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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 07:00
Palazzo Stern. Dorsoduro Dorsoduro. Près de San Nicolo dei Mendicoli
Palazzo Stern. Dorsoduro Dorsoduro. Près de San Nicolo dei Mendicoli

Palazzo Stern. Dorsoduro Dorsoduro. Près de San Nicolo dei Mendicoli

Jean-Paul Kauffmann écrit dans son Venise à double tour :

 

« C’est certain, l’histoire de Venise s’inscrit dans cette pierre aux propriétés miraculeuses. Elle est dotée d’un principe spirituel propre. Quand on l’extrait des carrières d’Istrie, elle est presque rouge et blanchit au contact de l’air et du sel en gardant une tonalité indéfinissable d’or blanc. »

 

Mais c’est où l’Istrie vont me dire les ignorantes et les ignorants de la géographie ?

 

Résultat de recherche d'images pour "l'istrie carte"

 

C’est en face de Venise, au-dessous de Trieste, et c’est aujourd’hui en Croatie.

 

Istrie, joyau naturel et paradis de gourmands

 

« Terre rurale et gastronome, l'Istrie a comme un air italien de Toscane. Vieilles pierres, villages médiévaux, plages de galets et excellence culinaire, la péninsule croate offre tout le charme méditerranéen en une région à taille humaine. »

 

 

Philippe DESCAMPS ...in  « Les Cahiers de Science et Vie » n°81 de juin 2004 écrit :

 

« Si dans un premier temps, les Vénitiens ont réutilisé les pierres, colonnes et chapiteaux de la cité romaine Altino, cette carrière de ruines s'est par la suite  épuisée. Le rayonnement commercial de la ville a permis à Venise de  créer d'autres réseaux d'approvisionnement vers l'Orient.

 

On a ainsi eu recours pour l'essentiel à la pierre calcaire d'Istrie, très compacte tout en étant d'un maniement facile et résistant bien à l'action corrosive de la marée.

 

La péninsule d'Istrie, à l'opposé du golfe vénitien, est une possession vénitienne à partir de 1085. Sur toute sa côte, on trouve des carrières de pierre, et particulièrement dans la région de BRIONI, ROVIGNO et ORSERA.

 

Venise a très rapidement organisé l'importation de  ces pierres construisant même des navires de transport spécialement dévolus à cette fonction : les marani qui ont transporté nombre des pierres qui soutiennent encore aujourd'hui les édifices vénitiens.

 

Les pierres de ROVIGNO, d'une qualité supérieure, étaient destinées aux ornements, celles de BRIONI, de moindre qualité, étant réservées à des usages plus ordinaires, tels les seuils.

 

Les Vénitiens l'utiliseront abondamment dans les structures et le revêtement des ponts, canaux, maisons, églises, palais, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Dans la sculpture, la pietra d'Istria sera particulièrement employée durant la période gothique en remplacement de nombreux ouvrages en marbre de style veneto-byzantin. Toutefois, il faut attendre le début du XIVe siècle pour voir un lion ailé, symbole de la puissance vénitienne, sculpté en pietra d'Istria.

 

La découverte d'une vera da pozzo à Chalcis illustre comment la pietra d'Istria travaillée par les tailleurs de pierre vénitiens pouvait être exportée jusqu'au Levant.

 

« C'est une pierre calcaire essentiellement composée de micro-cristaux de calcite, de couleurs variées de rosé à vert pâle, mais elle est surtout blanche, de grande densité avec une faible porosité, une haute résistance à la compression (1 350 kg/cm2, soit un peu supérieur aux 1 250 kg/cm2 du marbre de Carrare par exemple) et une grande vélocité dans la diffusion des sons.

 

C'est une pierre idéale pour les structures porteuses (colonnes, arcades, architraves). Sa composition et sa consistance en font donc une pierre très proche du marbre, et elle était autrefois considérée comme une variété de marbre. Mais elle n'est pas classée dans les vrais « marbres » au sens géologique moderne et plus restreint du terme, car cette roche calcaire ne s'est pas formée par métamorphisme. De plus elle ne renvoie pas la même luminosité lorsqu'elle est polie car les cristaux sont beaucoup plus petits et la pierre est donc moins translucide en profondeur. »

 

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La suite ICI 

 

La Venise fermée de Jean-Paul Kauffmann

Article du 24 février 2019

 

Il est le poète du clair-obscur, l’enquêteur opiniâtre des zones d’ombre qui se faufilent entre liberté et enfermement, le chercheur au long-cours des pistes embrouillées, une sorte de Maigret littéraire et historique qui ne se défait jamais de sa panoplie intellectuelle. Sur Venise, il a tout lu, Casanova, Morand, Sollers, Barrès, Sartre, Lacan, Hugo Pratt, bien d’autres, se met en tête de se faire ouvrir les églises fermées (plus d’une quarantaine) de la Sérénissime, se rappelle de sa jeunesse d’enfant de choeur à Corps-Nuds (Ille-et-Vilaine), sollicite un grand Vicaire, un délégué patriarcal et chanoine du chapitre de Saint-Marc ou encore une surintendante des monuments, rend visite à un viticulteur ou à une restauratrice de tableaux, loue un appartement dans l’île de la Giudecca, devient vénitien à part entière ou presque, multiplie les démarches difficiles, les requêtes impossibles, auprès de ceux qui doivent pouvoir lui ouvrir les portes et qu’il nomme « cerf noir » et « cerf blanc », d’énigmatique façon. 

 

la suite ICI 

 

PS. en commentaire ce GC d'Hercule Poirot, dit Gégé la science, ramène encore sa fraise de veau...

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