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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 07:00
Je tenais pour acquis que tout le monde partageait ma passion pour les ciels nuageux. J’ai eu tout un choc en apprenant que certaines personnes préféraient le soleil.

Pur achat d’impulsion au vu de la couverture, alliant les couleurs pastel d’un ciel irréel, le noir charbonneux des cheveux, de la veste, de la cravate, et ce regard étrange, projeté vers je ne sais quel ailleurs.

 

Chez Gallimard j’ai donc acheté la BD « Glenn Gould, une vie à contretemps » Dargaud, 128 pages, 21€

 

 

Je ne vais pas vous la jouer fin mélomane, le genre grand amateur de musique dite classique, mes goûts musicaux sont éclectiques mais ma culture musicale est, et reste, bien rudimentaire.

Bien sûr dans ma bibliothèque de CD je possédais les coffrets The Gleen Gould Edition chez Sony, qui venait de racheter CBS, acheté dans les années 90.

ICI 

 

Pour autant connaissais-je qui était réellement Glenn Gould ?

 

La réponse est non, je savais vaguement que ce grand pianiste connu dans le monde entier conservait encore une part de mystère. En achetant la BD de Sandrine Revel je m’attendais à ce qu’elle reprenne la biographie de Glenn Gould, son enfance, l’entrée dans la vie adulte, son travail de relecture musicale, notamment de l’œuvre de Bach…

 

Rentré at home j’ouvre l’album et là, patatras, je suis perdu Sandrine Revel ne joue pas cette partition attendue, elle a choisi un autre chemin, celui de raconter le personnage en alternant de façon non chronologique des moments clé de son existence, en dessinant des personnes ayant côtoyé le musicien, en reprenant ses paroles ou écrits.

 

J’ai donc pris le temps, et même si ça peut vous paraître loufoque c’est en commençant par la fin que je suis le mieux entré dans cette BD plutôt dense à lire.

 

Voilà ce qu’en dit le critique de l’Express : « Glenn Gould, une vie à contretemps », une BD virtuose

 

« La plupart des anecdotes connues et célèbres concernant Gould y sont dûment répertoriées : la relation à sa chaise si particulière, son aversion pour les contacts humains, sa passion pour les animaux… Comme en témoigne les annexes, Sandrine Revel s’est beaucoup documentée pour réaliser son album. Elle a même intégré une « discographie raisonnée » du pianiste (ainsi qu’une liste de références diverses) qui permettent d’aller sélectionner les morceaux de musique une fois la lecture de l’album achevée. »

 

« Les dessins sont très délicats, sensibles. Quasiment aucune couleur chaude, les tonalités sont souvent grises, ce qui rend l’album un peu triste. »

 

« L’album est une relecture intéressante de la vie de Gould, qui laisse la part belle à l’imaginaire. Sandrine Revel dépeint l’artiste avec beaucoup de sensibilité et de respect. Elle parvient à nous laisser entrevoir l’homme derrière l’interprète. Un bel album mis en musique ! »

 

Tout sur Glenn Gould ICI 

 

Glenn Gould en BD, c’est fou ICI

 

Planches commentées :

La bédéthèque idéale #86 : les variations de Sandrine Revel sur Glenn Gould ICI 

 

 

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commentaires

pax 29/10/2017 08:42

Un peu de soleil dans l'eau froide ( comme titrait SAGAN ) ne peut pas faire de faire de mal.
Blague à part je partage ce goût ayant comme le chante BRASSENS aucune attirance pour ces pays imbéciles ou jamais il ne pleut se privant ainsi de rencontrer la bergère de la chanson.
En rejoignant BARBARA : "Le ciel de Nantes Rend mon cœur chagrin " on est loin de GOULD mais pas non plus en si mauvaise compagnie.

Paroles / Lyrics: Georges Brassens
L'ORAGE
Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps,
Le beau temps me dégoûte et me fait grincer les dents,
Le bel azur me met en rage,
Car le plus grand amour qui me fut donné sur terre
Je le dois au mauvais temps, je le dois à Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage.

Par un soir de novembre, à cheval sur les toits,
Un vrai tonnerre de Brest, avec des cris de putois,
Allumait ses feux d'artifice.
Bondissant de sa couche en costume de nuit,
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis
En réclamant mes bons offices.

"Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié,
Mon époux vient de partir faire son dur métier,
Pauvre malheureux mercenaire,
Contraint de coucher dehors quand il fait mauvais temps,
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'une maison de paratonnerre."

En bénissant le nom de Benjamin Franklin,
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins,
Et puis l'amour a fait le reste!
Toi qui sèmes des paratonnerres à foison,
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison?
Erreur on ne peut plus funeste.

Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs,
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage,
Rentra dans ses foyers faire sécher son mari
En me donnant rendez-vous les jours d'intempérie,
Rendez-vous au prochain orage.

A partir de ce jour je n'ai plus baissé les yeux,
J'ai consacré mon temps à contempler les cieux,
A regarder passer les nues,
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus,
A faire les yeux doux aux moindres cumulus,
Mais elle n'est pas revenue.

Son bonhomme de mari avait tant fait d'affaires,
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer,
Qu'il était devenu millionnaire
Et l'avait emmenée vers des cieux toujours bleus,
Des pays imbéciles où jamais il ne pleut,
Où l'on ne sait rien du tonnerre.

Dieu fasse que ma complainte aille, tambour battant,
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a tenu tête ensemble,
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mille de mon coeur a laissé le dessin
D'une petite fleur qui lui ressemble.

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