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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 06:00
11 novembre 2009 Le temps heureux des mécènes du vin tel Étienne Nicolas et des grands affichistes comme Paul Colin ...

11 novembre 2009 Le temps heureux des mécènes du vin tel Étienne Nicolas et des grands affichistes comme Paul Colin ...

L’un  des hérauts médiatique des adorateurs des vins nu, Antonin Iommi-Amunategui, se fait snipper dès que Mouton Cadet pointe son nez sur la Toile, que Nicolas tout court se dit marchand de vins, que le grand Gérard prétend vendre des vins nature.

 

Moi, comme disait un coopérateur audois à propos des vins de sa coopé vendu à la buvette en cubi « moi ça ne me dérange pas, j’en bois pas ! »

 

Laissons de côté le petit Cadet inventé par le baron Philippe qui vaut un bras et les Naturae du Grand Gégé pour nous pencher sur le cas Nicolas.

 

Nicolas depuis son rachat au groupe Rémy-Cointreau est la propriété de Pierre Castel.

 

C’est le premier réseau de cavistes français qui se définit comme un généraliste, ce qui veut dire en clair que Nicolas en une petite surface dans le style de la GD.

 

Nicolas c’est le conformisme, l’ennui, un marketing de grand-papa pour seniors amortis ou parigot pressé qui achète à la volée.

 

En effet c’est aussi essentiellement un réseau parigot têtes de veau : les 500 magasins en propre de Nicolas sont surreprésentés dans les grands centres urbains. Pour ne pas dire franciliens avec 320 enseignes en région parisienne, dont 180 dans Paris intramuros.

 

Chiffres clés

 

Avec 551 magasins dans le monde, le réseau Nicolas a un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros. Son fond de rayon recense 1 200 références de vins, spiritueux et bières. Les magasins emploient 765 cavistes et 900 collaborateurs. La carte de fidélité du réseau est utilisée par 700 000 clients.

 

Alexandre Abellan dans Vitisphère nous informe que Nicolas, sensible au mouvement des gilets jaunes (la saillie est de moi) veut se développer dans les territoires où il est très peu présent.

 

« Nicolas explore de nouvelles pistes en acceptant désormais les franchisés sur des territoires qu’il ne travaillait pas. Pour la saison des sports d’hiver, un nouveau caviste Nicolas vient ainsi d’ouvrir ses portes à Chamonix sous le statut de franchise. »

 

Vous me direz, Chamonix ce n’est pas le prototype du patelin abandonné de tous, le père Pierre veut bien revitaliser les centres-ville, créer de petites et moyennes structures, soit des cavistes de 50 à 70 mètres carrés,  s’implanter dans des territoires qui lui étaient jusque-là inconnus de lui, mais ce n’est pas la mère Thérésa du jaja à deux balles.

 

« Ayant testé son nouveau concept au dernier salon parisien de la franchise, Nicolas a déjà reçu des dizaines de candidatures et en finalise actuellement une dizaine. Pour ne pas être débordé, le réseau a décidé d’accepter au maximum 200 franchises dans les trois années à venir. Ce qui « répond à notre capacité d’absorption et à notre maillage » estime Christopher Hermelin, le directeur de la communication et du marketing de transition du réseau Nicolas.

 

Je sens qu’Antonin, et ses frères cavistes insoumis, va sortir sa sulfateuse : cette stratégie d’expansion  est une menace pour l’expansion des beaux vins qui ont du poil aux pattes !

 

Moi, comme le disait le grand Jacques, pas notre Dupont bien sûr, « Cela m’en touche une sans faire bouger l’autre… »

 

Pourquoi ?

 

Ben parce que je ne vais pas chez Nicolas, je n’achète jamais du Mouton-Cadet et, bien sûr, je ne gobe le faux-nez nature du Grand Gégé.

 

Faut pas crier au loup quand le loup n’est pas dans la bergerie…

 

Les adorateurs de vins nu ne pousseront jamais la porte d'un Nicolas pour acheter un Mouton Cadet ou un Naturae ils auraient trop peur d'être excommuniés.

 

Ce dont je suis sûr c’est que Nicolas c’était mieux avant !

 

Quand il était caviste.

 

 

Étienne Nicolas, de la maison éponyme qui « fut l’un des rares capitaines d’industrie qui surent mettre autant de talent dans leurs affaires que dans le choix des artistes à qui ils confièrent leur publicité. Il fit plusieurs fois appel à Cassandre pour réaliser ses tarifs de luxe et pour une affiche où, en 1935, il redessine Nectar dans un environnement cinétique. Le projet reproduit ici date de la même année et est resté bizarrement inédit. Rarement une image a évoqué plus sensuellement la richesse du bordeaux. À partir d’une mise en pages rigoureuse, Cassandre arrive par sa maîtrise de l’aérographe à faire ressortir tout le rubis du vin versé dans le verre. Une irrésistible invitation à la dégustation dans l’esprit de la peinture « puriste » d’Ozenfant. 

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commentaires

pax 26/01/2019 08:41

Bien sûr que c'était mieux avant ! Et ce n'est pas une formule creuse serinée par des pépés à cheveux gris. (Imaginez le duo formé par votre Taulier Bien-aimé et sa mouche du coche en duo rabâchant du haut de leur balcon façon Muppets Show !)
J’ai le bonheur de posséder quelques vieux catalogues/tarifs de la Maison Nicolas : la classe par rapport aux vulgaires prospectus qui inondent nos boites aux lettres et pas seulement lors des foires aux vins. A cela s'ajoute l’excellent livre de Pierre Boisset « Millésimes et Campagnes » (Robert Laffont – 1989) qui raconte ses pérégrinations dans le vignoble français de 1945 à 1989 en tant qu'acheteur pour Nicolas. Tout cela me permet, façon Dupont/Dupond cette fois d’affirmer : « Je dirais même plus, avant, c’était mieux »

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