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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 06:00
La poule aux œufs d’or de papy Godart est de retour : contre le rouleau compresseur de l’œuf bio achetez de l’authentique ferme des Grands Champs…

Bonne nouvelle, nous avons pu trouver de nouveau des poules aux «œufs d'or» qui font de si jolis œufs à la coquille foncée.

 

C'est signé Etienne Godart qui est le papa de Fleur Godart, la grande-prêtresse de Pur Jus épisode 1 et 2, il élève des volailles dans le Périgord, nourries de céréales locales, en vadrouille dans la nature à partir de 10 semaines, occis à partir de 15 semaines (12 semaines pour les poulets industriels sous label), l’âge étant le facteur primordial pour le goût.

 

Si j’ai qualifié Etienne Godart de papy c’est que dans sa dernière lettre, oui il écrit beaucoup, il informe ses clients que Fleur, le 22 janvier, vient de lui offrir « un petit Odilon de frangin à Isidore. Poids et taille ? Chaiplu, mais tour de tête oui ; 42,5 cm. Mazette ! Bientôt on aura le nombre de doigts et la longueur des jambes ! »  

 

 

Etienne est un producteur militant et ambulant : on le trouve sur les salons et ses bestioles sont vendues sur le marché des Enfants Rouges. On peut aussi les trouver dans des boutiques Papa Sapiens (7e, 17e, 2e), Viande (10e)… Fleur en même temps que ses jus ultra nu fournit la fine fleur des restos qui sont dans la tendance.

 

Etienne est militant, il défend son modèle « Nous avons 1000 poules en code 1 (plein air). Cela peut sembler industriel. En réalité nous sommes minuscules. Les élevages bios de 24 000 poules par ferme se développent. Ça y est, l’industrie s’est organisée pour fournir de l’œuf bio ou autre. Nous sommes désarmés face à ce rouleau compresseur qui avec un bel emballage et des appellations genre « l’œuf de nos campagnes » donnent une fausse idée de la réalité. Privilégiez les producteurs indépendants clairement identifiés. Notre seule défense, c’est la transparence. »

Voici venue l’ère du poulet

Une enquête de la Royal Society britannique nous révèle qu’en quelques décennies, avec l’élevage intensif, les hommes ont totalement modifié la morphologie des poulets d’élevage. Ainsi, leurs fossiles pourraient devenir un marqueur de l’anthropocène.

Par Frédéric Joignot Publié le 26 janvier 2019 

 

Je veux que chaque laboureur de mon royaume puisse mettre la poule au pot le dimanche. » C’est vers 1600 que le bon roi Henri IV (1553-1610) aurait émis ce vœu, signifiant qu’il allait ramener la prospérité en France après plusieurs décennies de ruineuses guerres de Religion. Aujourd’hui, la poule au pot connaît un succès phénoménal… En effet, la France élève chaque année 500 millions de poulets de chair et 47 millions de poules pondeuses, et les Français mangent 26 kilos de poulet par an.

Et le Gallus gallus domesticus est devenu l’oiseau le plus répandu du monde, avec 22,7 milliards de têtes en 2018 – comparativement, les dindes sont 0,3 milliard et les canards 1,1 milliard. En 2016, sur les 70 milliards d’animaux terrestres abattus pour nous nourrir, 66 milliards sont des poulets. Les chercheurs se demandent s’ils ne constituent pas la population d’oiseaux la plus nombreusede l’histoire connue.

Croissance en flèche

Ces chiffres, publiés en décembre 2018 par une vaste ­enquête de la Royal Society britannique, nous révèlent combien nous vivons une « reconfiguration sans précédent de la biosphère terrestre » du fait de notre alimentation ­carnée. En Europe, le nombre de poulets domestiqués dépasse les 144 espèces d’oiseaux sauvages les plus populeuses, et, si celles-ci sont en chute libre depuis des décennies (voir l’angoissante enquête Muséum-CNRS de mars 2018), les populations d’humains et d’animaux de boucherie ont tant augmenté que « leur biomasse dépasse maintenant celle de tous les vertébrés terrestres sauvages » – eux aussi en régression, comme nous l’enseignent les enquêtes ­récentes renseignant une « sixième extinction animale ».

 

La Royal Society nous en prévient : la croissance en flèche de l’élevage industriel du poulet domestique devient un « marqueur potentiel » de la nouvelle ère biologique – et géologique – façonnée par les activités humaines : l’anthropocène. Ainsi, le corps du Gallus gallus domesticus a profondément changé au XXsiècle du fait de ses conditions d’élevage et de sa sélection génétique : « Sa taille a doublé depuis la fin du Moyen Age (…), sa masse corporelle a été multipliée par cinq. »

Il s’agit d’un « nouveau morphotype » de gallinacé qui ne vole plus, vit brièvement (cinq à sept semaines pour un poulet, un an pour une poule pondeuse), exploité industriellement (comme 97 % des poulets de chair aux Etats-Unis), massivement parqué en batterie au niveau mondial (en France, en 2017, 68 % des 47 millions de poules pondeuses vivaient en cage, 56 % en batterie). Ils sont de plus élevés dans des conditions effroyables de proximité, sans compter que, dans les fermes modernes, on épointe le bec des poussins et beaucoup des mâles sont broyés vivant.

La marque du « capitalocène »

Autres conséquences biologiques directes : la production mondiale de poulets se fait au détriment des terres cultivables : la Royal Society estime que « la superficie [mondiale] des terres et l’azote réactif émis par les engrais lors de la production d’aliments pour poulets sont nettement plus élevés [plus du double] par rapport aux cultures de base [riz, blé et pommes de terre]. » Une étude de 2007 de ­l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), « Poultry and Environnent », nous a aussi appris que l’élevage et l’abattage aviaire massifs sont extrêmement polluants : prolifération d’insectes, pollution des sols et des eaux du fait des déjections, du fumier, des eaux usées et des carcasses enterrées, perturbateurs endocriniens contenus dans les litières, grande consommation d’eau, etc.

Ils contribuent encore, du fait des traitements prophylactiques, à accroître la résistance humaine aux antibiotiques, comme nous l’apprend Big Chicken(National Geographic, 2017), une étude de la journaliste scientifique Maryn McKenna. Enfin, les ossuaires de poulets, renforcés par les abattages de masse asiatiques consécutifs aux épidémies de grippe aviaire, constituent d’ores et déjà de telles traces fossiles qu’on peut raisonnablement penser, estime la Royal Society, « que le poulet de chair laisse un signal biostratigraphique étendu et distinctif de l’enregistrement sédimentaire, en tant que taxon-clé d’indice de fossile de l’antrhropocène ».

Dans leur ouvrage Comment notre monde est devenu cheap (Flammarion, 2018), l’économiste Raj Patel et l’historien Jason W. Moore, tous deux américains, préfèrent parler de notre faramineuse consommation de poulet comme d’un signe fort de notre entrée dans « l’ère du capitalisme cheap ». Ils voient dans l’universalisation du nugget à bas prix vendu dans des grandes surfaces low cost, fourni par les milliards de sous-poulets bon marché, ­surveillés et tués par des ouvriers sous-payés, nourris au soja subventionné, la marque du « capitalocène » : un système en quête perpétuelle de profit qui a mis « la nature au travail » et transformé la planète en une grande usine de bioproduits bon marché.

Frédéric Joignot

 

 

L’industrie alimentaire se détourne en masse des œufs de poules en cage

Le groupe Les Mousquetaires vient de bannir les élevages de volaille en batterie. Il suit un vaste mouvement de la grande distribution.

Par Audrey Garric Publié le 09 janvier 2017

ICI 

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