieurs mois ?

 

  • Éric Delbecque : Il faudrait être aveugle pour ne pas avoir vu venir ce mouvement. Depuis le sommet de l'Organisation mondiale du commerce à Seattle, en novembre 1999, au cours duquel étaient apparus au grand jour les premiers Black Blocs, les manifestations anticapitalistes sont de plus en plus souvent violentes. Il y a eu des affrontements très rudes à Gênes en juillet 2001, à Évian en 2003, en marge du G8 et à Toronto, en 2010, au moment du G20. L'ambition des manifestants était claire en chacune de ces occasions : ils ne voulaient pas seulement défiler en criant des slogans de protestation. Ils voulaient perturber les meetings, interrompre les discussions entre chefs d'État (comme à Strasbourg en 2009, lors d'une réunion de l'Otan). En un mot, influer directement sur la marche du monde.

 

  • Ne caricaturez-vous pas ces mouvements de contestation sociale? Après tout, il y a aussi eu beaucoup de manifestations sans heurts. La suite ICI

 

À suivre lecture du roman d’Elsa Marpeau Black Blocs Gallimard série Noire plutôt démoli par les critiques :

 

 

  • Pas convaincu par les Black Blocs ICI  

 

 

  • ELSA MARPEAU: Black blocs (série noire 2012) ICI 

 

Le Comité Invisible revient : “Maintenant”, une injonction à vivre

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commentaires

pax 19/05/2019 09:14

Voilà un phénomène aussi curieux que celui « de la drogue » qui illustre l’apparente impuissance de nos dirigeants à contrer 2 problèmes aux quels ils prétendent « mettre tout en œuvre et monopoliser tous * les moyens» pour trouver une solution. Pour la drogue, il y a longtemps, pour peu qu’on s’intéresse au sujet, qu’on a compris qu’il s’agit d’une matière première comme le pétrole, par exemple. A ce titre elle doit être abordée comme telle et l’on doit admettre que c’est naturellement qu’elle fait partie des données de l’économie mondiale. Cela, avec le même cynisme qui veut ou voudrait que soit intégré au PIB d’un pays, les revenus supposés de la délinquance. Dés lors à quoi ces simagrées de lutte ? Ne serait il pas
Temps, là comme ailleurs, de ce poser du type et si on essayait ça, plutôt que de continuer, à l’évidence à fonds perdus, de justifier une action inefficace que ne sauraient masquer les importantes saisies qui n’ont pour origine, la plus part du temps à des dénonciations de trafiquants : Il s’agit de faire remonter les cours ou d’éliminer une bande rivale.
En ce qui concerne la réunion de l’OTAN à Strasbourg en 2009, j’avais cru comprendre que le phénomène Black Bloc, à défaut de pouvoir être éradiqué, pouvais être circonvenu. La tactique employée, du moins à Strasbourg, était celle de l’éloignement. De les contraindre, en ne leur interdisant tout autre accès à se retrouver en un lieu choisi par les autorités et là, leur laisser la bride sur le coup. A Strasbourg, ce fut , fort éloigné et du centre ville et des lieux de rencontre le port du Rhin coté habitation ( des HLM ! dans ce quartier ancien et excentré par ailleurs voué à un important plan de rénovation urbaine ),. Résultat, un hôtel de plusieurs étages, dont j’avais estimé la valeur quelques années au par avant, entièrement ravagé par le feu et qui ne sera jamais reconstruit)
Aujourd’hui ,à la lumière des faits récents, il en va tout autrement. On peut légitimement se demander ce « que fait la police ? » Il y a t’il un véritable engagement politique à se saisir de ce problème ? Outre les récurrents et consubstantiels à la fonction, manque de moyen on peu douter de l’efficacité des moyens de substitutions mis en place pour palier ce manque de moyen. En matière de police croire qu’avec l’avènement de l’informatique, le cul sur sa chaise on va régler tous les problèmes. On oublie qu’en la matière il s’agit avant tout de l’humain et que ce n’est qu’avec de l’humain qu’on avancera. Pour l’avoir oublier, les américains , toujours en avance d’une guerre, ont payé le prix : le 11 septembre. En effet, quel programme informatique, aussi sophistiqué soit il, pouvait s’étonner que dans des écoles de pilotage, des « étrangers » ne s’intéressent pas à la formation atterrissage ? **Seule l’action de terrain, type RG, l’infiltration et autres sont plus certainement capables de recueillir ce type d’information .
J’arrête de jouer au « Petit Alain Bauer pour les nuls » le personnage malgré son assurance et son arrogance étant plus souvent risible qu’il ne le voudrait. Je vais me plonger dans la littérature proposée par mon documentaliste chef et j’espère écrire moins de c…. la prochaine fois.
* « Il y en auraient ils d’autres ? » comme ironisait le commandant du Corps des Marines
Nathan R. Jessep en réponse à son interrogateur (Jack Nicholson dans le film Les hommes d’honneur )

** je suis incapable d’assurer que cette anecdote n’est pas une blague de journaliste mais elle illustre parfaitement, ce que d’autres sources avancent et ne cessent de dénoncer.

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