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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 06:00
Le champagne a toujours réussi aux vieilles familles, entre Épernay et Reims, aristocraties et affaires se sont mariées depuis des temps anciens,  Roederer et la famille Rouzaud

Entre la Noël et le Gui l’an neuf le champagne coule à flots au sens propre comme sur les pages des médias généraux ou spécialisés, chacun y va de son couplet y compris le bas-bourguignon Dupont qui y plonge son nez affuté.

 

Et pendant ce temps-là le manant italien Prosecco fait un carton à l’exportation en détrônant le champagne en Grande-Bretagne et en Allemagne.

 

Et pendant ce temps-là Pour la première fois en un siècle : La France veut étendre le terroir de Champagne lire ICI 

 

Et pendant ce temps-là les maisons de champagne plantent des vignes dans le sud de l’Angleterre Les champagnes Taittinger plantent leurs ceps en Angleterre.

 

Bousculée par la concurrence et le réchauffement climatique, la maison rémoise explore de nouvelles latitudes pour produire des vins effervescents.

 

La suite ICI

 

Et pendant ce temps-là les autres AOC effervescentes et les crémants français souffrent d’un déficit d’image et se voient concurrencer par le rouleau compresseur d’OC.

 

Mais revenons à l’histoire de l’aristocratie champenoise, en notant que certains grands noms ont disparu ou presque : les Vogüé, grand famille française, n’occupent plus la vaste place qui était la leur lorsqu’ils étaient encore administrateurs de Saint-Gobain et propriétaires de Moët et Chandon.

 

Le petit Bernard est passé par là.

 

Les comtes de Pracontal, eux aussi, ont vu passer le vorace petit Bernard mais c’était dans le cognac pour accoucher de Moët&Hennessy.

 

Laissons de côté les scories du passé pour nous intéresser aux Roederer qui font la une de l’actualité : 100% du vignoble Roederer a été cultivé en bio en 2017

 

C’est l’Ardennais qui le dit ICI 

 

« Great achievement by our vineyard team for #harvest17 : 100 % of our vineyards have been organically farmed ! Congrats – JBL  »

 

Voici un post du 31 août publié sur Twitter. Traduction : «  Bel accomplissement de nos équipes de vignerons pour la vendange 2017 : 100 % de notre vignoble a été cultivé de façon biologique ! Félicitations  », signé Jean-Baptiste Lécaillon, chef de cave et directeur adjoint de Louis-Roederer. »

 

En 2013, la surface du vignoble Louis Roederer s’étend sur 240 ha composés de 410 parcelles.

 

« Roederer, la plus ancienne maison du cru, est aussi l’une des plus fortunées. En 1833, Louis Roederer hérite de son oncle. En 1872, sous la direction de son fils, Louis Roederer II, le cap des 2,5 millions de bouteilles vendues est franchi (dont 666 000 en Russie et 390 000 aux USA).

 

À sa mort, sa sœur Léonie et son beau-frère Jacques Orly prennent la succession. L’affaire fait face à la guerre de 14-18, à la Révolution russe, à la Prohibition américaine, à la crise de 1929. C’est donc une maison très affaiblie que reprend, en 1932, Camille Orly-Roederer, leur fille. Pendant 40 ans, elle s’emploie à la redresser et à la développer. Son petit-fils, Jean-Claude Rouzaud, prend sa suite en 1979. « Œnologue respecté, il met en œuvre une politique de château qui, échappant aux sirènes du marketing, privilégie la qualité sur la quantité. »

 

Parallèlement, il s’emploie à rassembler autour de la maison de champagne – stratégie que son fils Frédéric poursuit – une constellation de propriétés : de la Californie au champagne Deutz en passant par  la maison Delas dans la vallée du Rhône et Ramos Pinto et ses vignobles du Douro au Portugal. Ou encore Domaines Ott en Provence. Châteaux de Pez et de Haut-Beauséjour à Saint-Estèphe et encore, plus récemment Pichon-Longueville comtesse de Lalande à Pauillac et Bernadotte dans le Haut-Médoc. La fortune de la famille qui détient 71% des actions de la société, est évaluée à 450 millions d’euros. »  

 

Extrait / les dynasties du pouvoir de l’argent Gabriel Milesi.

 

Ça date de 2011 voir ICI le site Roederer

 

Photo : Olivier Roux pour Le Figaro Magazine

 

Frédéric Rouzaud et sa famille

2017 : 785 M€

2016 : 720 M€+9.03%

 

108ème du classement Challenges des plus grandes fortunes de France en 2017.

 

Roederer, une cuvée très design par Jacques Dupont en décembre 2014

 

 « La »nouveauté chez Roederer est signée Philippe Starck. Un désigner de plus pour vendre un flacon traditionnel bien cher ? Pas vraiment. Philippe Starck ne s'est pas contenté de dessiner, il a aussi exigé de participer.

