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19 août 2018 7 19 /08 /août /2018 07:00
À l’attention de Me Morain, le naturiste en robe noire, qu’est devenu le brie de Meaux Roi des Fromages et Prince des desserts ?

C’est du Talleyrand qui le sacra « Roi des Fromages » lors du Congrès de Vienne de 1815 devant les ambassadeurs de 30 nations, et parmi 50 fromages !

 

 

Me Éric Morain, qui fait ses courses à Terroirs d’avenir, mais qui va aussi à Monoprix, qui ne liche que des vins nus, vendredi dernier sur Twitter plantait une nouvelle flèche dans le flanc de son ennemi préféré : l’INAO :

 

« Quand on vous dit que nos Appellations d'Origines ne valent plus grand chose.

Merci @Monoprix de nous rappeler que #Meaux est en Espagne. »

 

 

Bien évidemment pour l’érudit que je suis, oui, oui, quand on évoque Meaux c’est à Jean-Bénigne Bossuet, Évêque de Meaux, prédicateur et écrivain, « le plus grand orateur que le monde ait connu » pour certains, que je pense puisqu’il fut surnommé l’aigle de Meaux.

 

 

Mais comme le virus de la politique ne m’a pas encore quitté je m’empresse d’évoquer Jean-François Copé, le roi de la Cocoe de l’ex-UMP.

 

 

Pour les petites louves et les petits loups ignares :

 

Le brie de Meaux, appellation d'origine protégée depuis 1980, est un fromage au lait cru de vache, à pâte molle, à la croûte fleurie d'un fin duvet blanc. Il est formé d'un cylindre plat (35 à 37 cm de diamètre, 2,5 cm d'épaisseur), dont la teneur en matière grasse est de 45 %. Le brie de Meaux se distingue par sa pâte jaune paille clair, sa consistance onctueuse, bien souple, mais non coulante, son bouquet développé au nez et, au goût et sa fine saveur de noisette. »

Source : France.fr

 

« Le Brie tout court on peut en faire partout dans le monde (tombé dans le domaine public en 1926) comme le Camembert d’ailleurs. En revanche, le Brie a deux AOC depuis 1980 : le Brie de Meaux (Décret du 29 décembre 1986) et le Brie de Melun Décret du 29 décembre 1980 et il existe aussi le Brie de Nangis, le Brie de Montereau et le Brie de Coulommiers pour lequel le chevalier blanc du lait cru, notre Périco Légasse, a lancé un cri d’alarme en  avril 2009 : « Il faut sauver le brie de Coulommiers », depuis je ne sais pas ce qu’est devenu son titanesque combat et s’il a sauvé le brie de Coulommiers des « griffes de Besnier »

 

L’aire de production du Brie de Meaux s'étend sur tout l'Est du bassin parisien (tout le département de Seine et Marne auquel s'ajoute une partie des départements de l'Yonne, de l'Aube, de la Marne, de la Meuse, de la Haute-Marne). C’est un poids lourd 6 798 tonnes, 1 producteur fermier, 6 fabricants : industriels privés et coopératives.

 

« L’histoire du Brie fermier en Brie va néanmoins de pair avec la diminution du nombre de vaches : 75000 en 1880, 53000 en 1914, 50000 en 1953, 12000 en 1985, avec une industrialisation qui consacre la Seine-et-Marne à la betterave et donc au sucre plutôt qu’aux pâturages (...) En 1914, on évaluait à 900 les producteurs de fromages fermiers en Seine-et-Marne. Ils «étaient encore 500 en 1928, mais en 1955 leur nombre était tombé à 28 »

 

 

Reste pour moi le Brie de Provins®

11 octobre 2011

Quand un Rothschild fait dans le fromage ça fait le brie de Provins ®

Lire ICI 

 

Pour finir, comme Me Morain roule dans Paris avec une petite anglaise je lui offre ce morceau de bravoure so british :

 

« Mesdames, messieurs, la seule notion de "normes minimales d'hygiène" a de quoi glacer le coeur de tout Français normalement constitué ! Je la trouve, quant à moi, terrifiante, comme tous ceux de mes compatriotes qui pensent que la vie ne vaut plus d'être vécue si l'on n'a plus le loisir de savourer les défis à l'hygiène que sont certains produits, créé avec amour par l'humanité - la France surtout - à partir de la planète de Dieu !

 

Dans une société irréprochable sur le plan bactériologique, qu'adviendra-t-il du Brie de Meaux, du crottin de Chavignol, ou du bleu d'Auvergne ? Dans un futur aseptisé, expérimental, génétiquement organisé, quelle place y aura-t-il pour l'archaïque fourme d'Ambert, le gruyère de Comté mal formé ou l'odorant Pont-l'Evêque ? L'obsession de l'homologation, de la catégorisation, de l'homogénéisation et de la pasteurisation viendra-t-elle émasculer les robustes roqueforts, reblochon vacherin et même le sempiternel camembert ? Cela paraît peut-être stupide à dire, mais une part importante de la civilisation européenne réside dans le génie et le savoir-faire que se transmettent d'âge en âge les auteurs de ces illustres concoctions... »

 

Extrait de l'allocution de son Altesse Royale le Prince de Galles pour le 75ième anniversaire de l'association France-Grande-Bretagne le lundi 2 mars 1992. Sacré Charles !

 

Là où Emmanuel Besnier passe le lait cru trépasse !

 

Seine-et-Marne : la Confrérie du brie de Meaux égratigne Lactalis

« Le lobbying de Lactalis […] est très actif auprès de la préfecture et de l’Institut national de l’origine et de la qualité. Leur objectif commun [NDLR : des industriels] est bien d’éliminer la concurrence notamment des deux fromageries familiales implantées en Brie. […] »

 

« On connaît la puissance de frappe [NDLR : de Lactalis] qui lui permet de racheter toutes les fromageries familiales et d’acquérir dans un premier temps une capacité de production de fromage authentique avant d’obtenir, par lobbying, un détournement de la notion d’appellation d’origine protégée (AOP) de produit de terroir. »

 

ICI 

 

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