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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 06:00
SEPTEMBRE

C’est rituel, lorsqu’on me croise en juillet-août dans les rues de Paris on me dit « Quand pars-tu en vacances ? » Je souris avant de répondre : « Je suis en vacances éternelles mes amis mais je pars en septembre en Corse, celle du Sud… » Je me garde bien d’ajouter : « … en septembre les bronze-culs sont repartis sur le continent ou, si vous vous la jouez indépendantiste : en France.

 

Avant le départ, afin de n’avoir rien à faire, je tartine toutes les chroniques qui seront mises en ligne tout au long de mon séjour insulaire.

 

Et puis sitôt arrivé, l’actualité corse m’offre des sujets que je traite au petit matin sur la terrasse juste avant que le soleil pointe son nez au-dessus des crêtes qui enserrent la baie de la Liscia.

 

6 heures, 7 heures, les chroniques tombent dans vos boîtes mail et certains doivent penser que je suis l’enfant naturel de Stakhanov.

 

Détrompez-vous, je suis un gros fainéant mais j’adore me lancer des défis pour me sortir de mon indolence…

 

À mon retour j’aurais pu revenir à mon rythme d’une chronique par jour, eh bien non, je poursuis sur ma lancée corse.

 

Ce qui m’étonne c’est que vous me suiviez avec fidélité.  

 

Face à face de bouc et à twitter le vieux blogueur que je suis survit à la toute-puissance de ceux qui n’écrivent ni ne lisent, j’entends par là qu’ils s’en tiennent au titre, qu'ils réagissent, torchonnent, invectivent, se mettent en scène, cherchent le buzz…

 

Je suis mon petit bonhomme de chemin sans me soucier de faire de l’audience.

 

Et puis, patatras, le 22 septembre je commets en trois coups de cuillère à pot une petite chronique :

 

Pendant que l’INAO vérifie avec un pied-à-coulisse la hauteur de l’herbe dans les vignes, à Pomerol on importe sans vergogne du terroir dans les vignes.

 

Et c’est parti mon quiqui !

 

Ce drainage met-il à sec ou à sac le terroir ? titre Vitisphère le JO de la viticulture.

 

Suscitant le débat et une commission d’enquête, les travaux avant plantation d’une parcelle de 62 ares pourraient mettre son habilitation à la production de l'appellation sur la sellette. Ce qui n'est pas une mince affaire à 1,5 millions €/ha.

 

« Je ne suis pas le seul à faire des travaux de drainage, à devoir apporter des cailloux, à avoir étalé les terres excédentaires… Si historiquement les propriétés de Bordeaux n’avaient pas drainé les sols, il n’y aurait pas beaucoup de vin en Gironde ! » laisse échapper Denis Durantou, le propriétaire du château L’Église Clinet (Pomerol). Entre surprise et incompréhension, le vigneron semble dépassé par la polémique qui enfle, un peu dans le vignoble qu’il travaille et beaucoup sur les réseaux sociaux dont il est absent, au sujet des travaux de drainage qu’il a réalisés début septembre sur une parcelle de 62 ares.

 

Mais à l’ère des téléphones portables et du tout connecté, les photos de ses pelleteuses creusant et terrassant le sol sont rapidement sorties du plateau de Pomerol. Ces clichés ont ouvert le débat plus large sur les limites à fixer aux pratiques de préparation des sols avant plantation. Les critiques se sont focalisées sur un apport de graves, et ont culminé dans un billet du blog de Jacques Berthomeau : « pendant que l’INAO vérifie avec un pied-à-coulisse la hauteur de l’herbe dans les vignes, à Pomerol on importe sans vergogne du terroir dans les vignes » (en référence au manquement à l’AOC Graves du domaine Liber Pater concernant l’entretien de son sol*).

La suite ICI

 

Comme le disait Richard Virenque : c’est arrivé à l’insu de mon plein gré… J’assume mes écrits, d’ailleurs personne n’a protesté, la suite dépasse largement une quelconque volonté de faire le fameux buzz.

 

Bien sûr ça a boosté les statistiques, amené de nouveaux abonnés mais, sans jouer le modeste, ce ne sont pas les gros chiffres qui me motivent.

 

Pages vues :

39 109

Visiteurs uniques :

30 444

 

C’est plutôt ça, reçu, dimanche matin via le formulaire de contact du blog :

 

                Bonjour, Mr Berthomeau, je suis infirmière et je me prépare à partir ce matin à l’hôpital; je viens de lire votre chronique à propos d'A. Camus; c'est un plaisir de vous lire et je peux dire que ma matinée commence bien. Je vous remercie donc.

Bonne journée

Anne

 

Voilà, j’ai fait le tour de la question.

 

À l’instant sur le fil Twitter tombe une bien mauvaise nouvelle :

 

L’auteur de bandes dessinées René Pétillon est mort, dimanche 30 septembre, à l’âge de 72 ans, a annoncé la maison d’édition Dargaud, confirmant ainsi une information publiée par le dessinateur Yan Lindingre sur son compte Facebook.

 

« La tristesse et la douleur de voir disparaître un ami cher ne nous font pas oublier le talent hors du commun de ce dessinateur à l’humour irrésistible et à l’élégance rare », peut-on lire dans le communiqué publié par Dargaud.

 

René Pétillon avait notamment créé le personnage de Jack Palmer, un calamiteux détective dont les péripéties ont été narrées à travers plusieurs albums, publiés entre 1976 et 2014. L’Enquête corse, prix du meilleur album au Festival d’Angoulême 2001 avait été adaptée au cinéma dans un film réalisé par Alain Berberian trois ans plus tard, avec les acteurs Christian Clavier et Jean Reno.

 

René Pétillon fut également lauréat du grand prix de la ville d’Angoulême en 1989 et a collaboré pendant de longues années avec Le Canard enchaîné.

 

 

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