 

Jean-Baptiste Lecaillon, le chef de cave, nous a raconté comment l'idée de cette cuvée leur est venue : « En 2003, on a isolé sur Cumières des parcelles de pinot noir sur argile froide qui mûrissent extrêmement tard et cette année-là, celle de la canicule, on a eu une réaction à part, un comportement atypique. On a suivi en 2004 et 2005 pour voir comment les vins réagissaient. En 2006, autre année très chaude, réaction identique, particulière, une belle personnalité. » Dans la foulée, Frédéric Rouzaud, le big boss, et Philippe Starck se rencontrent. « Je suis allé le voir car j'aimais bien ce qu'il faisait, surtout sur le plan architectural. Tout de suite, il m'a dit : « Attention ! Je ne veux pas faire une étiquette et basta, si je fais quelque chose, je veux participer à tout... » Quelques années et des dizaines d'essais plus tard, les pinots noirs 2006 de Cumières se sont vu adjoindre un tiers de chardonnay pour conférer à la cuvée un côté plus souriant, avec un soupçon de meunier pour le fruit. « Tout a été vendangé le même jour, assemblé sur un pressoir traditionnel. On a procédé à cinq ou six heures de débourbage, vinification sous bois, élevé longuement en fût et en cuve Inox et on a moins de 5 kilos de pression pour préserver les saveurs [le champagne généralement est à 6 kilos de pression]... »

 

Un brut nature 2006, que Frédéric Rouzaud définit ainsi : « Vérité, terroir, élégance, abstraction... »

 

Côté habillage, Philippe Starck a opté pour le dépouillement et la discrétion : capsule brute, sans peinture, et coiffe en étain grise « exempte de toute inscription ». L'étiquette, au papier « d'inspiration japonaise, qui résiste à l'eau », blanche et minimaliste, résume ainsi cette histoire : « C'est un champagne brut nature millésimé élaboré en 2006 par Louis Roederer et Philippe Starck à Reims, en France. »

 

Roederer es notes duponiennes 2017 :

 

Dégustation en compagnie de Jean-Baptiste Lécaillon, chef de cave.

 

16 - Brut nature 2009. Réalisé avec Philippe Starck. 25 % meunier 55 % pinot noir, 20 % chardonnay. Un vin provenant d'une croupe argileuse assez profonde et qui donne son maximum les années solaires : "On presse tout ensemble et c'est vendangé le même jour sur une dizaine d'hectares travaillés en biodynamie. La seule chose que je touche, c'est la quantité de vins élevés en bois. Là, c'est un tiers de foudres (tonneaux) et le reste en Inox." Nez minéral, citronné, bouche dense, tendue, crémeuse, séveux, très pur, marin, long, pour amateur de champagne en pureté. 70 €

 

16 - Brut premier. Base 2013, 25 à 30 % de vins de réserve. 20 % meunier 40 % chardonnay, 40 % pinot noir. Nez citronné, entre apéro et table, floral, baies noires, bouche vive et ronde à la fois, assez gourmande, dense, long. 41€ 

 

16 - Rosé 2012. "Un millésime velouté, une année pinot noir. Il vient de Cumières (62 %) et les chardonnays (38 %) de Chouilly côté nord. Pour le pinot, on fait une macération à froid de sept à dix jours, on cherche les arômes de jus de pinot et non pas de vin rouge. Ensuite, je fais mon assemblage avec le chardonnay qui vient abaisser la couleur. Le chardonnay protège les arômes du pinot." Nez pur de petite cerise, pêche de vigne, pomelo, arômes de fruits acidulés, finale orange sanguine. 72 €

 

17 - Brut millésime 2009. 75 % pinot nordiste de Verzy et Verzenay et 25 % chardonnay de Chouilly sur sol calcaire. Nez solaire avec des touches de pain d'épice, cake, boîte à cigares, grillé, bouche dense, longue, gourmande, séveux, herbe aromatique, frais et savoureux. 70€

 

16,5/17 - Blanc de blancs 2010. Chardonnay d'Avize et une parcelle sur Oger : "Sur des craies très compactes. On cherche un vin assez moderne, boule de fruit." Nez moisson, bouche gourmande, note d'abricot, fruits jaunes, rappelle un peu les chassagne-Montrachet. 80€

 

18 - Cristal 2009. 60 % pinot noir, 40 % chardonnay. Nez riche et bien mûr, crayeux, assez solaire, crémeux, gourmand, fruits confits, abricot sec, minéralité en finale, il revient vers son sol, finale pierre, silex, épicé. Salé, amertume du pamplemousse. Assemblage de 35 parcelles. 195€ 

 

18,5 - Cristal 2008. Il sera mis en marché en mai 2018. "Même assemblage, mais 37 parcelles. Il est resté neuf ans sur lie, c'est la première fois que Cristal sort avec autant de temps sur lie." Nez floral, chardonnay, crayeux, très pur, floral, clémentine, bouche dense, très pur, cristallin, la roche à l'état pur, tonique, énergisant, un vin à ressort, très long, aérien.

 

Chroniques à suivre…

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commentaires

pax 09/01/2018 18:58

Et vive l'accordéon.Un coup je limite l’extension de l’appellation , un coup je l'augmente. Cette Chronique, ce me semble, peut être rapprochée de celle du 23 décembre. La ou je me marre c'est à penser à la tête que ferons ceux qui revendiquent la création d'un " no mans land" autour de leur chère appellation, s'ils l'obtiennent et que pour assurer leur croissance il leur faudra à nouveau étendre la zone d’appellation pour avoir suffisamment de raisin. Les contorsions pour justifier alors, l'injustifiable consistera un spectacle des plus jouissifs.

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