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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 06:00
First glimpse at David Dao’s photo project « Yellow is Beautiful »

First glimpse at David Dao’s photo project « Yellow is Beautiful »

Oyez, oyez, braves gens de Face de Bouc…

 

Vous qui vous contentez d’engloutir votre soupe en sachet…

 

Sur le coin de la table en formica de votre cuisine…

 

Contemplez ce que je contemple depuis la terrasse d’un palace…

 

Salivez devant les mets de cette table d’un triple étoilé…

 

En dépit de mon costard minable et de mes grolles avachies…

 

Je suis un privilégié…

 

Tel est le spectacle que nous offrent, sur Facebook, certains qui chalutent dans le petit marigot des soi-disant critiques de la haute-cuisine et de l’hôtellerie de prestige.

 

« Ils n’ont pas de honte… »

 

Sentence de ma mémé Marie, brave femme, bonne chrétienne, paysanne n’ayant jamais dépassé les limites du canton de la Mothe-Achard, à propos de ceux qui pétaient plus haut que leurs culs (langage non conforme à celui de mémé Marie mais exprimant crument sa pensée)…

 

Mais que diable, m’objecterez-vous, pourquoi devraient-ils avoir honte ?

 

Pourquoi jeter l’opprobre sur ces humbles colporteurs de ragots, sur ces braves plumitifs qui cirent avec ardeur les pompes des chefs, sur ces gens qui n’ont jamais mis les mains dans la farine ?

 

Tout bêtement parce qu’ils se font rincer.

 

Ça leur coûte peanuts, ils sont invités.

 

Je n’ai rien contre si la puissance invitante estime qu’il s’agit là d’un investissement commercial rentable.

 

Comme on dit, c’est du rédactionnel.

 

Pour eux c’est de la critique.

 

C’est ce qui me choque et si tu oses leur demander de produire leur addition ou leur note d’hôtel ils se drapent dans leur éthique, leur charte de déontologie personnelle inoxydable.

 

Ce sont des Incorruptibles.

 

Incorruptibles, mon cul !

 

La fameuse transparence exigée pour les politiques, pour le monde des affaires, pour celles et ceux qui détiennent un quelconque pouvoir, n’est pas à l’ordre du jour chez cette engeance.

 

Cette chronique, que je couvais depuis un bail comme une veille poule au bord de la réforme, je l’ai pondue après avoir lu l’ÉDITORIAL du sieur Wai-Ming Lung posté le 27 novembre 2017 sur son site ORGYNESS

 

TRANSPARENCE

 

 

Essayons de répondre à la sacro-sainte question à laquelle toute personne écrivant, balbutiant, beuglant, bloguant ou ruminant sur la restauration s’est vue confrontée un jour : est-ce que vous payez vos repas ? Et si non, votre sens critique se retrouve-t-il affecté du fait que vous soyez invité ?

 

A ce stade de l’article, j’entends déjà des hurlements, mes oreilles sifflent et ma trombine est déjà partie à l’impression sur une affiche estampillée « WANTED ». Mais, crevons l’abcès : bien entendu, les rédacteurs d’Orgyness et moi-même sommes également et régulièrement invités à des événements et des repas destinés à la presse. Invitations que nous honorons avec sélectivité et parcimonie, car nul homme n’est une île.

 

Ce vieux débat n’appelle pourtant qu’une seule et définitive réponse : oui, le jugement en est changé. Non pas parce que les journalistes sont corrompus, mais tout simplement parce qu’un invité ne reçoit pas la même attention qu’un client lambda. Les soins dévolus sont a fortiori différents, qu’on le veuille ou non, dès lors qu’on a affaire à des connaissances, des invités de marque ou des personnes susceptibles d’influer sur votre chiffre d’affaire. C’est on ne peut plus normal. Sans compter que, pour ma part, après plus de 10 ans d’écriture, il est désormais loin le temps de l’innocence où, blogueur anonyme, je pouvais me glisser n’importe où. Non que je sois devenu une vedette, mais le monde est si petit…

 

Outre l’anonymat, la question sous-jacente est : réagit-on de la même manière selon qu’on règle sa facture ou non ? A cette question, je dirais que nous sommes tous assujettis à un phénomène très simple qui s’appelle le pouvoir d’achat, or celui-ci varie d’une personne à l’autre, fixe notre niveau de vie, mais aussi notre niveau d’attente vis-à-vis d’un produit. Faire un repas chez un trois étoiles qui vous coûte un mois de salaire n’a pas les mêmes enjeux qu’un autre à 30€, et il serait parfaitement hypocrite de prétendre le contraire. Donc, oui et encore oui.

 

En réalité, la seule et unique critique honnête serait celle effectuée dans l’anonymat complet et réglée de sa poche. Mais ça, c’est dans un monde idéal. Comme nous vivons sur terre, nous nous devons de composer avec nos moyens. C’est la raison pour laquelle, Orgyness affichera désormais une transparence totale sur les conditions dans lesquelles ont eu lieu les tests et dégustations qui paraissent, en affichant en tête des nouveaux articles l’information suivante :

 

  •  adresse testée sur invitation

 

ou

 

  • adresse testée anonymement

 

Nous espérons ainsi répondre à un besoin de transparence et de sincérité qui fait défaut aussi bien à la presse traditionnelle qu’aux blogs que nous parcourons quotidiennement, et qui est l’essence-même de notre crédibilité. Sur ces mots, nous vous souhaitons un excellent appétit et une bonne lecture avec un œil nouveau.

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