Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 06:00
L’inexorable déclin du courrier papier, la lente agonie du stylo plume, nos petits-enfants ne seront-ils que des manieurs de clavier ?

L’e-mail tue le courrier papier !

 

Moi le premier, alors que j’étais un grand adepte du courrier papier, je n’écris plus de ma blanche main, je pianote sur le clavier de mon ordinateur, je clique sur envoi et c’est parti et sitôt l’e-mail est arrivé dans la boîte électronique du destinataire de mon courrier.

 

La boîte aux lettres physique ne reçoit plus que la presse papier à laquelle je suis abonné, des publicités, du courrier administratif mais, là encore, on dématérialise à tout va.

 

Alors notre Poste, autrefois dénommé PTT (les fameux petits travailleurs tranquilles) lorsqu’elle vivait avec le 22 à Asnières, lui aussi balayé par le téléphone cellulaire, exit les fixes et les cabines téléphoniques, va-t-elle larguer ses petites factrices et ses facteurs ? 

 

Le facteur de Jour de Fête de Jacques Tati (vidéo ci-dessous) 

           

« Entre 2009 et 2014, le nombre annuel de plis distribués est passé de 15,9 à 12,9 milliards (-22%) et cette baisse pourrait encore s'accélérer à l'avenir. Elle ampute le chiffre d'affaires de la Poste d'environ 500 millions d'euros chaque année, montant comparable à la marge de l'activité courrier », indiquaient les Sages de la rue Cambon en 2016.

 

Dans ces conditions, La Poste sera-t-elle contrainte à l’avenir d’en finir avec les tournées quotidiennes des facteurs? En réalité, ce scénario semble peu crédible, du moins à moyen terme. D’abord parce qu’une directive européenne impose la distribution du courrier dans les Etats membres de l’UE au moins une fois par jour, cinq jours sur sept. Et quand bien même La Poste aurait la possibilité de réduire drastiquement le rythme des tournées, elle risquerait de s’exposer à la concurrence d’opérateurs privés qui pourraient offrir des prestations de substitution.

 

Surtout, le groupe français a déjà fait savoir qu’il ne souhaitait pas remettre en cause la fréquence de distribution qu’il a fixée pour sa part à six jours sur sept (du lundi au samedi compris) en accord avec les syndicats. En effet, la direction ne prévoit pas d’enrayer le déclin du courrier traditionnel qui ne devrait plus représenter que 45% des revenus de la branche Services-Courrier-Colis dans deux ans (et 20% du chiffre d'affaires du groupe), préférant la compenser avec le développement de nouveaux produits.

 

L’entreprise entend notamment renforcer la distribution d'imprimés et surfer sur la livraison de paquets (Colissimo essentiellement) et de multiplier les services.

 

S'agissant des facteurs, leur nombre diminue avec un taux de remplacement de 75% et l'évolution de la profession va se poursuivre: « Les facteurs vont continuer à livrer du courrier. Le mix de la tournée change », indiquait en avril Philippe Dorge, directeur général de la branche Services-Courrier-Colis. Ils vont être appelés à distribuer davantage de paquets et à multiplier les services aux particuliers: livrer des repas, des médicaments, s'assurer que tout va bien... Chaque facteur délivre actuellement un de ces services une à deux fois par semaine. Une fréquence qui devrait passer à une à deux fois par jour en 2020, selon le responsable.

 

Des services postaux qui se transforment partout dans le monde ICI 

 

Pour rajouter au spleen de l’écriture que lis-je sur la Toile ?

 

La lente agonie du stylo plume

 

Le stylo plume connaît une chute des ventes sur les cinq dernières années, au profit de l'essor des feutres d'écriture et rollers effaçables. Vit-il ses dernières heures?

 

Des renards, des chiens, des tortues, des orques, des smileys, des skateurs, des ronds, des rayures, des fleurs; des roses, des verts, des bleus, des noirs; des métallisés, des translucides, des opaques: il y a quelques années, les rayons foisonnaient de stylos à plume, le nombre de modèles ayant pour seule limite l'imagination des créateurs - et la disponibilité des licences.

 

Aujourd'hui, la catégorie est réduite à l'ombre d'elle-même. Le stylo à plume a quasiment disparu des rayons. Seuls subsistent quelques modèles, relativement sobres, réduits à leur rôle simple et basique « d'outil d'écriture ».

 

« Le stylo plume est sur une tendance baissière linéaire chaque année depuis maintenant au moins 10 ou 15 ans », confirme à BFMTV.com Antonin Albaret, consultant marketing papeterie chez GfK, un institut d'études de marché qui se penche tous les ans sur la rentrée.

 

Lire ICI 

 

Le stylo plume était autrefois un marqueur entre « l'ordre primaire » et « l'ordre secondaire ». « Tant que l'école était composée en ordres, on finissait la classe de fin d'études avec sa plume d'acier, c'était le passage obligé au stylo », explique à BFMTV.com Brigitte Dancel, auparavant maître de conférences à l'université de Rouen et auteure du "Cahier d'élève: approche historique" et d'"Apprendre à écrire, quelle histoire!".

