Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 06:00
La saga des Richard du « café charbon » aux cafés tout court : le jaja et les barista…

L’aveyronnais est du genre discret, taiseux, industrieux, ambitieux sous ses airs de brave mec à qui on refilerait 3 sous pour qu’il s’achète un costume convenable. Patiemment, petite fourmi il bâtit un empire.

 

Voyez Philippe Cuq, venu du Decazeville des gueules noires, installé au Père Lachaise, bien sûr hors les murs, branché alternatif, modérément nudiste, le voilà qui étend son réseau de bouiboui à vin dans tout Paris et même en banlieue. Il vogue vers les 5 caves sous l’enseigne Lieu du Vin.

 

Beaugrenelle !

 

Blague dans le coin, c’est d’un autre aveyronnais, tout aussi discret (le grand Philippe, lui, est du genre Paganini sur Face de Bouc avec une tendance exécration des oligarques) : André Richard.

 

« Tout commence en 1875, par un « café charbon » à Paris, dans le 18e arrondissement. Le fondateur s’appelle Pierre Fayel et il est originaire de Neyrac, dans l’Aveyron. L’affaire prend de l’essor, en 1900, quand la charrette à bras est remplacée par la voiture à cheval. Il devient possible de livrer de plus grandes quantités. En 1920, un petit-cousin de la famille, Henri Richard *, est engagé comme employé. En 1938, il devient le patron. Arrive l’automobile ! Il est désormais possible de livrer des quantités encore plus importantes et beaucoup plus loin. En 1945, Henri reprend une société qui distribue des eaux minérales, des jus de fruits et des sodas aux cafés, hôtels et restaurants.

 

Henri Richard travaille étroitement avec son frère cadet, Georges, installé en Algérie, où il dirige une affaire de négoce en vins et produits viticoles.

 

Cinq ans plus tard, son fils, André Richard entre dans l’entreprise et crée l’activité torréfaction de café à Asnières. La famille se lance ensuite dans une politique de rachat de vignobles dans le Beaujolais, le Bordelais et la vallée du Rhône.

 

La nouvelle génération entre à son tour dans l’entreprise. Corinne et Céline, filles d’André Richard, s’intéressent aux vins. ; Nathalie, elle, s’occupe de la branche restauration. Leurs cousins, Anne et Arnaud, se consacrent, eux, au café. La fortune est estimée à 120 millions d’euros. »

 

Gabriel Milési Les dynasties du pouvoir de l’argent (2011)

 

Famille Richard **#210ième fortune de France

2016 : 330 M€ 2015 : 330 M€

 

Voir ICI 

 

Le vin, activité historique du Groupe Richard

 

Lorsque Henri Richard, en 1920, reprend à 22 ans l’entreprise de vente de vin en gros de son cousin, il n’imagine pas qu’un empire est en train de naître. L’inventaire de l’affaire se résume à 10.000 hectolitres de vin, trois attelages, quatre chevaux et une chèvre !

 

Vins Richard : 21 millions de bouteilles par an

 

« Aujourd’hui, la branche Vins distribue 21 millions de bouteilles par an dans les cafés et restaurants de France. Pour Corinne Richard-Saier, continuer l’œuvre est une évidence. «C’est plus qu’une passion, un projet de vie qui transcende...», confie cette suractive de 50 ans, diplômée d’un MBA de l’université de San Francisco, devenue spécialiste en matière vinicole. «Le vin n’est pas un produit qui se vend tout seul. Il faut expliquer son histoire, parler de l’homme qui est derrière, de ses intentions. Nous sélectionnons donc les producteurs en fonction des appellations et des régions bien sûr mais aussi des vignerons et de leur histoire, des spécificités de leur terroir... Notre catalogue doit toucher aussi bien les brasseries de quartier que les restaurants avec un grand Chef en cuisine. Il nous faut plusieurs niveaux de prix, des domaines reconnus, des coups de cœur...».


Dès 1960, la famille Richard fait l’acquisition de ses propres Châteaux dans le bordelais, le Beaujolais et la Vallée du Rhône. Les 8 domaines, soit 600 hectares, produisent 2,9 millions de bouteilles dont 1,4 millions sont distribués par le groupe (5,5% de ses ventes). 



«Cette activité nous a permis de concrétiser notre caution vin», explique Corinne Richard-Saier. «Mais aujourd’hui, ce n’est pas une volonté stratégique de poursuivre ce développement même si on ne dit jamais non à une opportunité ou à un coup de cœur !». Et pour cause, les ambitions du groupe sont ailleurs.

 

L'empire discret des Cafés Richard 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

machine à café 42 12/02/2018 11:17

Merci pour votre article.
Boire un bon café en machine c'est top et rien à voir avec le café fait à la maison.
Bien cordialement.

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents