Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 06:00
Le chai du château d’Ô, saint-émilion grand cru classé A, était plein de corps étrangers (25)

(25) Le Falcon 50 EX a la particularité de se contenter de très courtes pistes, 1200 mètres, ce qui est bien utile pour se poser dans certains pays exotiques

 

Des motos-taxis nous conduisirent à l’aéroport du Bourget, en dépit de leurs casques je savais que c’étaient des yakusas. Un cross-over Nissan ouvrait la route et un autre nous collait au cul. Le Tarpon ne lésinait pas sur la sécurité, ça le faisait bander !

 

L’équipage du Falcon EX, le commandant de bord, le copilote et une hôtesse nous attendaient au pied de l’appareil, souriants. Ils nous saluèrent au fur et mesure de notre passage. Les trois filles nous nous installâmes à l’avant. Nos protecteurs à l’arrière. L’équipage se mit en place. L’hôtesse referma la porte. Les réacteurs feulèrent. L’avion entama son roulage jusqu’en bout de piste. Nous décollâmes à 17h35. Le 50 EX a la particularité de se contenter de très courtes pistes, 1200 mètres, ce qui est bien utile pour se poser dans certains pays exotiques. Le jeune VO nous en fit la remarque en souriant.

 

Nous atteignîmes notre altitude de croisière très rapidement. L’hôtesse nous proposa des rafraichissements. J’optai  pour un Cristal 2004 de Roederer, alors qu’Adelphine et Rosa s’en tinrent sagement au jus d’orange. Les hommes sirotèrent du Lagavulin.

 

Le commandant de bord nous avait annoncé dès notre départ que la distance de vol entre Paris et Venise était d’environ de 470 miles soit 755 kms et des poussières, et qu’il nous faudrait compter sur 1 heure 15 minutes de voyage pour atteindre l’aéroport Giuseppe Verdi de Parme.

 

Après les rafraîchissements notre charmante hôtesse dressa la table et nous servit une collation. Les filles picorèrent, nos hommes se goinfrèrent. Adelphine lisait en mangeant. J’avais remarqué dès le départ qu’elle tenait à la main un livre sur la jaquette duquel trônait une jeune vache pie noire dans un décor de papier vert d’eau très bucolique, « Laitier de nuit » d’Andrei Kourkov.

 

J’avais lu son désopilant best-seller « Le Pingouin » qui contait l’histoire, à Kiev, de Victor Zolotarev, un journaliste sans emploi et de son pingouin Micha rescapé du zoo de la ville en pleine débine. Tous deux tentent péniblement de survivre, entre la baignoire et le frigidaire de l'appartement. J’avis adoré Victor et son pingouin neurasthénique se trouvent plongé dans la tourmente d’un monde impitoyable et sans règles, celui d’une république de l’ancien  empire soviétique

 

 Adelphine lut à voix haute :

 

« Nous sommes à l’aéroport de Bérispol, un matin. » c’est l’aéroport de Kiev. «Un maître-chien, Dmitri Kovalenko, employé des douanes inspectait avec son berger Chamil les rangées de bagages enregistrées, en  fredonnant une chanson inepte. Chamil reniflait les valises et les sacs depuis quatre du matin. Après trois heures de boulot le clebs fatiguait… »

 

« … Ce matin-là, comme par un fait exprès, les passagers aériens se révélaient étonnement respectueux de la loi. Aucune trace de drogue dans leurs bagages. Or le chien avait grande envie de faire plaisir à son maître qui, à voir son regard, ne semblait pas connaître le sens du mot « excitation». Comme il aurait aimé le voir cesser de bailler ».

 

Le gabelou, n’avait pas son compte de sommeil car il avait fêté jusqu’à l’aube les 25 ans de sa sœur cadette Nadka avec une vingtaine de personnes. « Ils avaient bu, mangé et joué au karaoké » et c’est que cette fichue rengaine lui était rentré dans la tête. « Tu nous ne rattraperas pas ! » Chamil, lorsque soudain « une fragrance tout à fit neuve et insolite attira son attention. Ce curieux parfum émanait d’une petite valise de plastique noir à roulettes. Celle-ci était flambant neuve, et ce détail participait également de l’odeur, cependant il y avait autre chose encore, qui inspirait comme un étrange et pesant sentiment de joie mauvaise. »

 

Le Falcon se posait en douceur. Un van m’attendait au pied de la passerelle pour me conduire dans les locaux de l’entreprise Gandolfo, numéro un mondial du trading de concentré de tomates, aussi spacieux que discrets. Les trois frères Gandolfo, les « Marco Polo » de la tomate, la troisième génération à parcourir le monde pour acheter et vendre des barils d’or rouge. Chaque été, ces traders se relaient en Chine dans le cadre de leurs voyages d’affaires rituels. Les 3 frères scrutent attentivement l’évolution de la production chinoise.

 

C’est Armando, l’aîné qui me reçut.

Partager cet article

Repost0

commentaires

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents