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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 06:00
Le dessinateur François Boucq suit pour Le Monde le procès DSK-Carlton à Lille.

Le dessinateur François Boucq suit pour Le Monde le procès DSK-Carlton à Lille.

Mon Ministre, membre du premier cercle mitterrandien, celui qui déjeunait chaque mercredi avec lui après le Conseil des Ministres, Pierre Joxe, Louis Mexandeau, entre autres, les UDSR, alors que DSK n’était que, en 1991, ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement Édith Cresson puis de Pierre Bérégovoy jusqu’aux élections législatives de 1993, me confia un jour « Strauss-Kahn c’est un danseur mondain ! »

 

Il n’avait pas tout à fait tort, DSK de par sa légèreté et la haute idée qu’il se fait de sa personne intéressera beaucoup l’ex-brigade mondaine avec son pote Dodo la saumure.

 

En ce temps-là DSK était jospinien.

 

Comme Nicole Bricq, à qui il est venu rendre un dernier hommage au Conseil Economique et Social, avec une palanquée d’anciens ministres, des parlementaires au chômage, quelques rescapés et des politiques en plein recyclage, il a commencé - prof d’économie barbu et binoclard - sur les bancs du Ceres. «Nous pensions à l’époque que nous connaissions le sens de l’histoire et que nous pourrions en dénouer les ruses», s’amuse l’ancien présidentiable, avant de tenir tête à Emmanuel Macron, parlant d’égalité réelle, de socialisme de production, de lutte contre les inégalités et des «méfaits de la financiarisation mondialisée».

 

Oui, oui, ne vous pincez pas notre DSK en parangon de la « vraie gauche » est le parfait symbole de l’ancien monde, de ce PS dévalué, englouti sous le poids de ses contradictions, de son discours de gôche dans l’opposition, de ses pratiques gestionnaires de « gauche de gouvernement », de ses ambiguïtés, de ses haines recuites, de la notabilisation de ses cadres, de ses combines…

 

Rappelons à ceux qui ont la mémoire courte qu’en 1971, lors du congrès d’Epinay, les membres du Centre d’études, de recherches et d’éducation socialistes (Ceres), les marxistes de service, les idiots utiles du PCF,  allait permettre à Mitterrand, en s’alliant à la droite du PS : Gaston Deferre, de prendre le parti et son envol vers l’Elysée. À l’époque, Nicole Bricq et ses compères voulaient forger l’outil politique qui permettrait l’alternance pour changer la vie et surmonter la division de la gauche», a rappelé «le Che», dont la lettre a été lue par l’ancien député socialiste Emeric Bréhier.

 

Le Ceres a été le creuset de toutes les dérives, de tous les parcours ambigus liant les deux extrêmes au nom de ce que l’on nomme aujourd’hui le souverainisme.

 

Reprenons le fil de l’Hommage à Nicole Bricq : une époque et des piques par Laure Bretton dans Libération.

 

 « Sous la verrière de béton armé, la soirée avait de faux airs de tragédie grecque. Des colonnades, un peuple déboussolé et trois héros convoqués pour se souvenir d’une de leurs et qui finissent par raconter leurs guerres. Mardi soir, l’hémicycle du Conseil économique et social (Cese), à Paris, a réuni près de 250 socialistes et apparentés pour un ultime hommage à Nicole Bricq, brutalement disparue début août. Parmi eux, orateurs invités par Jean-Paul Planchou et Renaud Bricq, le compagnon et le fils de l’ancienne ministre, Dominique Strauss-Kahn, François Hollande et Emmanuel Macron. Celui qui aurait pu être président, celui qui l’a été et celui qui l’est sur une même estrade pour rappeler le parcours politique d’une femme, qui épouse les méandres de la gauche. De Jean-Pierre Chevènement à En marche en passant par le Portugal de la Révolution des œillets, qui fut le laboratoire de l’union de la gauche au mitan des années 70. »

 

