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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 06:00
Le chai du château d’Ô, saint-émilion grand cru classé A, était plein de corps étrangers (20)

(20) le journal d’une nonne de campagne by Adelphine Sarrazin opus 4 « Et si nous recrutions des hommes de mains sur le Bon Coin ? »

 

Rosa et moi regardions la télé lorsque Tarpon s’est pointé, excité comme une puce en manque de jaja, flanqué d’une petite nana manière Lucy Liu, ORen Ishii, dans Kill Bill, le film culte de Quentin Tarantino, où une tueuse professionnelle, Uma Thurman : Beatrix Kiddo est agressée le jour de son mariage par son ancien chef, Bill, David Carradine, qui la laisse dans le coma. Quand elle se réveille, elle n'a qu'un mot en tête: vengeance.

 

«  La vengeance est un plat qui se mange froid »

 

À propos de manger Tarpon me mobilisa de suite pour préparer une tortore roborative « J’ai une dalle de seigneur de la guerre ! »

 

« Les filles, je vous présente celle qui veille sur mon trésor de guerre et mes bijoux de famille : Lucette Durand »

 

Vulgaire un jour, vulgaire toujours, c’est l’ADN de Tarpon, un chouïa aussi le mien quand je me laisse aller.

 

Marie nous rejoignit dans les minutes qui suivirent. Nous réveillâmes Lulu qui dormait.

 

Tarpon choisit le vin, un rosé de Tavel, l’Anglore, pour accompagner mes Spaghetti All’arrabbiata.

 

Attablés, Tarpon fit le point de la situation avec une certaine emphase teintée d’une réelle admiration pour les talents de Lucette au volant. Il était clair qu’Agrippine, lors de sa rencontre, avec Arkan Jr, avait évoqué notre proposition, identique à celle de ses commanditaires, émanant d’un  cabinet « Eugène Tarpon II conseil en affaires réservées ». Les sbires d’Arkan, les hommes au 4X4 empalé, avait sans doute pour mission de faire battre en retraite l’intrus en lui foutant les chocottes.

 

Le smartphone de Tarpon se manifestait. Il décrochait. Se contentait d’écouter. Raccrochait. C’était son contact de la sécurité intérieure.

 

« Le chauffeur est salement blessé, son passager a rejoint l’enfer en express… »

 

Effet boomerang, Arkan Jr n’allait pas apprécier la plaisanterie, nous allions déguster !

 

C’était moi qui commentais.

 

Tarpon réfléchissait tout haut « Il faudrait lui mettre un nouveau coup derrière la cafetière pour l’amener à réfléchir, à venir à Canossa… »

 

Marie, réaliste, soupirait « nous sommes comme le Pape, combien de divisions ? »

 

  • Et si nous recrutions des hommes de mains sur le Bon Coin ?

 

Ça c’était Adelphine pour détendre l’atmosphère. « Qui veut des glaces ? » lançait-elle dans la foulée.

 

Tarpon maugréait au bout de la table qu’il occupait tel un patriarche.

 

Alors que je prenais commande des différents parfums la petite voix sucrée de Lucette Durand, qui jusqu’ici s’était tue, déclarait comme si c’était une évidence « moi j’ai ce qu’il vous faut sous la main… »

 

Tarpon sursauta « des yakusas ? »

 

  • Bien sûr !

 

  • Mobilisable rapidement ?

 

  • De suite ?

 

  • Oui, j’appelle de suite le boss des Yamaguchigumi de Paris qui est l’un de mes meilleurs clients

 

Les Yakuzas, comme tous les japonais, adorent la France, sa gastronomie, sa mode.

 

Au milieu des années 80, le marché des œuvres d’arts volées s’était considérablement développé au Japon. Non seulement les gens étaient riches et aimaient les artistes, mais, selon la loi nippone, il était presque impossible de remettre la main sur les objets volés.

 

Mais l’art n’est pas la seule chose qui intéresse les yakuzas en France. En avril 1992 à Paris, les autorités mirent fin aux activités d’une filière sophistiquée de blanchiment d’argent. En six ans, 75 millions de dollars en liquide avaient été clandestinement importés en France pour acheter des produits de luxe. Chaque jour, les gangsters envoyaient des étudiants japonais, voire chinois ou vietnamiens, faire les boutiques dans les beaux quartiers pour y acheter des sacs à main ou des vêtements de chez Hermès, Vuitton, Chanel et Lancel. Ces clients détenaient des liasses de billets de cinq cents francs que les Yakuzas avaient retirés dans des banques au Luxembourg ou en Suisse. Par l’intermédiaire d’une société écran, le gang exportait alors ces biens au Japon où il les revendait à faible perte, ce qui leur permettait de disposer d’une grande quantité d’argent « propre ». La police française saisit lors de l’arrestation de quatre japonais, pour 2,3 millions de dollars d’objets de luxe.

 

Aujourd’hui les yakuzas sont surtout présents en France par le biais de sociétés écrans. Il n’y a pas de gangs connus, la France reste relativement préservée de l’influence des Yakuzas.

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