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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 08:00
Les élucubrations d’un pinzutu en exil in Golfu di a Liscia : le vin a aussi besoin d’eau…

« La progression du sentiment anti-France me préoccupe » proclame Jean-Martin Mondolini leader de la droite régionaliste en Haute-Corse, en page 5 de Corse-matin, le JO de l’île.

 

En tant que pinzutu indécrottable je ne suis pas en capacité de décrypter les subtilités de l’échiquier complexe des tendances et des sous-tendances politiques qui traversent droite et gauche insulaire avec leur lot de grands feudataires, les nationalistes et les indépendantistes, et y’a même ici des insoumis et un paquet qui fricotent avec la fille du borgne.

 

Si je vous cite ce jeune loup de Mondolini, un chouïa dégagiste, et poliment partisan de remplacer les vieilles canailles, c’est qu’il souhaite éclairer l’électeur sur les conséquences d’un Corsexit.

 

J’avoue que le concept de Corsexit m’a séduit.

 

« Je souhaite que chaque électeur soit éclairé sur les enjeux du processus d’autodétermination validé par la majorité territoriale, notamment en faisant expertiser et connaître les conséquences d’un « Corsexit ». Je suis le premier à dénoncer les maladresses de l’État, à demander plus de compétences, plus de moyens, à vouloir tendre vers une République fédéraliste mais je trouve préoccupant le sentiment anti-France qui gagne certains esprits dans une attitude de déresponsabilisation infantile sur le thème : » Quand ça ne va pas, c’est la faute de l’État. » Inversement, je trouve assourdissant le silence qui prévaut chaque fois que nous sommes rattrapés par nos propres turpitudes. Je songe à la catastrophe économique, sportive et sociétale du Sporting, ou encore la folie incendiaire. Que n’aurait-on lu si des « Gaulois » en avaient été les protagonistes. »

 

La chronique de Roger Antech en page 40 au titre accrocheur : Le vin peut aussi manquer d’eau, en référence à l’extrême sécheresse qui a sévi sur l’île, est un peu du même tonneau.

 

C’est un joyeux méli-mélo d’irresponsabilités sur la gestion de l’eau en Corse, comme celle des déchets… Tout le monde se renvoie la balle et rien n’avance.

 

Et Antech revient bien sûr au jeu électoral qui va s’ouvrir dans 3 mois lors des élections territoriales : « La Corse manque d’eau. Elle ne manquera pas de candidats en décembre prochain, si l’on en juge par la frénésie qui agite tous les camps à trois mois seulement de l’échéance.

 

La droite se présente comme de coutume sous une multitude de ruisseaux, deux déjà, trois bientôt dont on n’est même plus sûr qu’ils rentreront en confluence avant le 17 décembre, jour du second tour des territoriales. Il y a longtemps qu’ils ne font plus ici les grandes rivières.

 

La gauche pour avoir pratiqué si souvent cette même politique, y apparaît comme une terre brûlée, un maquis étêté, sans chef légitime ou même désigné, un paysage dévasté d’après déluge.

 

Plutôt que de se demander « qui ? » pour conduire la liste, ces deux bords, si longtemps au pouvoir territorial, devraient d’abord s’interroger sur quelle politique de droite ou de gauche pour la Corse. Mais le lit des idées semble lui-même tari…

 

Chez les nationalistes, le partage des eaux paraît mieux établi entre indépendantistes et autonomistes au pouvoir, même si une nouvelle démarcation apparaît avec l’autodétermination. C’est donc moins le choix des personnalités, et moins les niveaux qui préoccupent que le diamètre, le calibrage du tuyau. Union ou pas dès le premier tour, entre Femu et Corsica Libera ? L’Évangile paraît écrit mais on ne le dit pas encore. »

 

Je m’en tiens là car ensuite le chroniqueur s’adonne à l’art corse de l’image sainte où le pinzutu que je suis ne comprends goutte fusse-t-elle bénite.

 

Samedi 2, lorsque j’ai posé le pied sur le tarmac de Campo del Oro, notre ex-président arrivait à Monticello pour faire du Hollande : remettre les insignes de la Légion d’Honneur à Hyacinthe Mattei, l’ancien maire de Monticello (son fils Joseph lui a succédé). Le François adore ce genre d’exercice, il y excelle…

 

 

Enfin, un cliché qui va vous surprendre : Le Grand Prix Lucien Tirroloni à Vignetta.

 

 

Pourquoi ?

 

Tout simplement parce que j’ai bien connu Lucien Tirroloni lorsqu’il présidait la Chambre d’Agriculture de Corse-du-Sud et que je pilotais au cabinet le dossier Corse sous la responsabilité du Premier Ministre Michel Rocard. Lucien Tirroloni a été assassiné. Aucune revendication, le ou les auteurs ou commanditaires jamais identifiés et bien sûr condamnés.

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