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23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 06:00
Entre pouvoir d’achat et transition énergétique, les Français ont tranché pour leur porte-monnaie, après eux le déluge…

C’est le résultat d’un sondage publié dans le JDD.

 

Les Français privilégient leur pouvoir d'achat à la transition énergétique. Selon un sondage publié dans le Journal du Dimanche, 62 % considèrent que la politique à mener doit favoriser le pouvoir d’achat plutôt que la transition écologique.

 

Y’a vraiment un côté biens nourris qui se foutent de léguer aux générations futures un monde brûlant ses dernières cartouches, après eux le déluge.

 

Et en plus, beaucoup d’entre-eux se plaignent, accablent le fameux système dans lequel ils sont un rouage essentiel, toujours moins contribuer et toujours demander plus aux amortisseurs sociaux, aux services publics, aux autres quoi.

 

Et pourtant, s’ils voulaient bien faire le bilan de leurs dépenses de consommation, compter plus intelligemment, prendre le temps de retrouver des comportements plus responsables, ils s’apercevraient que la défense de leur pouvoir d’achat passe d’abord par un changement radical de leur manière de consommer.

 

Faire porter sur le dos des pauvres un mode de consommation privilégiant à la fois la course au soi-disant moins cher du moins cher chanté par Michel-Édouard Leclerc et un gaspillage effarant, est indécent.

 

Pour la génération des pousseurs de caddies, les addicts des grands parkings des hypermarchés qui ont vidé les centres-ville, les bourgs de leurs commerces de proximité, le mieux consommer est un luxe de privilégiés.

 

Oser contester ce postulat, qui s’appuie sur la défense farouche du pouvoir d’achat par la GD, c’est en effet se voir immédiatement taxé d’être quelqu’un qui a les moyens de s’offrir une consommation plus responsable. De se voir taxé de mépriser les pauvres qui ont du mal à boucler leur fin de mois, d’être un représentant de la France d’en haut qui a le choix.

 

L’argument pèse son poids, il n’est pas négligeable, loin s’en faut, pour une catégorie de nos concitoyens, mais je ne pense pas que l’on lutte contre la pauvreté, l’exclusion, en défendant la pérennité, en l’alimentant,  du modèle développé depuis des décennies par la GD : 

 

Wal-Mart créateur de pauvres

 

« Le marché du discount repose sur une attention continuelle et quasi-obsessionnelle aux salaires et au coût du travail. Les discounters doivent avoir un turnover deux ou trois fois supérieur à celui des enseignes traditionnelles […] pour atteindre un profit équivalent. Quant à la vitesse de rotation des stocks, elle s’explique par des marges étroites, lesquelles exigent en retour que la part du coût de la main-d’œuvre ne dépasse pas 15% du total des ventes ; c’est-à-dire environ la moitié de ce que ce coût représente dans les supermarchés traditionnels. Et c’est Wal-Mart qui est aux avant-postes de ce marché du discount, avec des dépenses  liées aux ventes et à l’administration générale – principalement des salaires – environ 25% moins élevées que (les autres géants de la distribution). En 1958, quand les emplois industriels étaient trois fois plus nombreux que ceux de la distribution, l’impact de cette pression à la baisse sur les salaires serait sans doute resté limité. Aujourd’hui, alors que le nombre d’employés de la grande distribution dépasse celui des travailleurs de l’industrie, ce sont des dizaines de millions de salariés qui sont touchés par la baisse des revenus. »

 

Voir la suite en fin de chronique.

 

Mon propos s’adresse en priorité aux consommateurs de cette fameuse classe moyenne, dont on ne sait d’ailleurs pas comment on calcule la moyenne, qui soit lorgne vers le haut, soit craint de se retrouver en bas, mélange de frustration et de peur, qui écoute de plus en plus attentivement les discours réducteurs, simplement pour poser la seule question qui vaille : quel est leur hiérarchie dans leurs dépenses de consommation ?

 

Sont-ils aussi réactifs aux poids de leurs smartphones dans leurs dépenses qu’à l’évolution du prix des carburants ? 

 

Moi qui suis un privilégié, j’ai choisi à mon arrivée à Paris, où alors je ne roulais pas sur l’or, de me rendre au travail, costard-cravate, de faire mes courses, quel que soit la météo, à vélo, non que je fusse un militant écolo, mais parce que c’était le moyen le plus efficace de me déplacer dans la ville, je constate avec horreur, les chiffres sont à peine croyables, que :

 

« Parmi les Français qui travaillent à moins d’un kilomètre de leur domicile, pratiquement six sur dix (58,4 %) se déplacent en voiture. Ils sont seulement un quart à s’y rendre à pied (ou à trottinette ou rollers) et 4,3 % à choisir le vélo, selon une enquête de l’Insee de 2015, publiée en 2017. Au-delà de 5 km, la proportion des transports actifs se réduit à une peau de chagrin. Et globalement, la part de la marche dans les déplacements quotidiens recule depuis les années 1980.

 

Le constat n’est guère plus brillant s’agissant des trajets domicile-école. Moins d’un enfant sur deux âgé de 3 à 10 ans va en classe avec un mode de transport actif. Certes, notamment dans certaines zones rurales, la route peut être trop longue (ou trop dangereuse) pour envisager des déplacements à pied ou à bicyclette. Mais près de la moitié des jeunes (45 %) vivent à moins de 2 km de leur établissement scolaire ou de garde, et un sur cinq entre 2 et 5 km, d’après les données de la dernière « enquête nationale transports et déplacements », datée de 2008 (notons au passage que cette étude, menée tous les dix-quinze ans depuis 1967, va être actualisée en 2018-2019). »

 

Pour autant je ne fais pas la chasse aux autos, j’en ai une petite, une Twingo essence, qui me permet de sortir de Paris de temps en temps. Il ne s’agit pas de condamner qui que ce soit mais simplement de demander à chacun de balayer devant sa porte avant de s’en prendre qu’à ceux qui nous gouvernent, même si ceux-ci sont très critiquables pour leur inaction passée : où est donc passé le ferroutage par exemple ?

 

La seule chose dont nous sommes victimes collectivement c’est d’avoir porté au pouvoir depuis des décennies des faiseurs de promesses non tenues, des brosseurs dans le sens du poil, des dirigeants dénués de courage, des partisans de l’immobilisme. Je ne donnerai pas le nom de ceux qui voulaient de colleter à la tâche, la vox populi s’est moquée d’eux, ils sont au cimetière maintenant.

 

Pour autant je n’ai que peu de goût pour ceux qui disent vouloir faire table rase du système sans proposer la marche à suivre pour faire émerger des solutions alternatives crédibles, aucune expérience du passé ou contemporaine atteste que leur radicalité verbale n’est qu’un leurre de plus.

 

Faire évoluer le fameux système dominant, complexe, intriqué, mondialisé, verrouillé, exige, par-delà les choix politiques majeurs, que le citoyen-consommateur reprenne individuellement et collectivement son destin en mains.

 

Nous sommes devenus des assistés, des détenteurs de droits, des abstentionnistes, nous ne vivons pas dans un pays du Tiers-Monde même si une partie de la population vit dans l’extrême pauvreté côtoyant un déluge de consommation ostentatoire, alors pour les plus aisés d’entre-nous, qui ne sommes pas des ultra-riches, apporter sa petite pierre aux choix qui permettront de freiner la course folle de notre planète n’est pas un lourd tribu.

 

Et pendant ce temps-là que lis-je :

 

Pour les combattre, la lutte contre l’épidémie d’obésité qui se répand partout sur la planète est une priorité.

 

Surpoids, obésité : une épidémie mondiale

 

Le constat est alarmant : l’obésité est en augmentation partout sur la planète, et touche les pays riches comme les pays en voie d’émergence. L’obésité infantile, notamment, se développe de façon préoccupante avec, en 2014, 41 millions d’enfants de moins de 5 ans en surpoids ou obèses. Selon Gilles Fumey, professeur de géographie à l’ESPE-Paris et auteur de l’ouvrage « Géopolitique de l’alimentation »

 

« Plus d’un milliard de personnes sont en surcharge pondérale dans le monde avec un indice de masse corporelle (IMC > 25) et au moins 300 millions de personnes sont obèses (IMC > 30). Le surpoids et l’obésité causent près de 3 millions de décès chaque année. »

 

Les répercussions de ces problèmes de poids sont préoccupantes, car ils sont à l’origine de nombreuses maladies entraînant une diminution de l’espérance de vie et grevant les budgets de santé publique. Il s’agit non seulement de maladies du métabolisme, comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, les maladies cardiaques et l’athérosclérose, mais aussi de pathologies ostéo-articulaires, de maladies pulmonaires et d’une augmentation de fréquence de certains cancers.