« Pour les écouter, lovés dans le velours vermillon du Palais d’Iéna, une palanquée d’anciens ministres, des parlementaires au chômage, quelques rescapés et des politiques en plein recyclage. Un moment suspendu dans l’histoire de la gauche. «On retenait tous notre souffle, c’était une heure hors du temps, un moment un peu fou», glisse a posteriori un des rares élus non socialistes de l’assemblée. Quatre mois après la victoire d’Emmanuel Macron, qui a achevé de faire imploser le Parti socialiste, «nous étions, au fond, dans cet hémicycle les différentes couches sédimentées de la gauche de gouvernement depuis quarante ans», complète le sénateur Alain Richard, qui a rejoint La République En marche en juin. »   

 

« Costume anthracite, cheveux blancs, tête rentrée dans les épaules, Dominique Strauss-Kahn commence par rendre hommage à la «combattante» Nicole Bricq. Sept minutes millimétrées, sans note mais «probablement apprises par cœur», se marre un ancien strauss-khanien. Comme l’ancienne sénatrice, il a commencé - prof d’économie barbu et binoclard - sur les bancs du Ceres. «Nous pensions à l’époque que nous connaissions le sens de l’histoire et que nous pourrions en dénouer les ruses», s’amuse l’ancien présidentiable, avant de tenir tête à Emmanuel Macron.»

 

« À la sortie du Palais d’Iéna, des berlines transportent la famille de Nicole Bricq vers une brasserie du VIIe arrondissement. François Hollande suit le mouvement. Samedi, une partie de cette assemblée remet le couvert à Boulogne-sur-Mer, invitée au mariage de l’ancien ministre hollandais, Frédéric Cuvillier. Et Jean-Christophe Cambadélis, dont le récit acide du quinquennat a fini de braquer ses camarades, de regretter d’avoir «terminé [s]on livre trop tôt». Tous ont envie de raconter ce «petit précipité de gauche» mais la plupart réclame de le faire sous le couvert du «off». A les écouter, immédiatement les piques affleurent, la rancœur aussi. A l’heure de tourner la page sur quarante ans de militantisme, un convive verse dans la psychanalyse : mardi soir, «Hollande et Strauss-Kahn ont dit à Macron : « Tu es parce que nous avons été. » Et Macron leur a répondu : « Vous étiez certes. Mais je suis. »

 

Le message de DSK à Emmanuel Macron sur les valeurs de la gauche

 

L’ancien patron du FMI, qui a vu certains de ses ex-conseillers rejoindre l’équipe d’Emmanuel Macron, en a profité pour donner son premier discours politique depuis l’affaire du Sofitel de New York, le 14 mai 2011. Tout en dressant un portrait très personnel de l’ex-ministre de François Hollande, qui a participé à ses côtés, dans les années 1990, à son courant « Socialisme et démocratie », il n’a pas manqué d’adresser un message sur les valeurs de gauche au président de la République, comme l’a rapporté L’Opinion. En parlant de Nicole Bricq, il a déclaré notamment :

 

« Je l’avais convaincue de mon idée de socialisme de la production, pour remplacer le vieux socialisme de la redistribution. Et quand on voit aujourd’hui les méfaits, l’explosion des inégalités créées par la financiarisation de la mondialisation, on voit que la cible n’était pas si mal choisie. »

 

Et DSK de poursuivre :

 

« Quand on est sûr de ce qu’on pense, on peut faire des compromis avec des adversaires d’hier et peut-être de demain. Elle l’a fait par conviction, très loin du cynisme de beaucoup. Parce qu’elle savait que les valeurs de gauche et les valeurs de droite ne sont pas les mêmes. Que les deux sont nécessaires à l’équilibre de la société, mais que leur opposition dialectique vivra tant que vivra la démocratie. Les mêler, ce n’est pas les confondre. Les faire avancer ensemble, c’est savoir garder leur équilibre. »

 

Allusion à peine voilée au chef de l’Etat, chantre du « ni droite, ni gauche » puis du « et droite et gauche » pendant la campagne présidentielle. Un discours longuement applaudi par la salle, « presque comme dans un meeting », écrit L’Opinion.

 

En savoir plus sur ICI 

C’est le bordel… DSK sort sa verge pour fouetter sur sa fesse gauche le Président Macron et en même temps !

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