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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 06:00
3 articles intéressants dans le débat anti-viande : Soyez écolo, mangez de la viande !  & Que deviendraient les animaux d’élevage si on arrêtait de les manger?

Les militants de la cause animale, ceux opposés à l'exploitation des animaux, se mobilisent partout en France. Leur action était redoutée, particulièrement dans le Nord. Comment s'est passé ce face-à-face entre deux mondes inconciliables ?

 

Une altercation a eu lieu au matin du samedi 22 septembre à Paris. Deux militants vegans ont organisé un happening devant une boucherie du 16e arrondissement. Dans les bras d'une jeune militante : un porcelet mort. L'action n'a duré que 10 minutes mais elle n'a pas échappé aux clients de la boucherie voisine. Aux commandes de cette action, des anti-spécismes. Ils s'opposent à toute hiérarchie entre les espèces pour sauver les animaux. "Ce sont des individus qui ont le droit de vivre, de quel droit on se permet de les exploiter !" s'exclame Alizée Denis, du mouvement Boucherie abolition

 

Après une série d’attaques par des vegans, les bouchers-charcutiers reçus au ministère de l’intérieur

 

Ils demandaient à être protégés face à « la violence » vegan. Les bouchers-charcutiers avaient rendez-vous, mardi 3 juillet, au ministère de l’intérieur pour évoquer les attaques qu’ils subissent de la part de groupuscules vegans anti-viande et anti-élevage.

 

Les professionnels, qui ont été reçus pendant une bonne heure, ont réclamé « la vigilance, l’arrêt de l’impunité et faire en sorte que les artisans puissent faire leur métier », a déclaré le président de la Confédération française de la boucherie-charcuterie et traiteurs (CFBCT), Jean-François Guihard, également boucher dans le Morbihan.

 

« Je pense que l’impunité va s’arrêter », a-t-il estimé, indiquant qu’il y avait « des procédures judiciaires et il y aurait aussi certainement une surveillance accrue de ces organisations ».

 

  • Soyez écolo, mangez de la viande ! 

 

La viande, nous dit-on, est mauvaise pour la planète. Elle cause le réchauffement climatique, détruit des forêts, détourne une part substantielle des céréales destinées à l'alimentation humaine, le tout pour produire une viande que seuls les riches Occidentaux peuvent se permettre de consommer. En 2002, l'iniquité de cette situation aura conduit George Monbiot à déclarer : « Le véganisme est la seule réponse éthique à ce qui est probablement le problème de justice sociale le plus urgent au monde. » Monbiot est ensuite revenu sur ses dires, mais on ne cesse depuis de nous répéter que, pour sauver la planète, il faudrait diminuer radicalement notre consommation de viande. Face à ce qui semble être un consensus universel sur le péché de chair animale, existe-t-il vraiment un argument écologique en faveur de la viande ? Je pense que oui, et je pense aussi que nous devrions en parler. Car non seulement le débat public est extrêmement partial, mais le risque du message anti-viande est de détruire ce même environnement qu'il prétend protéger.

 

La suite ICI 

 

  • Que deviendraient les animaux d’élevage si on arrêtait de les manger?

Timothée de Rauglaudre — 28 octobre 2018 à 14h42 

 

Le revers de ce projet de société serait une disparition quasi inévitable des espèces domestiquées depuis onze milliers d’années.

 

«Imaginons que demain, on arrête de manger [les animaux d'élevage], qu'est-ce qu'on en fait, on les tue?» Samedi 6 octobre 2018. Sur le plateau de l’émission «Les Terriens du samedi!», après un débat houleux opposant deux militantes de la cause animale à un boucher, au vice-président de la FNSEA et à Yann Moix –qui lâche au détour d’une phrase: «L’homme, c’est le singe plus Dieu»–, Thierry Ardisson pose cette question.

 

La suite ICI 

 

  • Quand le «manger mieux» creuse la fracture alimentaire

 

Manger bio, local, en vrac: les appels à prendre le pouvoir sur son assiette foisonnent. Mais lorsqu’ils se transforment en injonctions individuelles, le risque est de se tromper de responsables.

 

«On a oublié de dire que manger des fruits et légumes qui ne sont pas bios, c’est mieux que de ne pas en manger du tout.»

Nicole Darmon, directrice de recherche en nutrition et santé publique à l’Inra

 

Pour sortir de cette nouvelle forme d’«alimentation à deux vitesses», Isabelle Saporta a quelques idées. La journaliste d’investigation, qui travaille depuis une quinzaine d’années sur l’agroalimentaire, pointe la responsabilité des pouvoirs publics: «La bouffe industrielle coûte moins cher parce que 80% des subventions [de la politique agricole commune, ndlr] vont à l’agriculture industrielle la plus polluante. Et les dommages collatéraux ne sont pas à la charge des pollueurs. Si demain on leur disait de payer la dépollution des cours d’eau, des sols, de l’air, les politiques de santé publique, la nourriture industrielle reviendrait beaucoup plus cher.»

 

Pour la pourfendeuse des lobbies, rétablir les justes prix ne suffira pas: «Il faudra en passer par un retour de l’éducation au goût et aux choses saines à l’école. Ce n’est pas parce que pour le moment il n’y a que les classes les plus aisées qui mangent bien qu’il faut arrêter. Il faudrait que ça se démocratise.» Si elle estime que «la révolution viendra du consommateur», par des mouvements de boycott et de «name and shame», elle le reconnaît: «Sans volonté politique forte, on n’y arrivera pas.»

