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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 10:50
Eli Eli lama sabachthani : mais où est-ce que vous êtes allés dénicher ce Ministre de l’Agriculture messieurs le Président de la République et son Premier Ministre ?

J’ai servi 3 Ministres de l’Agriculture : Michel Rocard en tant que conseiller technique, Henri Nallet en tant que directeur-adjoint et Louis Mermaz en tant directeur de son cabinet sous Michel Rocard Premier Ministre, puis Edith Cresson puis Pierre Bérégovoy.

 

Soit un présidentiable qui maîtrisait tous ses dossiers avec une tête politique ; un techno pur sucre en provenance de l’INRA via le cabinet du Président de la République ; un pur politique qui jusqu’à la fin de son mandat avait du mal à comprendre ce qu’était une vache allaitante.

 

Bref, le haut niveau pour commencer puis l’art de l’esquive mitterrandienne pour le second et enfin le pur produit du premier cercle de Mitterrand.

 

Sans prétention je connais cette maison comme ma poche, pendant 2 ans sous Nallet j’avais en charge, entre autres, de la gestion de la boutique : personnel et budget de fonctionnement.

 

Sous Hollande, Le Foll, qui n’aime rien tant que le jeu politique, nous a gratifié d’une gestion classique de cogestion à la FNSEA, rien qui fâche et surtout aucune inflexion notable vis-à-vis du modèle. Même pas une déception, tellement « hollandais », cependant maintenant libéré de sa charge le Stéphane nous refait du Le Foll  visionnaire et défendeur du bilan de son pépère

.

Logique dans l’esprit de ce PS balayé par les électeurs, tu retrouves ta gauche, tu te sens proche des confédérés paysans, mais surtout tu lorgnes vers les petits jeux de ce qu’il reste de la rue de Solférino, soit pas grand-chose.

 

Passons au successeur !

 

Là c’est carrément la Bérézina.

 

Le sieur Travers voisine la nullité absolue.

 

Passons sur l’affaire des pesticides tueurs d’abeilles, ignorance et incompétence alimentées par les notes des services de la DGAL, toujours indulgents avec les chimistes.

 

Erreur de débutant, sauf que les fameuses assises de l’Alimentation, chère au cœur du Président Macron, vont se révéler une gigantesque bouffonnerie, même pas drôle, qui n’accouchera même pas d’une souris.

 

Emmanuel Macron a raison certains de ses Ministres produisent du pipi de chat ou plus concrètement relaye de la bouillie pour les chats produite par leur Administration.

 

J’ai aussi lu dans le Monde que les cabinets ministériels du gouvernement Philippe sont au bord du burn-out, mieux vaut en pleurer qu’en rire. Comme disait ma grand-mère « de mon temps » nous n’étions pas plus nombreux qu’eux et y’avait en permanence du pain sur la planche.

 

Mais le sommet est atteint avec la crise des œufs au Fipronil gérée à la manière de nos vétérinaires de la DGAL : le compte-gouttes, faut pas fâcher nos partenaires, mais où est donc passé le sieur Travers ?

 

Lui, ce n’est pas une maquilleuse dont il a besoin, mais d’un coach de gestion de crise.

 

Par bonheur, si je puis m’exprimer ainsi, nous sommes au mois d’août et d’autres dossiers occupent la place, mais comme le 78 rue de Varenne est un lieu où l’on gère des crises en permanence, économiques ou sanitaires, messieurs le Président de la République et son Premier Ministre vous seriez bien inspirés de renvoyer le sieur Travers à ses carottes de la Manche.

 

Pour réformer la France, certains pans de notre agriculture, il faut monsieur Macron, de l’expertise, du courage et de la ténacité.

 

Je suis retiré des voitures et je n’ai pas l’intention de reprendre le volant, de plus sur ce que l’on nomme l’échiquier politique je ne me situe plus mais les fondamentaux de la gouvernance n’ont pas changé : une belle ou bonne analyse ne suffit pas à mettre en œuvre une politique efficace, la politique c’est allier les deux en acceptant de mettre les mains dans le cambouis.

 

En juillet 2001 j’ai écrit :

 

Dans notre beau pays il y a beaucoup d’architectes, de généralistes, très peu de maçons qui acceptent de se colleter aux tâches d’apparence peu gratifiantes. On ne fait pas évoluer les mentalités par décret. Si l’on souhaite que la puissance publique pèse sur les évolutions, joue un rôle de catalyseur, pas pour faire mais aider à faire, il faut avoir le courage, en période de crise, de prendre sa part de responsabilités, d’écouter, de comprendre, pour ensuite proposer, expliquer, convaincre pour enfin être en capacité de mener des politiques de moyen terme avec l’appui du plus grand nombre.

 

Je suis toujours sur cette longueur d’ondes et même si tout le monde s’en fout, vous y compris messieurs le Président de la République et son Premier Ministre, je l’écris à l’attention des membres des cabinets ministériels soi-disant sur les rotules.

 

Twitter, la communication ça suffit, attelez-vous au cambouis, soyez mendésistes en diable et rocardien pour me faire plaisir, fermez vos gueules et bossez, nous vous en seront reconnaissants dans 5 ans, pour moi si Dieu me prête vie.

 

Bon retour de vacances moi je suis en vacances éternelles…

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Héritier Jean 25/08/2017 11:13

quelle analyse ! je retrouve le taulier ...merci Jacques

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