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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 06:00
Ha !  Le Cu, toujours le Cu, peut-on s’en débarrasser, s’en passer ? On tousse bleu, on mouche bleu, on pisse bleu ; tant pis ! Parce que le mildiou à présent peut venir s’il veut…

Le sujet est d’importance alors je verse 3 pièces au dossier plus en bonus une chronique de 2012 :

 

  • L’IFV alerte sur le risque de durcissement de la règlementation

 

  • L’INRA : Peut-on se passer du cuivre en agriculture biologique ?

 

  • Comment dépolluer les vignes saturées de cuivre ?

 

1) Lors du colloque « Comment relever le défi de la transition écologique au vignoble », que l’IFV a organisé à Colmar (Haut-Rhin) le 21 mars, Eric Chantelot a marqué les esprits. Le directeur de l’IFV pôle Rhône Méditerranée et expert Ecophyto national a expliqué qu’il était probable que tous les produits à base de cuivre soient ré-homologués par l’Anses  « avec systématiquement une ZNT de 50 m ». Et de poursuivre « Il est aussi fort probable que l’ensemble des ré-homologations incluent l’obligation du port d’un EPI pour les travailleurs qui interviennent dans les vignes traitées avec du cuivre même au-delà du délai de rentrée et sans limitation de durée, c’est-à-dire jusqu’aux vendanges ». Les réactions dans la salle ont été telles qu’il a eu du mal à poursuivre son intervention.

 

La viticulture bio survivra-t-elle à la baisse des doses de cuivre ?

 

EN ATTENTE D’AVIS DE L’ANSES

 

Suspens sur les modalités de lissage du cuivre au vignoble

 

Tous les cuivres ne pourront pas être utilisés en lissage

 

Et, ce n’est pas tout. Il a aussi précisé qu'il n'était pas certain que l'on puisse faire du lissage avec tous les cuivres. En effet, pour que leur produit puisse permettre un lissage, il faut que les firmes prouvent à l’Anses que celui-ci n’a pas d’effet sur les écosystèmes lorsqu’il est utilisé à plus de 4 kg. « Or il y a très peu d’études qui existent », a indiqué Eric Chantelot. Sachant que les firmes ont jusqu’au 30 mars pour déposer à l’Anses leur dossier de demande de ré-examen de leurs différentes préparations à base de cuivre, on comprend que cela va s’avérer très compliquée pour elles de répondre à cette exigence.

 

La suite :

 

  • Envisager l'avenir sans glyphosate

 

  • Plus de phytos durant la floraison

 

  • Des coûts supplémentaires

 

ICI 

 

2) Peut-on se passer du cuivre en agriculture biologique ?

 

Le cuivre est utilisé en Europe dans la plupart des types d’agricultures pour maîtriser certaines maladies fongiques ou bactériennes et tient une place importante dans la protection des cultures conduites en agriculture biologique. L’usage du cuivre est actuellement homologué dans plus de 50 cas en arboriculture, viticulture, maraîchage ou grandes cultures, avec des formulations autorisées par les cahiers des charges de l’agriculture biologique. Les usages actuels sont particulièrement importants dans les vignobles pour lutter contre le mildiou (Plasmopara viticola), en grandes cultures pour protéger la pomme de terre du mildiou (Phytophtora infestans) et, à un degré un peu moindre, en vergers de pommiers pour contenir la tavelure (Venturia inaequalis). Ces trois pathogènes sont à l’origine de pertes de récolte particulièrement dommageables.

 

Or, des concentrations excédentaires en cuivre ont des effets néfastes sur la croissance et le développement de la plupart des plantes, sur les communautés microbiennes et la faune des sols. Ces effets ont motivé des restrictions réglementaires d'usage (plafonnement des doses applicables par hectare et par an) et même les interdictions de son usage phytosanitaire prononcées par certains pays européens (Pays-Bas, Danemark) qui amènent à s’interroger sur les alternatives actuellement ou potentiellement disponibles pour limiter ou éviter le recours au cuivre.

 

Quelles alternatives au cuivre ?

 

La suite ICI

 

Résultat de recherche d'images pour "photos de la bouillie bordelaise"

 

3) Comment dépolluer les vignes saturées de cuivre ? in La vigne et ses plantes compagnes Léa&Yves Darricau Rouergue

 

Certaines vignes en effet ont reçu maintenant depuis plus d’un siècle des doses souvent trop lourdes de préparation cuivrées, comme la réputée bouillie bordelaise, mélange de chaux éteinte et de sulfate de cuivre, utilisée contre le mildiou depuis 1880. Le cuivre en excès freine le métabolisme de toutes les formes vivantes, champignons, végétaux et animaux… dont les vers de terre, qui, on l’a dit, disparaissent des sols trop pollués. Au même titre que les métaux lourds polluants, le cuivre reste dans les sols, sans en être délogé par le lessivage naturel assuré par les pluies ; il s’y accumule et les stérilise progressivement. On fait le même constat sur les sols d’épandage de rebuts de mines ou d’usines métallurgiques : les teneurs en métaux lourds les rendent stériles pour la flore locale, mais pas complètement car on y voit pousser quelques plantes qui étrangement survivent tout en accumulant des métaux dans leur organisme. La pollution joue un rôle sélectif qui explique la présence de rares plantes dont les habitats sont des îlots dispersés de sols lourdement pollués naturellement (mines affleurantes) ou artificiellement.

 

Autre originalité qui n’a pas échappé aux chercheurs lancés sur la piste de la dépollution par les plantes : certaines résistantes peuvent accumuler les métaux à doses élevée. C’est le cas par exemple de l’Arabette de Haller (Aradopsis halleri), particulièrement étudiée pour sa diversité observée selon les sites européens pollués (source : Ricado J. Stein et al, « Relations are element – specific, environnement – de – emerging model », in New Physilogist, 2016), mais aussi de L’armérie de Haller, (Armeria maritima halleri), de la Pensée calaminaire (Viola calaraminaria), et aussi du Silène humble (Silene vulagaris)…  des plantes métallophytes qui poussent sur les sites pollués par les métaux. Les recherches menées sur le sujet commencent à offrir des résultats pratiques pour ce qui se nomme la phytoremédiation des sols viticoles, et une première proposition brevetée est aujourd’hui expérimentée, basée sur une sélection de plantes qui vont récupérer le cuivre du sol, le concentrer er le restituer (pour réutilisation !) dans leurs cendres, une fois récoltées.

 

4 juillet 2012

  • On tousse bleu, on mouche bleu, on pisse bleu ; tant pis ! parce que le mildiou à présent peut venir s’il veut, on a de quoi le recevoir…

photosulfate.JPG

 

Bovard a appelé son fils ; à eux deux, ils ont installé devant la maison la grande cuve à sulfate.

 

Bovard donne à son fils un vieux pantalon, une vieille blouse, un vieux chapeau de paille à grandes ailes ; lui-même met un vieux pantalon, une vieille blouse, les plus vieux souliers qu’il ait trouvés. C’est le jour où les Savoyardes sont reparties ; et voilà que son fils va mieux, parce tout va mieux.

 

Son fils ne tousse plus, il a de nouveau bonne mine ; Bovard ne va plus être seul pour les sulfatages qui vont commencer.

 

La suite ICI

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commentaires

pax 28/03/2019 07:14

Et hop, l'actualité nous ramène le marronnier des produits phytosanitaires . Et l'orchestre de faire donner tous ses cuivres. Il va falloir être vigilant pour repérer qui est cul et chemise avec qui. Et vive les lobbies !
Voila un commentaire cucul la praline pour avouer que la mouche du coche n'y comprend rien. Mais comment taire...?

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