Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 06:00
Je cuisine un jour bleu, ça sonne biodynamie mais c’est de la gastronomie pour gourmets autistes.

 

Ce sont mes amis Alice et Olivier de Moor, qui connaissant mon engagement auprès d’un autiste Asperger, m’ont donné la référence de l’ouvrage Je cuisine un jour bleu ; c’est un participatif, à la fois pratique et drôle, premier livre de recettes de cuisine pour les gourmets autistes.

 

Il bénéficie de 2 parrains prestigieux :

 

- Guillaume Gomez, Meilleur Ouvrier de France et Chef des cuisines de l'Elysée),

 

- Michel Roth, Meilleur Ouvrier de France et Bocuse d'or, chef étoilé Michelin Hôtel Président Wilson Genève.

 

L'autisme, qui concerne environ 600 000 personnes en France en plus de leurs proches.

 

Qu’est-ce que l’Autisme Asperger ou syndrome d'Asperger ?

 

« C'est un psychiatre autrichien, le Dr Hans Asperger, qui décrivit en 1944 des troubles du comportement chez plusieurs enfants qui avaient un développement normal de leur intelligence et du langage, mais qui présentaient une déficience marquée dans les interactions sociales et la communication. Il appela ce trouble « psychopathie autistique ». Malheureusement, comme l’Autriche faisait partie à ce moment de l’Allemagne nazie en guerre, ses travaux restèrent lettre morte.

 

Ce n'est qu'en 1981 que la communauté scientifique a pris connaissance du syndrome d'Asperger grâce à l'article de Lorna Wing intitulé "Asperger's syndrome, a clinical account". En 1991, Uta Frith a traduit l'article original d'Hans Asperger en anglais.

 

La distinction que l'on peut faire entre une personne typiquement autiste et une personne présentant un syndrome d'Asperger ou un Autisme de Haut Niveau est l'absence chez ces dernières d'une déficience intellectuelle. En effet, pour qu'une personne obtienne un diagnostic d'Autisme de Haut Niveau ou de syndrome d'Asperger, il faut, en plus des critères habituellement identifiés pour un diagnostic d'autisme, que son quotient intellectuel (Q. I.) soit supérieur à 70. »

 

Lire la suite ICI 

 

Un point d’Histoire : Le Dr Asperger a «activement coopéré» avec les nazis, selon une étude

 

Par journaliste Figaro Yohan Blavignat  AFP agence le 20/04/2018

 

« Après huit années de recherche, un historien de la médecine a publié, ce jeudi, une étude montrant que le célèbre pédiatre autrichien, qui a donné son nom à une forme d'autisme, a participé au programme d'euthanasie du Troisième Reich, ainsi qu'aux «politiques d'hygiène raciale».

 

Le pédiatre autrichien Hans Asperger, qui a donné son nom au syndrome d'Asperger - une forme d'autisme comprenant des troubles des interactions sociales ou de la communication -, a «coopéré activement» avec le programme nazi d'euthanasie, selon une nouvelle étude publiée ce jeudi. «Asperger a fait en sorte de s'adapter au régime nazi et a été récompensé avec des perspectives de carrière pour ses manifestations de loyauté», écrit dans cette étude Herwig Czech, historien de la médecine à l'Université de médecine de Vienne, après huit années de recherche. »

 

La suite ICI 

 

Autisme - Elle lève le voile sur le syndrome d'Asperger : « Je suis différente et fière de l’être »

 

Alexandra Reynaud a grandi avec sa différence sans vraiment la comprendre. Elle n’a été diagnostiquée du syndrome d’Asperger qu’à ses 32 ans. Dans un livre paru il y a un an, elle le clamait haut et fort : « Sans être exceptionnelle, je ne suis pas comme tout le monde ». Interview.

 

Cultiver sa différence, la valoriser et finalement la faire accepter aux autres. C’est le credo d’Alexandra Reynaud, 37 ans, qui a choisi de livrer l'an dernier une partie de son parcours dans l’ouvrage "Asperger et fière de l’être, voyage au cœur d’un autisme pas comme les autres", paru aux éditions Eyrolles. Le témoignage d’une femme touchée par le syndrome d’Asperger est rare, non co-écrit par un spécialiste, unique. LCI republie son interview alors que se tient ce lundi la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme.

 

LCI : Pourquoi avoir décidé de raconter votre histoire dans un livre ?

 

Alexandra Reynaud : Le syndrome d’Asperger est mal connu et a tendance à être caricaturé. On l’associe très souvent à des films comme Rain Man parce que c’est un trouble du spectre autistique. Mais le syndrome d’Asperger est différent : les personnes touchées ne souffrent jamais de retard intellectuel ni d’un retard de la parole dans l’enfance. Ce n’est pas une maladie car on ne devient pas aspie, on l’est. Ce n’est pas non plus un handicap mental, faute d’une déficience mentale, mais plutôt un handicap invisible. Pour la société du moins, parce que nous on le ressent au quotidien. Je tenais aussi à dire que même si le syndrome d’Asperger touche davantage la population masculine – on compte environ huit hommes pour seulement une femme-, la gent féminine peut être concernée. J’en suis la preuve.

 

La suite ICI 

 

Parler d'autisme et de différence autrement

 

L’histoire de ce livre atypique, c’est celle des familles, des personnes autistes, des éducateurs qui ont répondu à notre appel à contribution.

 

Véritable livre ressource, Je cuisine un jour bleu est loin d’être un simple livre culinaire de plus.

 

Si on y retrouve évidemment de nombreuses recettes simples, mais « goûtées et approuvées », ce livre est avant tout l’occasion de dresser un portrait sensible et de raconter au fil de ses pages les histoires de toutes ces personnes.

 

 

À noter : Les droits d’auteurs seront reversés à des associations œuvrant pour les droits des personnes autistes.

 

 

Plongez dans l’univers d’Anne « Le riz vert d'Arthur, la courge déguisée de César, la purée volcanique de Martine, la non-recette philosophique et mathématique du chou romanesco d'Amélie, les spaghettis bleus de Corentin, les pâtes au sucre de Josef, la poire Belle-Paul, les plats post-it de Tanguy, le gâteau normal de Luc... le monde des « gourmets autistes » ouvre sur des saveurs inattendues, des mariages détonants et des déclinaisons décalées de nos classiques recettes.

 

Les particularités sensorielles des personnes autistes sont nombreuses et l'alimentation n'échappe pas à la règle. Devant des enfants qui ne mangent que « du rouge », n'acceptent que le mixé ou refusent tout légume, les parents trouvent des solutions créatives pour colorer, dissimuler... Et les enfants autistes, devenus adultes, innovent à leur tour. Ce livre fournit aux personnes autistes, à leur familles et à leur entourage 60 recettes pour se sentir moins seul aux fourneaux. Parsemé de nombreux témoignages tantôt émouvants tantôt drôles, loin de tout pathos, je cuisine un jour bleu est avant tout un fabuleux voyage qui permettra à chacun de découvrir les landes surprenantes de « l' Autistan ».

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

pax 22/05/2018 06:49

Bravo Taulier pour cette chronique douce amère qui aborde des sujets difficiles. Amère car elle montre la détresse de beaucoup et le j'm'emfoutisme de ceux qui, soi disant, ont la responsabilité du bonheur du peuple qui les a élus mais douce car cette chronique évoque la générosité de ceux qui se décarcassent pour suppléer aux manques des zélytes.

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents