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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 06:00
Photo Food&Sens,

Photo Food&Sens,

Si, à Dieu ne plaise, notre Emmanuel et notre Philippe bien aimés m’eussent confié le maroquin des vaches, cochons, couvées… sis au 78 rue de Varenne, hôtel de Villeroy… mon premier arrêté ministériel aurait eu pour objet la défense de l’honneur du porc, outragé, martyrisé, brisé… stupidement assimilé à nos errements sexuels.

 

Dans les attendus de ce texte révolutionnaire j’aurais cité :

 

  • « Contrairement à sa légende impure, le porc est une merveille de netteté, de charme et de complétude. Sade, en prison, a envie d'en manger, il écrit donc à sa femme en l'appelant « porc frais de mes pensées ». Mozart était très amateur de « carbonade », et c'est peutêtre l'une d'elles qui l'a empoisonné à Vienne. Claudel, enfin, dans son apologie Le Porc, n'oublie pas de rappeler que le sang de porc « sert à fixer l'or ».

 

Le dictionnaire nous dit que « porc », appliqué à un être humain, veut dire « homme sale, débauché, glouton ». Quelle erreur ! La viande de porc est la variété et la délicatesse mêmes. Voilà un animal alchimiste qui transforme toute ordure en or. Le comportement pig est un ratage de ce processus d'une finesse extrême. J'ai peu à peu abandonné le bœuf pour le porc, en ne gardant, comme viandes, que la tête et le ris de veau. D'une certaine façon, j'allais vers la Chine qui, comme on sait, a son Année du Cochon. »

 

Éloge du porc Philippe Sollers ICI  

 

  • Ha ! Les porcs ce sont vraiment des cochons…

 

« Des porcs grognent de joie dans un bain de fange, et sourient tout en reniflant dans leurs rêves. Ils rêvent d’un univers d’eaux grasses et de glandées,  de fouilles dans des gisements de truffes, des trayons cornemuses de maman-truie, de renâclements et reniflements consentants de dames gores en rut. Vautrés dans un bain de boue et de soleil ami des porcs, leurs queues frisent, ils batifolent et bavent et ronflent dans un béat sopor d’après-purin. »

 

Au bois lacté, de Dylan Thomas traduction de Jacques B Brunins.

 

  • Dans l’inventaire du patrimoine culinaire de la Corse, réalisé en 1996 par le CNAC cher à Jack Lang, les auteurs notaient : « La charcuterie corse représente pour la gastronomie corse une famille de produits à la fois renommés et difficiles à se procurer par le visiteur non averti. En effet, la charcuterie typique est la plupart du temps élaborée par des producteurs fermiers qui élèvent euxmêmes les porcs dont ils tirent leur matière première et qui commercialisent leur production en vente directe auprès de leur clientèle habituelle. »

 

  • « Le terme naturel, de la vie du porc n'est guère connu, pour une raison bien simple : parce qu'il n'est pas avantageux ni commode de garder ce turbulent animal jusqu'à sa fin naturelle. Pourtant, mon voisin, homme riche qui n'avait pas besoin de faire attention au moindre petit profit a gardé une truie demisang Bantam, aussi grosse que longue et dont la panse balayait le sol, jusqu'à l'âge de dix-sept ans : à ce moment elle montra quelques signes de vieillesse, chute des dents et baisse de fécondité. Pendant dix ans environ, cette mère prolifique donna deux portées par an d'environ dix porcelets chaque fois (et une fois plus de vingt, mais, comme c'était près du double du nombre des mamelles, il en mourut beaucoup)... D'après un calcul prudent, elle était mère de 300 cochons, extraordinaire fécondité chez un si gros quadrupède. Elle fut tuée au printemps 1775. » 

Gilbert WHITE Natural history of Selborne.

 

  • Une célèbre charcuterie veut sauver un porc en voie de disparition ICI 

 

Par   Journaliste Figaro Le figaro.fr  AFP agence   Publié le 07/10/2018 à 12:11

 

Le Mangalitza, une race ancienne, mi-cochon, mi-sanglier.

 

Né en Hongrie à l'aube du XIXe siècle, ce porc à poil dru a failli disparaître après la Seconde guerre mondiale car il était trop peu prolifique et sa croissance était trop lente: il faut en effet 18 mois pour obtenir une carcasse de 80 à 100 kilos, contre cinq mois pour un porc industriel, souligne Bruno Bluntzer, dirigeant de la Maison Sibilia. Michel Guidet en achète deux à titre d'essai en 2008, puis d'autres, qui aujourd'hui ont fait des petits. En liberté, été comme hiver, dans l'enclos jouxtant sa maison, quelque 80 Mangalitza aux soies blondes, rousses ou hirondelle (noires sur le corps, blanches sur le ventre) dévorent goulument maïs, châtaignes et autres fruits éparpillés au sol, tandis que d'autres grattent la terre avec leur groin en grognant.

 

«Ce cochon, je l'apparente au boeuf (japonais) wagyu avec sa chair persillée, qui va suinter, mais c'est du bon gras»

Bruno Bluntzer, dirigeant de la Maison Sibilia.

L'ARDÈCHE A DÉSORMAIS SA « PATA NEGRA », LE COCHON MANGALICA, LA ROLLS DU JAMBON ICI

# Sauve ton porc Mangalitza pour l’amour du bon gras… Sade, en prison, a envie d'en manger, il écrit donc à sa femme en l'appelant « porc frais de mes pensées »

Il a la queue en tire-bouchon mais il est poilu, est-ce un mouton ? ICI

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commentaires

pax 10/10/2018 06:10

Tient encore une histoire de tire bouchon ? La bonne blague !
Attention,attention, ne pas faire du porc un veau d'or ou une vache sacrée ni bien sur une vache à lait
"S’il ne m’en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s’engraisser coûtera peu de son ;
Il était, quand je l’eus, de grosseur raisonnable ;
J’aurai, le revendant, de l’argent bel et bon ;"

Perrette et le pot au lait - Jean de La Fontaine

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