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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 06:00
Non les bobos ne sont pas morts… même qu’en 2018, c’est 1 sociologue qui le dit, la France est « bobo » comme jamais… Alors lisez les 100 mots des bobos !

En France nous n’avons toujours pas de pétrole mais des sociologues, des éditorialistes politiques et de « grands intellectuels » comme Zemmour, Polony, Légasse… alors nous ne sommes pas à la veille de les enterrer.

 

Le 15 mars 2014 j’ai commis une chronique

 

« Je suis bobo et vous emmerde ! » j’achète mes poireaux à des retraités à casquette Place des Fêtes ICI 

 

Le bobo voilà la cause de tous les maux de notre vieux pays gaulois perclus de rhumatismes. Mot valise par excellence il est devenu l’insulte par excellence de la France rance…

 

Philippe Vandel dans La « bobo » parisienne… Même pas mal ! Dresse une liste non limitative des griefs « De tout bord on leur tombe dessus. « Ce n’est pas moi qui ai fait le lit du FN en 2002. Les coupables sont ceux qui se sont détournés des ouvriers, ceux qui s’occupent des bobos et ont laissé tomber le populo », Jean-Pierre Chevènement. « Le mariage homosexuel est un caprice de bobos », Philippe Monnier, député UMP. « Ferme ta gueule ! Moi je parle à tout le monde. Tu n’y connais rien. Tu ne connais que les bobos », Nicolas Sarkozy à Chantal Jouanno, cité par L’Express (30/10/2012). « Les bobos typiques célèbrent le métissage et vivent dans des forteresses », Alain Finkielkraut

 

Ces scuds proviennent du livre de Laure Watrin et Thomas Legrand : La République bobo  chez Stock dont le Taulier vous a déjà causé ICI 

 

Il existe même un blog : www.bobodemerde.com

 

Mais qui sont les bobos ?

 

Quels sont leurs réseaux ?

 

De quoi se nourrissent-ils dans les AMAP (Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) ?

 

Comment se déplacent-ils, en surveillant leur empreinte carbone ?

 

Où s’habillent-ils, eux qui détestent les grandes marques franchisées et préfèrent les t-shirts spirituels?

 

Les 100 mots des bobos est un dictionnaire de A comme « allaitement » à Z comme « zazous », en passant par « Hidalgo », Anne Hidalgo, « vins nature », « poule », la poule est le nouvel animal domestique préféré des bobos ou encore « Nutella ». Ce produit est, en soi, un « bobo-drame » car les enfants bobos au prénom "Canaille" adorent ça alors que leurs parents bobos sont consternés par l’huile de palme et la folie calorique du produit.

 

Dans ce petit plaidoyer Thomas Legrand et sa compagne Laure Watrin n’y vont pas de main morte et n’épargnent pas les bobos, qui glorifient “les petits producteurs”, boivent du “vin nature”, habitent Montreuil dans une ancienne usine mais n’hésitent pas à contourner la carte scolaire de leur progéniture pour les mettre dans une “petite école privée” pas élitiste mais à la “pédagogie épanouissante”.

 

B comme Blurring. Cette tendance à effacer la frontière entre vie professionnelle et vie privée, à répondre à ses emails le week-end et prendre ses billets TGV au bureau… Vous vous sentez visée ?

 

M comme Monoprix. “Les bobos n’aiment pas les grandes surfaces. Mais “Monop”, c’est autre chose…”

 

N comme Nutella. “Le casse-tête des parents bobos. Ils ont beau avoir appris à lire les étiquettes pour déjouer les additifs et les conservateurs, savoir que l’huile de palme, c’est mal, et que le Nutella contient plus de 50 % de sucre, ils n’arrivent pas à y renoncer.”

 

T comme Tribu. “La vie familiale des bobos est aussi créative que la vie professionnelle. Ils se marient (quand ils se marient) plusieurs fois. Et si en France, près d’un mariage sur deux se termin par un divorce, les bobos n’hésitent pas à divorcer plusieurs fois.”

 

Les 100 mots des bobos dans la collection Que sais-je ?

 

Rémy Oudghiri Sociologue, Directeur général adjoint de Sociovision le 20/09/2018 affirme lui :

 

En 2018 Malgré la droitisation sensible d'un grand nombre de thèmes du débat politique, la France est devenue, dans une large mesure, une société "bobo".

 

Depuis sa naissance en 2000, le mot "bobo" est autant contesté que répandu. Tout le monde l'utilise, souvent de façon critique, mais les spécialistes peinent à le définir quand ils n'en contestent pas le plus souvent la pertinence. La publication du livre Les 100 mots des Bobospar Thomas Legrand et Laure Watrin permet de revenir sur le phénomène et de tirer un bilan presque vingt ans après. S'il est toujours très difficile d'identifier une classe ou un groupe précis de "bobos", les idées qui sous-tendent cette sensibilité "bobo", elles, ont fait du chemin. Et force est de constater, en 2018, que malgré la droitisation sensible d'un grand nombre de thèmes du débat politique au cours de cette période, la France est devenue, dans une large mesure, une société "bobo".

 

"LES BOBOS": UNE NOUVELLE CULTURE PLUTÔT QU'UNE NOUVELLE CLASSE SOCIALE

 

Petit rappel: le mot "bobo", contraction de "bourgeois bohème" est né en 2000 sous la plume de David Brooks, journaliste au New York Times. Selon lui, les "Bobos" représentaient la nouvelle élite socio-culturelle des Etats-Unis. La particularité de cette élite, pour ne pas dire son étrangeté, résidait dans le fait qu'elle semblait "avoir combiné la contre-culture des années 1960 et la réussite des années 80 en un seul génie social." Les "Bobos" incarnaient, aux yeux de David Brooks, une culture hybride qui, notait-il, "compose l'air que nous respirons tous."

 

Le terme fut repris avec un succès immédiat en France. Au fil des ans, il s'imposa, de ce côté-ci de l'Atlantique, pour désigner une population montante, aux frontières de la classe moyenne et de l'élite. La difficulté à définir avec précision le terme de "bobo" est, depuis le début, partie prenante du phénomène "bobo". Car celui-ci émerge dans une époque –la fin des années 90– où les codes traditionnels de la société moderne sont épuisés. La montée en puissance d'Internet rebat les cartes du jeu social. Les codes anciens n'ont pas disparu, mais de nouveaux codes ont émergé qui coexistent, se mélangent, et hybrident avec eux. De fait, la culture "bobo" est foncièrement une culture hybride: elle associe un usage à haute dose des nouvelles technologies et le désir d'un retour à une vie locale et naturelle, elle combine le culte du passé (par exemple la mode du vintage) et les progrès du présent (le recours aux applis est omniprésent), etc. Ces évolutions traduisent l'émergence et la diffusion d'une nouvelle culture appelée à traverser les milieux sociaux.

 

LES DEUX ASPECTS ESSENTIELS DE LA CULTURE "BOBO": LE DÉCLOISONNEMENT ET LA QUÊTE D'UN MODE DE VIE ALTERNATIF

La suite ICI 

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commentaires

pax 24/09/2018 09:04

Ou la démonstration est faite que l'homme descend bien du singe et le bobo du bonobo. Merci Taulier

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