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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 07:00
La France, Paris vu par 2 new-yorkais, Amy et Ferguson, 18 ans, juillet 1965, ils dînaient dans des restaurants bons et pas chers comme la crèmerie Polidor un des endroits où, dit-on, mangeait James Joyce.

Message de santé publique : l’abus de lecture de mes chroniques nuit à la santé des GC.

 

« Amoureux transi de la capitale française, Paul Auster raconte qu'il aurait bien aimé passer un an à Paris avec sa femme, avant de se raviser. « On a décidé tous les deux que ce n'était pas possible. Il faut que l'on reste à New York, aux Etats-Unis, pour lutter contre ce qui se passe là-bas » à propos de la présidence américaine actuelle.

 

Comment lutter ?

 

« Parler, écrire, voter, et puis toutes les autres choses que l'on peut faire, comme donner de l'argent aux causes dans lesquelles on croit. »

 

« C'est un véritable pavé. 4 3 2 1, le nouveau roman de Paul Auster et ses 1.020 pages s'invitent dans cette rentrée littéraire de janvier. Plus d'un millier de pages pour raconter quatre vies différentes, mais d'un même personnage : Archie Ferguson.

 

« Je pensais que ce livre allait me prendre 6 ou 7 ans à écrire", confie Paul Auster. Il n'en a finalement rien été. Trois ans et demi « auront suffi » pour 4 3 2 1. « J'ai travaillé sept jours sur sept, plus ou moins huit heures par jour », détaille l'écrivain. « Je n'ai fait rien d'autres pendant ce temps : pas de voyages, pas de lectures, pas d'entretiens. Avec ma femme, on est très peu sorti. »

 

« Je n'étais jamais confus ».

 

« Et il faut dire que je n'avais pas de plan. C'était totalement improvisé, du premier mot jusqu'à la fin. Chaque jour, je rentrais dans ma chambre de travail et je ne savais pas ce que j'allais écrire ce jour-là », raconte Paul Auster.

 

 

 

« Le choix de la France était inévitable puisqu’ils étudiaient tous les deux le français et avaient envie de le parler plus couramment mais aussi parce que la France était le centre de tout ce qui n’était pas américain, avec les plus grands poètes, les plus grands romanciers, les plus grands réalisateurs, les plus grands philosophes, les plus beaux musées et la meilleure nourriture, et, sans autre bagage que leur sac à dos, ils quittèrent le sol américain à Kennedy Airport à huit heures du soir du 15 juillet, le lendemain de la célébration annuelle de la prise de la Bastille en France. »

 

[…]

 

« L’hôtel parisien où ils étaient descendus était si obscur qu’il n’avait même pas de nom. L’enseigne au-dessus de la porte d’entrée indiquait simplement HÔTEL et la chambre rudimentaire qu’ils partageaient rue Clément dans le 6e arrondissement faisait directement face au marché Saint-Germain, cette chambre dix-huit, petite, mais suffisamment grande, qui n’avait ni téléphone, ni la télévision, ni la radio, qui était équipée d’un lavabo à l’eau froide mais pas de toilettes, coûtait dix francs la nuit, l’équivalent de deux dollars, ce qui revenait à un dollar chacun et quelle importance si les toilettes au fond du couloir n’étaient pas toujours libres quand on voulait y aller, et si la douche, une cabine exigüe de métal coincée dans le mur en haut de l’escalier n’était pas toujours libre quand on voulait s’en servir, l’essentiel était que la chambre soit propre et claire et que le lit soit assez grand pour qu’on puisse y dormir confortablement à deux et encore plus important, que le propriétaire de l’hôtel, un homme corpulent et moustachu nommé Antoine, se fiche complètement que Ferguson et Amy partagent ledit lit si manifestement ils n’étaient pas mariés et étaient assez jeunes pour être ses propres enfants.

Ce fut la première chose qui leur fit aimer la France (cette indifférence bénie pour la vie privée d’autrui)… »

 

[…]

 

« … et bien sûr il y avait la cuisine, la cuisine française qu’ils dégustaient avec enthousiasme lors du seul repas au restaurant qu’ils prenaient tous les soirs après un petit-déjeuner de pain beurré et de café (tartine beurrée et café crème)  un déjeuner de sandwiches faits maison (jambon de Paris) ou au fromage (gruyère, camembert, emmental) et les dîners le soir dans les restaurants bons et pas chers signalés dans L’Europe pour cinq dollars par jour, comme le restaurant des Beaux-Arts et Wajda à Montparnasse, la crèmerie Polidor (un des endroits où, dit-on, mangeait James Joyce), ils dégustaient des mets et des plats qu’ils n’avaient jamais goûtés à New-York ni nulle part ailleurs, poireaux vinaigrette, rillettes, escargots, céleri rémoulade, coq au vin, pot-au-feu, quenelles, bavette, cassoulet, fraises à la Chantilly et cette délicieuse bombe sucrée connue sous le nom de baba au rhum »

 

4321 Paul Auster pages 477-478-479

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Published by JACQUES BERTHOMEAU

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