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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 07:30
Ce matin je vous propose un texte qui me va comme un gant : sans la contrainte d’un délai je suis vraiment un fainéant…

Mon statut d’allongé pendant un bon mois m’a permis, outre de lire une palanquée de livres voir ICI, de me poser la question : que vas-tu faire lorsque tu vas retrouver la plénitude de ta locomotion ?

 

Du vélo sans doute mais comme je ne saute jamais le périphérique mon rayon d’action reste fort limité.

 

Que faire ?

 

Glander ?

 

Me laisser vivre comme un retraité…

 

Pourquoi pas ?

 

Comme je suis un retraité aisé, le modèle-type frappé par l’augmentation de la CSG – ce dont je ne me plains pas – je pourrais me payer des croisières culturelles pimentées par la présence de la fine fleur de nos intellectuels : Zemmour, Luc Ferry, FOG, BHL…

 

Me ferais trop chier !

 

Autre piste : me transformer, comme le gros Hercule Poirot, en écumeur de 3 étoiles, me la péter au Plaza ou au Meurice, me prendre pour un succédané de Pudlo, gratter comme lui des chroniques que personne ne lit, faire accroire, comme lui, que je suis un grand dégustateur…

 

Que nenni, je fuis ces nouveaux temples pour nouveaux riches, au décor pompeux, aux assiettes chichiteuses et aux caves atrocement conventionnelles.

 

Alors aller au ciné, au théâtre, au concert, au stade, au casino, à l’Assemblée nationale, au Sénat, à Vinexpo, à Vinisud, à Vinovision, à la Dive…

 

Certes, mais pourquoi me cacher derrière mon petit doigt ce qu’il me faut pour me maintenir en vie c’est encore une bonne dose d’adrénaline afin de lutter contre ma nature profonde de fainéant.

 

 

« Schneiderman était le principal chroniqueur d New York Herald tribune, un métier accaparant qui l’obligeait à sortir presque tous les soirs pour assister à des concerts, des récitals et des opéras, il avait ensuite un délai très court pour écrire sa critique et la faire parvenir le soir même au secrétaire de rédaction en charge des pages artistiques, ce qui paraissait à Ferguson une tâche pratiquement impossible, il n’avait que deux heures ou deux heures et demie pour mettre en ordre ses impressions sur la représentation qu’il venait de voir et d’entendre et pour écrire à son sujet quelque chose de cohérent, mais Schneiderman avait l’habitude d’écrire dans l’urgence et la plupart des soirs il achevait ses articles sans même lever les mains de son clavier et lorsque Ferguson lui demanda comment il pouvait produire les mots à une telle vitesse, il répondit à son beau-fils, je suis vraiment paresseux, Archie, et si je n’avais pas la contrainte d’un délai à respecter je ne terminerais jamais rien, et Ferguson fut impressionné de voir que son beau-père pouvait ainsi se moquer de lui-même car bien évidemment il était tout sauf paresseux. »

 

4321 Paul Auster page 258 Actes Sud

"4 3 2 1" : pourquoi le dernier roman de Paul Auster est exceptionnel

 

 

Paul Auster publie "4 3 2 1" (Actes Sud), un roman monumental qui met en scène la vie d'un garçon d'origine juive né en 1947. Auster y inaugure un dispositif narratif inédit en déclinant 4 scénarios possibles pour son personnage, dont la somme dessine un portrait d'une grande profondeur, l'histoire des Etats-Unis en toile de fond. "4 3 2 1" est un roman exceptionnel. On vous dit pourquoi.

 

ICI https://culturebox.francetvinfo.fr/livres/la-rentree-litteraire/4-3-2-1-pourquoi-le-dernier-roman-de-paul-auster-est-exceptionnel-267719

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