 

Lire ICI 

 

La consommation de viande a chuté de 12% en 10 ans

 

Charal voit les choses en grand. Il faut dire que la situation est assez morose pour les professionnels de la viande. Si la viande est le premier secteur des industries alimentaires en France avec un chiffre d'affaires de 33 milliards d'euros, selon l'Insee, ce dernier a augmenté moins rapidement en moyenne que celui de l'ensemble des industries alimentaires entre 2000 et 2016. Le tout sur fond de crises sanitaires qui ont égratigné le secteur. Pire la consommation de viande a chuté de 12% entre 2007 et 2016 selon le Crédoc. Et la viande rouge, cœur de métier de Charal, est particulièrement touchée. "La baisse de la consommation de viande rouge a été plus forte que celle du vin depuis les années 1980", pointe Pascale Hébel, directrice du département Consommation du Crédoc. Deux explications sont à apporter: les inquiétudes pour la santé et le prix élevé de la viande ont impacté négativement la consommation.

 

Et les habitudes de consommation de la viande ont évolué. Si la viande reste associée à un produit "plaisir", les consommateurs privilégient la qualité à la quantité. D'où le succès des Label rouge et du bio notamment. Trois Français "carnivores" sur quatre consomment ainsi de la viande bio, au moins occasionnellement selon une étude Ifop pour Interbev. Ce qui n'a pas échappé à Charal: "Un de nos deux axes d'innovation est la valorisation", explique Stéphanie Bérard-Gest qui précise que l'offre bio compte pour 10% de leur activité.

 

"Les jeunes générations ne mangent plus la viande comme avant", souligne aussi Pascale Hébel. De plus en plus, elle est consommée via des produits transformés: à 30% en 2016, contre 25% en 2007. Parmi les produits à succès: le burger. "Le burger, c'est 15% de notre activité" précise Stéphanie Bérard-Gest. D'où le deuxième axe d'innovation de Charal: les usages. En 2005, la marque lançait ainsi GrillBox pour réchauffer les burgers. "Les gens consomment de plus petites quantités de viande et l'on constate aussi la perte d'une certaine maîtrise pour cuisiner la viande. Le 1er octobre, nous avons donc lancé par exemple des aiguillettes de bœuf: ce sont de petites portions très faciles à cuisiner."

 

S'adapter aux nouvelles tendances de consommation: inévitable pour faire face à cette baisse de la consommation. Avec un chiffre d'affaires de quelque 900 millions d'euros en 2017 – un chiffre d'affaires "plutôt stable ces dernières années", selon la directrice marketing de la marque–, Charal est incontournable dans le secteur, touchant un foyer sur deux. La marque revendique une part de marché de "15% en valeur sur le total du marché de la viande", en progression. Et largement prédominant sur le segment des viandes sous vide puisque Charal est né en 1986 avec la technologie Hebdopack.

 

Bien-être animal et produits végétaux

 

Mais en plus du facteur prix et des inquiétudes vis-à-vis de la santé, deux autres éléments viennent s'ajouter pour comprendre la baisse de la consommation de viande: "la sensibilisation à l'impact sur l'environnement" et "la question du bien-être animal" selon le Crédoc. Impossible de ne pas penser aux manifestations des pro-vegans et antispécistes qui se sont multipliées ces dernières semaines devant des boucheries. Face à cette situation, la directrice marketing de Charal –une marque qui compte 500 bouchers professionnels sur ses 3.000 collaborateurs– se montre extrêmement mesurée: "C'est une question de respect et de dialogue. Nous respectons les convictions des vegans mais il faut aussi respecter ceux qui mangent de la viande et ceux qui vivent en travaillant la viande", commente-t-elle simplement.

 

Si Pascale Hébel note que la part de flexitariens, cette pratique qui consiste à réduire sa consommation de viande notamment– "augmente à chaque enquête", elle voit une forte tendance: les produits végétaux. "Il suffit de voir les produits présentés au Sial la semaine dernière pour comprendre que l'offre végétale va se développer" note-t-elle. Au point de ne pas pouvoir échapper au radar de Charal? "Pour l'instant, c'est en opposition avec la philosophie de Charal mais des acteurs comme Fleury Michon, Herta ou Danone se sont emparés de la question."

 

Et c'est bien la viande qui est mise à l'honneur sur le stand Charal à Saint-Malo jusqu'au départ de la Route du Rhum. Une manière de communiquer différemment avec les consommateurs. Dans un climat de défiance généralisée des Français envers les marques, Charal dispose pourtant d'un taux de notoriété de 97%, et 56% des Français citent cette marque en premier de manière spontanée lorsqu'on leur demande s'ils connaissent des marques de viande. Et 96% de leurs clients se déclarent satisfaits ou très satisfaits. Mais en développant des projets avec des influenceurs pour toucher des publics plus jeunes et avec ce partenariat sportif, Charal fait évoluer sa communication et toucher plus directement les consommateurs. Un pari dans lequel la marque croit: à budget communication constant, Charal engage l'équivalent de deux grosses campagnes télé dans ce projet de sponsoring sportif.

 

 

En bonus

 

25 mars 2011

  • Le Curé Nantais, la Nantaise et les Nantais qui n’aiment pas le Muscadet

ICI 

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commentaires

pax 13/11/2018 08:34

Et les toros bravos, taureaux de race espagnol élevé avec le plus grand soin pour la tant contestée corrida ?
Et les vaches d'Hérens sans corne pour les combats de Reines, inscrit au patrimoine vivant suisse où va se dérouler une votation pour savoir si les vaches de toute race vont conserver le droit au port des cornes ou non. ( Lol ! )

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