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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 07:00
La disparition programmée des religieuses, elles sont victimes des 35 heures…

Le parti laïc, héritier du petit père Combes, aurait-il de nouveau frappé ?

 

Rappelons que la loi du jeudi 7 juillet 1904, prévoyait que les congrégations religieuses n'avaient plus le droit d'enseigner.

 

Au nom de la laïcité, le président du Conseil, Émile Combes, peut annoncer : « L'anticléricalisme est l'œuvre la plus considérable et la plus importante pour l'émancipation de l'esprit humain ».

 

Les lois du 3 septembre 1940 et du 8 avril 1942, confirmées à la Libération, abrogent la loi du 7 juillet 1904.

 

« La France a gardé en mémoire la loi de juillet 1901, au nom de laquelle sont déposés les statuts d'innombrables associations. Mais ce texte libéral a eu sa « face sombre » : son titre III mettait en place une législation sévère à l'encontre des congrégations religieuses, dont la République voulait briser l'influence politique et sociale.

 

Le gouvernement d'Émile Combes, formé en 1902, choisit d'appliquer le texte avec rigueur, avant de faire voter la loi de juillet 1904 qui interdit tout enseignement aux congréganistes. Lorsque la Séparation intervient, il n'y a plus en France, officiellement, de jésuites ni de Frères. C'est l'heure d'une catastrophe sans précédent pour les congrégations et leurs dizaines de milliers de membres. Les unes demandent une autorisation qui leur est refusée ; d'autres choisissent d'emblée la clandestinité ou encore l'exil. Des centaines de couvents, collèges et écoles, des milliers de religieux et religieuses, et bon nombre de leurs élèves, gagnent les pays limitrophes de la France mais aussi l'ensemble de la Méditerranée, le Canada, les États-Unis, l'Amérique latine et jusqu'au Japon ou l'Australie. Exil planétaire, vécu dans la douleur mais aussi l'esprit missionnaire, et qui répand en deux traînées parallèles le catholicisme à la française, la langue et les livres nationaux. Il arrive, du reste, que la France soutienne, au Levant, des enseignants dont elle ne veut plus sur le sol métropolitain. On n'avait jamais pris la mesure de cet exil méconnu, le dernier qui ait marqué l'histoire politico-religieuse tourmentée de la France. »

 

Le grand exil des congrégations enseignantes au début du XXe siècle. L'exemple des Jésuites 

 

Des religieuses en habit de religieuse j’en croise souvent dans les rues de Paris ; la ville capitale abrite encore des couvents et des maisons mères de congrégations religieuses.

 

Rien ne menace les religieuses en cornettes, elles vont et viennent dans les rues dans l’indifférence générale. Alors, pourquoi donc proclamer en titre leur disparition programmée ?

 

 

Tout simplement parce que j’ai lu ceci :

 

« Le constat est évident : la bonne et gourmande religieuse au café ou au chocolat a quasiment disparu des pâtisseries françaises, au profit de l’éclair qui lui, se décline avec plusieurs autres parfums comme la vanille ou la pistache. Enquête à Tours ! 

 

Le drame, c’est justement cette recette de base identique. Le temps étant de l’argent, les artistes-pâtissiers français optent et misent sur le gain et le temps de fabrication : l’éclair est plus rapide et pour notre religieuse, la messe est dite.

 

Pour la petite histoire, l’éclair est plus ancien, il apparaît vers 1850, toujours en France, sous le nom de « Pain à la Duchesse » ou « Petite Duchesse ».

 

Pour les défenseurs de la belle  langue, l'éclair est du genre masculin et d’après l’Académie française, il est ainsi nommé car rapide à manger… »

 

C’est le Signor Frascati, glacier d’origine napolitaine, qui propose à la clientèle de son café parisien en 1856, cette  gourmandise sucrée.

 

Lire ICI 

 

« La couleur de son glaçage rappelle celle de l’habit des nonnes, et sa forme celle de leur silhouette, conférant ainsi au gâteau le nom de religieuse. À l’époque sortent aussi de chez Frascati des religieuses à la vanille. En outre, la religieuse est alors constituée d’un carré de pâte à choux fourré de crème pâtissière et surmonté de crème fouettée. Un peu plus tard, elle prend la forme qu’on lui connaît aujourd’hui grâce au pâtissier Chiboust, l’inventeur du saint-honoré. La crème Chiboust est la même dont on agrémente la religieuse. »

 

« … Curieusement, ce n’est pas la religieuse qui fit la renommée du café Frascati à l’époque, mais la littérature classique, qui l’évoque à travers les œuvres d’Alexandre Dumas (dans Georges : c'est le lieu où le riche mulâtre vient jouer des sommes folles, éblouir le Tout-Paris et braver le racisme.) ou d’Honoré de Balzac.(Dans La Fausse Maîtresse, il est dépeint comme un endroit où il faut se montrer ; dans Illusions perdues, c'est un enfer de jeu et de débauche, mais aussi un haut lieu de gastronomie où la lorette Florine vient commander des mets pour ses grands repas. On le retrouve encore dans La Fille aux yeux d'or, Les Employés ou la Femme supérieure, Splendeurs et misères des courtisanes.)

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet

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