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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 06:00
Se donner des verges pour se faire fouetter : défendre les boissons aromatisées à base de vin qui sont du mauvais vin saucés au chimique

Comment peut-on dans le même mouvement se gargariser matin et soir de notre belle civilisation du vin, produit de culture, d’échange, de convivialité et, par en-dessous, en détournant le regard,  en se pinçant le nez, défendre, et parfois promouvoir, le rosé pamplemousse ?

 

C’est se tirer une balle dans le pied, se donner des verges pour se faire fouetter par ceux qui, à juste raison, se préoccupent de la santé des jeunes.

 

Dans la vie il faut savoir choisir, ne pas, sous le prétexte que dans les fameuses BABV, il y a du vin, agir au Parlement pour les exonérer d’une fiscalité efficace.

 

« En octobre 2018, lors de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, la députée Audrey Dufeu-Schubert (LRM, Loire-Atlantique) présentait un amendement visant à aligner la taxation des vins aromatisés sur celle des prémix. Une mesure connue pour son efficacité en termes de santé publique. En 1997, la taxe prémix appliquée aux mélanges d’alcools forts avec des sodas ou des jus de fruit avait entraîné un effondrement des ventes, passées de 950 000 litres à moins de 10 000 litres en un an, d’après l’agence Santé publique France.

« Hostile à toute taxe », selon ses propres mots, la filière a œuvré contre l’amendement.

 

Désolé, certes la base c’est du vin, mais du mauvais vin additionné d’arômes qui n’ont rien de naturels. Le plus drôle, si je puis l’écrire, c’est que ces vins à bas prix viendront majoritairement d’Espagne.

 

Bref, ne comptez-pas sur moi pour monter au créneau, cette fois-ci, pour vous défendre  face à l’offensive des hygiénistes et des prohibitionnistes.

 

Vous êtes à côté de la plaque !

 

Le Monde nous gratifie donc de 2 articles :

 

  1. Le lobby du vin à la conquête des jeunes

 

Le marketing du secteur viticole cible désormais les générations « Y » et même « Z ».

 

« Dans mon imaginaire, le vin, ça représente de l’alcool bu par les vieux. » Cette réplique fuse dans un documentaire projeté à la Cité du vin de Bordeaux fin mars, lauréat d’un Prix génération Y – Vin & société que décerne la filière vitivinicole. Elle synthétise le tourment de tout le secteur : comment, au pays des grands crus et de la verbosité œnologique, transformer le vin, cet alcool de « daron », en un produit cool ?

 

Pour le lobby du vin, harponner la jeunesse est devenu une priorité. Soumis à une concurrence internationale moins engoncée dans la culture terroir qu’en France, le secteur est contraint de s’intéresser de près à la génération Y, ou millenials. Ces noms de code marketing désignent les jeunes qui, nés entre 1980 et l’an 2000, ont grandi smartphone et souris entre les mains et ne recrachent pas le vin après l’avoir goûté.

 

La suite ICI 

 

  1. L’alcool et les jeunes, un cocktail à risques par Sandrine Cabut et Pascale Santi

 

Les « bitures express » se banalisent chez les jeunes. Face à l’offensive des alcooliers pour séduire les générations Y et Z, la prévention est un enjeu essentiel, soulignent les addictologues.

 

« J’ai arrêté mes études car il n’était plus possible d’emmagasiner des connaissances alors que mon cerveau baignait dans l’alcool », analyse Dany. C’était il y a quatre ans, et elle venait d’intégrer une école de commerce. Désormais abstinente depuis cinq mois pour l’alcool, deux pour le cannabis, cette jeune femme de 23 ans témoigne pour en aider d’autres. « L’alcool est trop accessible pour les jeunes, il faut tomber dedans et s’en sortir pour prendre conscience des pièges », résume-t-elle.

 

A l’adolescence, dans les soirées entre amis, Dany était toujours celle qui buvait plus, et plus vite que les autres. Mais c’est après une opération du genou qu’elle va « plonger ». Immobilisée au domicile parental, un peu isolée, avec des douleurs contre lesquelles les médecins ne l’avaient pas mise en garde, elle passe de l’alcool festif à l’alcool médicament. La journée, elle « tient » avec du cannabis. La nuit, elle se relève pour boire. Progressivement, sa consommation quotidienne atteint des niveaux impressionnants (quatre litres de bière, plus de la vodka, et des dizaines de joints), elle ne s’alimente presque plus. « Mon père ne dormait pas pour me ramasser par terre, moi j’étais dans le déni », raconte Dany.

 

Un jour, invitée à un mariage, elle décide de rester sobre vingt-quatre heures pour mieux profiter de la fête. Elle fait une crise d’épilepsie, une complication connue en début de sevrage, mais rare à son âge. « Ça a été un signal, j’ai réalisé que je ne m’en sortirais pas sans hospitalisation », poursuit-elle. A son arrivée dans le service d’addictologie de l’hôpital Paul-Brousse (AP-HP, Villejuif), il y a un an, son état physique est préoccupant, avec des déficits en vitamines, un foie stéatosique (gras) à l’échographie, des tests cognitifs (mémoire…) perturbés. « Les grosses consommations, ça rend con. Il faut environ un an pour que le cerveau refonctionne normalement, ce qui me donne un objectif », sourit Dany, qui dit commencer à retrouver « une vie normale ».

 

La suite ICI 

 

C’est réservé aux abonnés mais je peux vous faire parvenir la version intégrale.

 

Comme on le disait chez nous : et voilà le travail !

 

Résultat de recherche d'images pour "boisson aromatisée à base de vin photos"

Règlement (CEE) N 1601/91 DU CONSEIL du 10 juin 1991 établissant les règles générales relatives à la définition, à la désignation et à la présentation des vins aromatisés, des boissons aromatisées à base de vin et des cocktails aromatisés de produits viti-vinicoles

 

considérant que, à l'heure actuelle, aucune disposition communautaire spécifique ne vise les vins aromatisés, les boissons aromatisées à base de vin et les cocktails aromatisés de produits viti-vinicoles, ci-après dénommés boissons aromatisées notamment en ce qui concerne la définition de ces boissons et les prescriptions relatives à leur désignation et à leur présentation; que, compte tenu de l'importance économique de ces boissons, l'adoption de dispositions communes dans ce domaine s'impose afin de contribuer au fonctionnement du marché commun;

 

considérant que ces boissons aromatisées constituent un débouché important pour l'agriculture communautaire; que ce débouché est, en grande partie, à la renommée que certaines de ces boissons ont conquise dans la Communauté et sur le marché mondial; que cette renommée est liée au niveau qualitatif des boissons en question; qu'il convient donc, pour maintenir ce débouché, de maintenir un certain niveau qualitatif pour les boissons en question; que la manière appropriée de maintenir ce niveau qualitatif est de définir les boissons en tenant compte des usages traditionnels qui sont à la base de cette réputation; que, en outre, il convient de réserver l'emploi des termes ainsi définis à des boissons dont le niveau qualitatif correspond à celui des boissons traditionnelles afin d'éviter que ces termes ne soient dévalorisés;

 

considérant qu'il convient de prévoir un cadre approprié pour les boissons aromatisées constituées majoritairement par du vin ou des mouts, tout en permettant l'évolution et l'innovation pour ces boissons; que cet objectif peut plus facilement être atteint par la création de trois catégories de boissons selon leur teneur en vin, leur titre alcoométrique et selon qu'elles ont fait l'objet d'une addition d'alcool ou pas;

 

considérant qu'il convient que le droit communautaire réserve à certains territoires l'usage de mentions géographiques s'y référant dans la mesure ou, parmi les phases du processus de production, celles du stade de la production du produit fini, au cours duquel celui-ci acquiert son caractère et ses qualités définitives, se sont déroulées dans la zone géographique en question;

 

considérant que le moyen normal et habituel d'informer le consommateur est de porter sur l'étiquette un certain nombre de mentions; que les boissons aromatisées sont soumises, en ce qui concerne leur étiquetage, aux règles générales établies par la directive 79/112/CEE du Conseil, du 18 décembre 1978, relative au rapprochement des législations des états membres concernant l'étiquetage et la présentation des denrées alimentaires destinées au consommateur final ainsi que la publicité faite à leur égard4, modifiée en dernier lieu par la directive 89/395/CEE5; que, compte tenu de la nature des boissons en cause, il convient, pour mieux informer le consommateur, d'arrêter des dispositions complémentaires à ces règles générales;

 

considérant que, dans l'esprit du consommateur, la réputation de certaines boissons aromatisées est étroitement liée à une provenance traditionnelle; que, afin d'assurer une information appropriée du consommateur et pour tenir compte de ces cas spécifiques, il convient de rendre obligatoire l'indication de la provenance au cas ou la boisson ne provient pas de la région traditionnelle de production;

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commentaires

pax 19/04/2019 07:12

Pas de commentaire aujourd'hui Vendredi Saint. Le P'tit vernis va jouir paisiblement de ce jour de congé ( ensoleillé promet la météo) , propre à sa région. Vous savez l'Alsace ? Cette région véritable point aveugle de la géographie de la France pour beaucoup de Français qui l’ignore ou la méconnaisse au point qu’on peut entendre plusieurs fois par an par ceux qui causent dans le poste que Strasbourg est en Allemagne ! « Que notre Alsace est belle, avec ses frais vallons …. » chantons nous souvent.
Aller, le P’tit vernis retourne ce coucher. Lalalère…lalalère…

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