 

Malheureusement, en dépit de sa banalité, la problématique de l’excès de poids reste sans véritable solution sur le plan mondial, en raison de sa grande complexité. L’obésité résulte en effet de facteurs sociaux très hétérogènes : surconsommation, malbouffe, sédentarité, rythmes accélérés de la vie urbaine, stress, exclusion sociale… À ces facteurs s’ajoutent des facteurs génétiques, neuro-hormonaux, psychologiques, mais aussi des phases de restrictions alimentaires l’« effet yoyo »), des troubles du comportement alimentaire et des facteurs liés à l’histoire personnelle.

 

Les causes du surpoids sont donc à la fois individuelles et plurifactorielles, biologiques et socio-économiques.

 

Le rôle du plaisir

 

Le cerveau et le reste du corps communiquent et s’influencent en permanence. La moindre cellule graisseuse est reliée de façon bidirectionnelle au système nerveux central. Ce dialogue se traduit notamment par la place qu’occupe le plaisir dans l’alimentation. Le plaisir est anticipé par le cerveau, ressenti par les sens, en lien avec l’environnement affectif, mais aussi avec la mémoire, comme l’illustre la célèbre anecdote de la madeleine de Proust.

 

Le plaisir permet aussi une modulation hormonale des sensations d’appétit et de satiété, qui dépendent, pour chaque individu, de la sensibilité des zones cérébrales impliquées dans le système de récompense et d’autocontrôle. Cette cascade neuro-hormonale, qui découle d’un complexe mélange entre les émotions, le stress et l’alimentation, est propre à chacun. Elle se situe au croisement de la susceptibilité génétique et épigénétique, des paramètres psychologiques et des influences environnementales personnelles.

 

Comprendre comment s’auto-influencent ces divers facteurs pourrait permettre de mieux lutter contre l’obésité, en déjouant notamment les stigmatisations liées à la culpabilité ou aux jugements négatifs. De nombreuses personnes souhaitant perdre du poids sont, en effet, en souffrance psychologique. Or, l’angoisse, comme le plaisir de manger, peuvent inciter à se nourrir sans réel besoin physiologique.

 

Pour perdre du poids, tout ne se passe pas dans l’assiette

 

Les conséquences néfastes de l’obésité sur la santé ne se résument pas aux problèmes médicaux « physiques », pour lesquels une diminution de poids s’impose. Une autre conséquence, indépendante du niveau de corpulence, est la souffrance psychique. La complexité de la gestion de cette dernière vient autant de ses causes, multiples (troubles de l’estime de soi, pensées obsédantes…), que de sa prise en charge. La souffrance psychique peut en effet, paradoxalement, être aggravée par les mesures prises pour perdre du poids et doit donc être traitée indépendamment des questions de nutrition. Dans les suivis nutritionnels au long cours, le sentiment d’échec et de culpabilité est omniprésent…

 

La prise en charge de l’obésité et du surpoids nécessite un désapprentissage d’un grand nombre de pratiques actuelles devant l’échec reconnu du simple conseil hygiéno-diététique. À ce jour, aucune approche n’ayant fait preuve d’efficacité durable, les autorités de santé doivent rester à l’écoute de l’individu et offrir un accompagnement global corps-esprit, en tenant compte des contradictions de la société. Cette dernière met en effet en avant la consommation, crée des besoins, des envies… Et donc, par là même, des frustrations et des dépendances. Nous sommes les heureuses victimes de grandes surfaces aux innombrables rayons débordant d’aliments industriels, aux emballages irrésistibles, bourrés de calories !

Un modèle qui favorise le surpoids

 

Cette industrialisation des aliments s’est traduite par un enrichissement en graisse et en sucre, afin d’améliorer le plaisir du palais et, donc, d’augmenter les ventes. Il s’agit du principal facteur de maladies comme le diabète. Ces transformations alimentaires ont abouti à des aliments ayant des niveaux caloriques élevés dans de petits volumes. Nos capacités de régulation physiologique sont trompées par cette nourriture industrielle. La sensation de satiété repose en effet notamment sur la dilatation de l’estomac, qui est interprétée comme un signal que les besoins alimentaires ont été satisfaits.

 

Par ailleurs, l’apport alimentaire excessif entraîne l’apparition de comportements addictifs. En outre, déjà malmené par la nutrition, notre équilibre physiologique doit également s’adapter aux changements dus au mode de vie moderne, plus sédentaire.

 

Il n’est pas anodin que l’apparition de l’obésité dans un pays soit corrélée à son niveau de développement économique et industriel. Elle est favorisée par l’urbanisation et touche en premier lieu les classes sociales défavorisées. Au niveau économique, il s’agit donc de trouver un difficile équilibre entre les bénéfices liés aux profits du secteur agroalimentaire et de la grande distribution et les pertes dus à l’augmentation exponentielle des coûts de santé engendrés par l’obésité et la dégradation de la qualité nutritionnelle.