 

« Le violet, la plume et le cahier du primaire le disputent au bleu, au stylo et à la copie du secondaire; ces nuances, en apparence mineures, soulignent la fracture des ordres scolaires », note l'historienne des pratiques pédagogiques dans cet article publié en 2011 dans la revue Carrefours de l'éducation.  

 

J’ai, comme beaucoup, tracé mes premières pages d’écriture au porte-plume, encre violette mais ensuite n’étant pas un grand preneur de notes en cours je n’ai pas été un adepte du stylo plume. De même, je n’ai jamais aimé la pointe Bic. L’arrivée du Ball Pentel, outil d’écriture de Michel Rocard, fut pour moi une bénédiction, souplesse, finesse, fluidité. Créé en 1946 au Japon, l’origine du nom Pentel vient de PEN pour painting et TEL de pastel car Pentel est à l’origine, fabricant de produits beaux-arts.

 

Présent sur le marché français depuis 1963.

 

Mais mon outil d’écriture favori a toujours été, et reste, le crayon-papier car, comme je déteste les ratures, grâce à la gomme, lorsque j’écrivais les discours ou les notes pour mes chers Ministres, je confiais à la secrétaire une copie impeccable. Le passage au clavier fut donc pour moi extrêmement facile car il le permettait, sans difficultés, de construire, de modifier, de réaménager ce que je venais d’écrire. La pratique du blog a, bien évidemment, m’a fait abandonner l’écriture manuelle, sauf que, depuis deux ans, je pratique l’écriture de vacances sur carte postale. Ce fut, au tout début, un réel combat pour retrouver le rythme : pensée-écriture et surtout écrire lisiblement.

 

Reste mes petits-enfants, enfant de l’Internet, du clavier, de la tablette, des SMS… même si on leur fait refaire des dictées sauront-ils, voudront-ils, au-delà de leur scolarité, écrire sur du papier qu’ils confieront au courrier ?

 

Je ne sais, mais sait-on jamais !

 

En terminant cette chronique je pense à Boris Vian et aux paroles du Déserteur :

 

Monsieur le président

Je vous fais une lettre

Que vous lirez peut-être

Si vous avez le temps.

 

Le stylo plume de la photo-titre est un Mont Blanc qui me fut offert, dont je ne me suis jamais servi, c’était très nettement un signe évident de marqueur social : j’étais en ce temps-là sous les ors de la République.

Partager cet article

Repost0

commentaires

pax 18/09/2018 06:59

PS qui n'a rien à voir : Le Boris sur l'affiche il aurait pas un peu une tête de Mac rond, l'Emmanuel quoi ?

pax 17/09/2018 10:13

J’ai toujours écrit avec un stylo à plume ( de ceux qui font des fautes d’orthographes)
Ma première acquisition date de mes 12 ans lors d’un séjour en Allemagne. C’était un Geha marque aujourd’hui disparue. J’ai choisi un modèle à piston ayant toujours redouté de manquer de cartouche et/ou voir le modèle périmé. A l’époque, en Allemagne, sans frais on gravait vos noms et prénoms sur le corps du Stylo.
J’ai également, depuis très longtemps (1970) un « Meisterstück » le modèle phare de la marque Montblanc : il porte sur la plume le chiffre 4910 qui était la hauteur du Mont Blanc lors de la création du stylo. A l’époque cela n’avait rien d’ostentatoire tout juste une éventuelle preuve de goût. L’usage, hors de chez soi était difficile car malgré le sérieux germanique ce modèle avait la réputation de fuir et les doublures de veste n’y résistaient pas. Je collectionne les stylos que l’on peut acheter par « parure » soit stylo plume et porte mine assortis. Ce sont toujours des stylos basique jamais un modèle spécial. Pour moi, c’est un outil et non un bijou. et me sert de tous selon l’humeur, la fantaisie ou la saison .Il en va de même pour les encres qui changent, avec l’âge et ou lors de l’acquisition d’une nouvelle « parure » Bleu des Mers du Sud chez Waterman, Bleu Roi, Brun chez beaucoup mais surtout chez Schaeffer ( la marque au point blanc) le mauve.
Il est certain que le courriel facilite un certain nombre d’échange mais, pour moi, limité à des questions pratiques ou professionnelle qui, permet une belle productivité en répondant souvent, du tac au tac et permettant ainsi de passer à autre chose. Plumes et papiers restent l’apanage de choses qui ont une autre gueule que dites par internet et assure le destinataire, du respect et/ou de l’estime dans le quel on le tient. Cela s’appel l’art de la correspondance, art plein de charme et de bonheur et donne beaucoup de plaisir à qui le pratique.
Je fus, un temps, comme le Taulier adepte du Ball Pentel qui n’avait pas son équivalent entre douceur d’écriture et finesse du trait.
L’usage et la consommation de stylo se perd mais pas dans le haut de gammes ou les éditions numérotées font foisons et s’affichent ostensiblement pour bien convaincre , avec sa Rolex, qu’on ne rate pas et n’a pas l’intention de rater sa vie.
Signé : Monsieur de Sévigné p. i.

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents