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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 06:00
Oui, Pauline Dupin-Aymard, la terre est basse en Vendée chez mon voisin vigneron Thierry Michon du domaine Saint-Nicolas à l’Île-d’Olonne…
Oui, Pauline Dupin-Aymard, la terre est basse en Vendée chez mon voisin vigneron Thierry Michon du domaine Saint-Nicolas à l’Île-d’Olonne…

Belle enseigne : Chassez le naturel

 

… et il revient au galop (1)

 

Elle aurait pu écrire : Chasser le naturel

 

… mais la chasse n’a pas bonne presse par la faute des chasseurs.

 

Ou bien encore : Inventez le naturel

 

Inventeur au sens d’une personne qui trouve, qui découvre un trésor.

 

Bref, dans la morne plaine des blogs du vin quel bonheur que de découvrir une plume vive et fraîche, primesautière, naturelle quoi.

 

L’accent vendéen, chère chroniqueuse, ça n’existe pas, juste une façon d’accentuer les A comme les A de Achard de la Mothe-Achard mon bled natal voisin de celui du Thierry Michon.

 

En revanche, je confirme, notre tantôt, celui de la mariennée en été « Sandrine nous rejoignait chaque après-midi, chaque tantôt comme ils disent les vendéens »

 

« La brioche vendéenne est grasse » dites-vous, ça dépend laquelle, la vraie est aérienne, toute en volupté, mais je ne vais pas chicaner.

 

Que Mika choisisse des petites vaches maraîchines, oui…trois fois oui… leur lait si crémeux permettra de faire du bon beurre pour pétrir une brioche légère.

 

À ce propos, causons du céteau frit au beurre de pot (chronique du 5 juillet 2008)

 

« Le vendredi, jour maigre dans ma Vendée profonde, le poisson occupait nos assiettes et, comme nous étions à la Mothe-Achard à quelques lieues des Sables d’Olonne et de son port de pêche de la Chaume, le céteau faisait partie de notre ordinaire. Fricassé, bien sûr, après avoir été, comme les électeurs, roulé dans la farine sans même qu’on eut besoin de le vider. Saisi dans un grésillement mousseux de beurre de pot le petit céteau se dorait la pilule.

 

Pour les ignorants, le beurre de pot, est du beurre salé conservé dans un pot de terre pour l’hiver. Aigrelet mais sans égal pour croustiller la peau du petit céteau. On le mange avec ses doigts sans le dépiauter, tout entier. On se lèche les doigts qui sont bien gras. On passe un bout de pain dans le fond de l’assiette pour recueillir le beurre frit qui reste. Et avec ça qu’est-ce qu’on boit les gars ? Un Fiefs Vendéens La cuvée les Clous 2003 du Domaine Saint Nicolas de chez Thierry Michon.

 

Trop de mots Berthomeau, laisse la parole à ton invitée :

 

« Pendant une semaine, 7 heures et demie par jour, j’ai attaché du chenin, du chardonnay, du pinot noir, et du groslot sur différentes parcelles. Il y avait Aurélie qui était toujours là. Elle commençait même avant moi, elle faisait ça depuis plusieurs semaines déjà, et elle continuerait plusieurs semaines après moi. Elle était un peu mon héros. Rapide à la tâche comme à l’attache, à peine à s’étirer et rouler une cigarette de temps en temps, jamais à se plaindre. La classe. Moi, il me semblait que je souffrais. J’avais le bas du dos brûlant, mon corps qui me détestait de lui faire subir cette espèce de cambrure inversée - pliée en deux ? -  frugalement appuyée sur mes cuisses contractées, le regard centré sur une liane menaçant de péter, de craquer à chaque instant, à la moindre contorsion maladroite, et crac, putain, fait chier. Les vignes sont proches de la terre chez Michon, et la terre est basse. La douleur du bas du dos remontait dans toute ma colonne vertébrale, me lançait jusque dans les omoplates, venait crisper mes semblants de muscles abdominaux, et descendait jusque dans mes fesses en une espèce de crampe. Bref, ça m’a fait mal d’attacher. Mais c’était de beaux moments d’introspection, en tête-à-tête avec la vigne. »

 

Lire le tout ICI

 

Jeune et brillante chroniqueuse, le Pays de Brem, cher à Thierry Michon, ce n’est pas la Bretagne,  « Le ciel se déversait en cascades à intervalles réguliers, des précipitations que j’appelais déluges, et qu’Aurélie appelait bruine. » Chez nous on dit que ça guenasse. Bien au contraire :

 

« Bien que placée sous un climat océanique, la côte vendéenne enregistre 2.200 à 2.300 heures de soleil par an, notamment à Noirmoutier, Yeu et les Sables d’Olonne, soit autant que Carcassonne ou Montélimar. Et les pluies y sont peu abondantes: les nuages partent vers les reliefs de l’arrière-pays et épargnent ainsi les côtes. Dans un classement météo des départements français réalisé par l’Express sur la base de données moyennes sur trente ans, la Vendée arrive en 17e position, entre le Tarn-et-Garonne et le Lot-et-Garonne, grâce à une bonne moyenne entre ensoleillement, températures et pluie. »

 

Bon vent, longue vie à Chassez le naturel

 

Enfin, juste un tuyau, pour l’extension du domaine du vin, hors Bordeaux, deux adresses de vigneronnes : Catherine Bernard dans l’Hérault et Claire Naudin dans les Hautes-Côtes de Beaune…

 

(1) Origine

Il y a bien longtemps que l'homme a couché sur le papyrus cette presque systématique vérité qui veut que quelqu'un ne puisse longtemps dissimuler sa vraie nature. Quels que soient ses dons pour tromper autrui, il est probable qu'il y aura toujours des circonstances où il finira par laisser transparaître son véritable caractère, ses véritables penchants [1].

C'est en effet chez Horace, au cours du dernier demi-siècle avant Jésus-Christ, que, dans ses Épîtres, on trouve la phrase "naturam expellas furca, tamen usque recurret" qu'on peut à peu près traduire par "chasse la nature à coups de fourche, elle reviendra toujours en courant".

Mais c'est Destouches qui, en 1732, dans sa comédie "Le Glorieux", a fait passer notre expression à la postérité.

Dans cette histoire, le protagoniste est un homme infatué de sa personne qui, noble ruiné, s'est mis dans la tête d'épouser la fille d'un riche bourgeois. Mais la promise hésite fortement devant l'orgueil trop visible du prétendant dont la suivante, Lisette, lui conseille de moins montrer ses défauts en lui disant :

 

Je ne vous dirai pas : changez de caractère ;

Car on n'en change point, je ne le sais que trop ;

Chassez le naturel, il revient au galop.

Oui, Pauline Dupin-Aymard, la terre est basse en Vendée chez mon voisin vigneron Thierry Michon du domaine Saint-Nicolas à l’Île-d’Olonne…

La Route des Vins "Terroir de Brem" (31km) : Sur les Routes des Vins, ce circuit oenotouristique de 31 km vous fera découvrir la bonne cuisine vendéenne, les sites incontournables de la région, sans oublier l’AOC des Fiefs Vendéens. Une belle journée en perspective ! Profitez de votre balade pour savourer des plats locaux et découvrir le patrimoine vendéen !

 

La première étape de ce circuit est le charmant village de Brem-sur-mer, où se trouve l’Eglise Saint-Nicolas de Brem, classée monument historique. Enfourchez votre bicyclette ou montez en voiture, direction l’ancien petit village de pêcheurs la Gachère. Sur place goûtez les huîtres creuses, accompagnées d’un petit verre de blanc. Cela tombe bien, car vous êtes au bon endroit ! N’hésitez pas à demander un AOC de Brem au goût iodé. Sur ce circuit touristique, arrêtez-vous ici et là, dans un restaurant typiquement vendéen, ou une cave qui se trouvera sur votre parcours. Après l’effort, trouvez le réconfort auprès des nombreuses plages de sable de Brétignolles sur Mer, les Dunes ou la Normandelière plus familiale. En été, n’oubliez pas votre maillot de bain dans le panier pour goûter aux vagues de l’océan Atlantique. Ce serait dommage de ne pas en profiter !

 

- La Route des Vins "Côte de Lumière" (39km) : Sur les Routes des Vins ce circuit œnotouristique de 39 km vous transporte plus au sud de Brem, pour un voyage en Pays des Olonne. Cette boucle vous fera voyager entre dégustation œnologique et paysages vendéens. C’est parti pour une journée nature et sportive !

 

Au départ de Brem-sur-Mer, vous pourrez, si vous le souhaitez, louer un vélo et vous diriger vers le village de pêcheurs de la Gachère, pour un bon bol d’air frais. La Côte de Lumière, territoire très ensoleillé mérite bien son nom. Le soleil donne des teintes différentes à des paysages variés : marais salants, grandes plages, dunes, petits villages… Sur les Routes des Vins, posez pied à terre pour une sympathique partie de pêche, et peut-être attraper un ou deux bars avant de reprendre la route !

 

A Olonne-sur-Mer, le kayak ou le stand-up paddle en marais sont de mise ! Et après l’effort, le réconfort… Pour une pause gourmande, dégustez une brioche vendéenne bien moelleuse avec vue sur les marais, ou arrêtez-vous dans l’un des nombreux domaines pour déguster un verre de vin de Brem. L’Île d’Olonne, dernière étape, réserve bien des surprises ! Les enfants vont pouvoir observer aux jumelles les oiseaux à l’observatoire ornithologique.

Oui, Pauline Dupin-Aymard, la terre est basse en Vendée chez mon voisin vigneron Thierry Michon du domaine Saint-Nicolas à l’Île-d’Olonne…

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commentaires

pax 22/06/2018 09:39

Chassez le naturel... Chassez le naturel...quand on voit se qu'il reste des "peaux rouges", des Aztèques, les Incas, sont pas prêt de revenir au galop ceux là.Faut pas rêver,même pas à pied !

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