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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 06:00
Poulet * très confidentiel à mon Hercule Poirot gaulois…

Est-ce que j’eusse dû l’écrire à l’encre sympathique ce poulet ?

 

Nul besoin, mon Hercule Poirot est unique, il est mien et se reconnaîtra sans peine même si j'eus aimé que son patronyme chutât du côté d’un légume cher à mon cœur de Commandeur du Mérite Agricole.

 

En revanche l’emploi du « Plus-que-parfait » du subjonctif pour mon interrogation lui sied parfaitement, c’est un as, un peu maniaque, de la concordance des temps.

 

Cet amour immodéré le rapproche de la belgitude de l’Hercule Poirot d’Agatha Christie qui se serait inspirée d'un gendarme belge, Jacques Hornais, réfugié au Royaume-Uni pendant la Première guerre mondiale pour lui donner naissance.

 

Mon Poirot à moi a sucé le lait du Grevisse.

 

 

Rappelons aux petites louves et petits loups ignares que le Grevisse, Le Bon usage est une grammaire descriptive et prescriptive du français, publiée pour la première fois en 1936 par Maurice Grevisse.

 

Belge comme Poirot, né à : Rulles, le 07/10/1895 et mort à : La Louvière, le 04/07/1980

 

Biographie :

 

« Maurice Grevisse naît d’un père forgeron et d’une mère couturière. En obtenant son diplôme d’instituteur, il s’écarte de la voie professionnelle paternelle.

 

Il devient alors successivement régent littéraire, professeur et, enfin, accède en 1925 au titre de docteur en philosophie et lettres à l’Université de Liège.

 

Ayant accepté de refondre une grammaire scolaire existante, il rédige une œuvre originale, Le Bon Usage, qui paraît en 1936 et deviendra le centre de toute une vie.

 

Les plus grands grammairiens et écrivains de l’époque, dont André Gide, vont saluer ce travail minutieux. Il publie également une série de manuels reconnus pour l’enseignement secondaire.

 

Plusieurs distinctions viendront ponctuer une carrière admirable, comme le prix De Keyn de l’Académie royale de Belgique en 1939 et la médaille d’or de l’Académie française en 1946.

 

Maurice Grevisse disparaît le 4 juillet 1980 après avoir confié les rênes du Bon Usage à son gendre, André Goosse. »

 

J'ai moi aussi tété le Bon Usage mais, avec l'âge, je me laisse aller cher monsieur Poirot et c'est la Bérézina.

 

Alors, lorsque je vous croise, cher lecteur, vous ne manquez jamais, avec une délectation gourmande, de me cribler de flèches, je suis votre Saint-Sébastien, à l’encre rouge vous soulignez tous mes manquements au Bon Usage.

 

J’en conviens aisément mais, comme il est difficile d’en placer une avec vous, je n’irai pas jusqu’à dire que je m’en tamponne car ça offenserait ma défunte mère très soucieuse de la bonne orthographe et mademoiselle Brye mon institutrice qui aimait tant mes zéro fautes en dictée.

 

 

Tout fout le camp mon bon monsieur Poirot, tout décline, je ne suis qu'un vieillard indigne qui ne relit jamais ses chroniques. La gratuité a un coût cher Poireau et je suis tout disposé à vous accueillir comme correcteur en appliquant le même principe.

 

Mon image d’Hercule Poirot est celle de Peter Ustinov dans le  film Mort sur le Nil film britannique de John Guillermin, sorti en 1978.

 

 

La moustache en plus et la calvitie en moins j’y retrouve un peu  de vos rondeurs, un peu de vous qui, tel un Giscard face à un Mitterrand, aimez tant me poser des colles sur lesquelles je sèche sans honte puisque je n’ai nulle envie de répondre.

 

Ma devise « Sur mon lisse, tout glisse...» m'a permis de sortir indemne du marigot politique, je suis blindé.

 

Je vais vous faire un aveu, ou plus exactement je vous lance un défi : venez donc, sur un sujet de votre choix, exercer vos talents de plume – je ne suis pas ironique – et votre orthographe impeccable sur mon espace de liberté. J’en serais ravi.

 

Bien évidemment j’accueillerai, avec plaisir, toutes vos corrections à ce poulet.

 

Pour la chute j’ai opté pour la dernière dictée de Bernard Pivot Les bienfaits de la gymnastique.

 

Comme je suis toujours à l'extrême pointe de la tendance j'enfourche celle du renouveau de la dictée sous le règne du jeune Macron et de son Ministre Blanquer.

 

«Il s'agissait d'une dictée difficile, d'un niveau qui n'a probablement jamais été aussi élevé », estimait Bernard Pivot qui signait là la dernière émission des Dicos d'Or, lancés en 1985 avec le soutien du Crédit Agricole, France 3, Larousse et Lire. « C'est une décision que nous avons prise ensemble avec nos partenaires. Il faut savoir arrêter une belle émission… Je préfère laisser des regrets plutôt que d'être poussé vers la sortie»

 

187 finalistes étaient réunis, dont le Ministre de la Culture de l’époque Renaud Donnedieu de Vabres,  sous le chapiteau en dur de l'académie Fratellini, centre de formation aux arts du cirque près du Stade de France

 

Seuls trois finalistes, un professeur de lettres classiques, un informaticien et un typographe retraité parvinrent au « zéro faute », sur un texte mêlant calembours, termes liés à l'exercice physique, mais pas seulement.

 

La dictée lue ICI 

 

Allez, cher Poirot, soyez sport, jetez-vous à l’eau, empoignez votre porte-plume doté d'une plume sergent major, trempez-la dans l’encre violette et tapez-vous cette dictée.

 

Bonne journée et large soif comme le proclame le Roger Feuilly !

 

*Poulet : Familier. Lettre galante ; billet doux.

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