 

Trouver les ressources pour briser le cercle vicieux

 

À l’heure actuelle, pour perdre du poids, la solution la plus efficace est la chirurgie de l’estomac (chirurgie bariatrique). Compte tenu de sa nature intrusive et irréversible, elle reste toutefois réservée aux obésités sévères ou compliquées. La modification diététique et les transformations de l’hygiène de vie, comme la lutte contre la sédentarité, demeurent donc des incontournables de la diminution de poids.

 

Plus facile à dire qu’à faire : après avoir suivi une multitude de conseils médicaux, sociétaux ou amicaux, et s’être astreint à une longue période de difficiles efforts, de lutte, de perte de contrôle et de confiance en soi, nombre de personnes finissent par « craquer », et céder à une augmentation paradoxale de prises alimentaires et de poids. Pour éviter l’impasse, la compréhension des cercles vicieux qui aboutissent à cette résistance à l’amaigrissement est indispensable. Il faut pour cela explorer tant le plan neurobiologique que psychologique.

 

La personne souffrant d’obésité détient en elle-même des ressources insoupçonnées. Les nouvelles connaissances sur la capacité du cerveau à se remodeler suggèrent la possibilité de changer ses habitudes et de se transformer favorablement à tout âge.

 

Et pour ceux qui souhaitent vivre avec un excès de poids, se pose alors la question du libre arbitre et de la possibilité, pour chacun, de vivre autrement.

 

Cet article a été co-écrit avec Lélia Bracco, médecin endocrinologue. Il s’inspire très largement de son livre, « Obésité. Au-delà de l’impasse » dans la collection « Mes cerveaux et moi » dirigée par Fabien Dworczak (Maison d’édition Edp sciences). ICI  

Qui est Wal-Mart ?

 

« Créée il y a moins de 50 ans par Sam Walton et son frère Bud, cette compagnie originaire de Bentonville, Arkansas, est aujourd’hui l’entreprise du monde la plus rentable. Avec un chiffre d’affaires supérieur à 300 milliards de dollars par an, Wal-Mart a des revenus plus élevés que ceux de la Suisse. Elle a ouvert plus de 6000 énormes supermarchés dans le monde, dont 80% sur le seul territoire américain. Dans le domaine de la Grande Distribution, Wal-Mart n’a pas de rival sérieux […] Elle fait travailler plus de 1,9 million de personnes dans le monde, et est le plus grand employeur privé du Mexique, du Canada et des Etats-Unis. Elle importe plus de produits manufacturés chinois que le Royaume-Uni ou la Russie. Elle a prévu que son chiffre d’affaires augmenterait s’un milliard de dollars par an au cours de la prochaine décennie […]

 

La Philosophie de Wal-Mart

 

Wal-Mart prétend « que la pression qu’il exerce sur les prix contribue à l’élévation du niveau de vie de toute la population américaine, faisant économiser chaque année 100 milliards de dollars aux consommateurs, quelque chose comme 600 dollars par an pour une famille moyenne »

« Ces économies sont vitales pour des millions de familles aux revenus faibles ou moyens qui ont du mal à boucler les fins de mois » affirme le PDG de Wal-Mart H. Lee Scott. » Concrètement, c’est comme si elles recevaient de l’argent chaque fois qu’elles viennent faire leurs courses chez nous. »

 

Air connu, chanté chez nous par les laudateurs des prix bas. Démonstration tirée d’un petit ouvrage : WAL-MART L’ENTREPRISE MONDE Nelson Lichtenstein&Susan Strasser (universitaires américains) éditions les Prairies Ordinaires datant de 2006 et publié en France en mars 2009.

 

Wal-Mart un géant de la production

 

« Wal-Mart n’est donc pas seulement un énorme détaillant, mais aussi, et de plus en plus, un géant de la production qui en a toutes les caractéristiques sauf le nom.

La firme a installé son proconsul asiatique à Shenzhen, épicentre chinois de l’exportation de produits manufacturés. Une «équipe de 400 personnes y coordonne l’achat de quelques 20 milliards  de dollars de produits fabriqués en Asie du Sud. Grâce à sa connaissance intime du processus de production et à son immense pouvoir d’achat et de négociation, Wal-Mart a transformé ses 3000 fournisseurs chinois en simples « preneurs de prix » (price takers), plutôt qu’en partenaires, en vendeurs ou en décisionnaires oligopolistiques. Bien que la majorité de ces fournisseurs restent petits et sous-capitalisés, un nombre croissant d’entre eux président aux destinées d’entreprises d’une taille prodigieuse. Par exemple, Tue Yen Industrial, un fabricant de chaussures basé à Hong-Kong, emploie plus de 150 000 personnes à travers le monde, la dans des usines fabricant des produits bon marché dans le sud de la Chine. À Dongguan, le complexe industriel regroupe plus de 40 000 ouvriers, et l’usine géante de Huyen Binh Chanh, au Vietnam, en fait travailler 65 000, ce qui en fera bientôt le plus grand lieu de rassemblement de travailleurs au monde. »

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commentaires

pax 23/11/2018 08:22

Désespérante mais salutaire chronique.
Une litanie de certains maux de notre époque heureusement limitée à notre riche " occident " car étendue au monde il ne resterait plus qu'a se passer la corde au cou.
Ces maux sont connus et nos zélites qui se payent de mots sont ou incapables ou complices.
Partout les exemples réussis existent.
Ferroutage : Exemple suisse. Le "petit" pays de ouin ouin qui fait tant glousser nos beaufs et leurs copains a imposé à l'Europe l'obligation de ferrouter les poids lourds de transit. En France : mise en difficulté d'une entreprise locale ( Lohr prés de Strasbourg) au savoir faire incontestable qui misant sur les promesses gouvernementale a imaginé un wagon de ferroutage permettant un déchargement rapide, c'est retrouvée le bec dans l'eau et mise en redressement judiciaire a fait l'objet d'une reprise.
Vélo : Strasbourg, 600 km de piste cyclable. Parking relais sécurisés aux stations de tram de périphérie et/ou en centre ville. Mise à disposition de boutique associative de réparation et/ou de formation à la réparation/entretien du fier coursier.Tolérance du non respect du feu rouge pour le seul tourne à droite.
Immigré : Des villages espagnols ou italiens qui ,édiles et populations ensembles, accueillent des immigrés et voient ainsi le village revivre ( expériences contestées par les zelites qui voient d'un mauvais oeuil une expérience qui empêche de surfer sur les fantasmes de la peur de l'autre qui est leur fonds de commerce électoral.
Obésité : Lâcheté des pouvoirs publics incapable de faire face à la résistance des quatre fers de l'industrie agro-alimentaire et de la grande distribution - diminution draconienne des taux de sucre et de sel dans les aliments notamment pour les jeunes - rendre obligatoire un étiquetage alimentaire mis en place par les professionnels de santé et les défenses de consommateur du fait que l'agro alimentaire a proposé le sien véritable placebo hypocrite.
Désir plaisir et liberté : Il me semble que le désir n'est plus ce qu'il était.La encore il est titillé par les publicistes qui jouent sur l'insatisfaction générale dans laquelle se trouve " maintenue " la population.Dés lors il ne s'agit plus que de compensation et non de réels choix individuels.
Certes le monde de demain doit être un soucis au regard des désastres déjà démontrés ( surtout pour quelqu'un dépassant la septentaine et qui ne reconnait plus le monde de sa jeunesse - Je vis dans un monde auquel je n'appartiens plus disait Lévi Strauss sur ses vieux jours ) Mais nous culpabiliser en mettant essentiellement en avant l'avenir de nos enfants me fait croire que c'est un peu lâcher la proie pour l'ombre et oublier les enfants d'aujourd'hui dont le sort pour beaucoup ( trop ) est catastrophique.
On oublie que les parents d'aujourd'hui à qui l'on reproche tout et son contraire sont les enfants et les élèves d'hier.
Je m'échauffe, je m'essouffle ( je n'ai pas l'endurance d'un Taulier qui sait aborder ces sujets avec une fermeté éclairée et déterminée) je vais m'arrêter là en réfléchissant à un sepuku aussitôt cliquer sur le bouton valider ou attendre de ouiken
En conclusion je vais citer une réflexion de Hervé Le Bras démographe ancien chercheur à l'Ined qui évoquait la surpopulation annoncée de la planète .C'était un sujet faisant , un temps,les choux gras de la presse surtout, autour d l'an 2000. Après avoir démontré chiffres et justificatifs en main que la surpopulation mondiale n'était pas un problème d'actualité, mi sérieux mi plaisantin il rassurait ses interlocuteurs que la planète ne se laisserait pas faire et qu'elle avait des moyens de se défendre : guerres mondiales,famines,épidémie... On n'en est peut être pas loin.

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