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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 06:00
«L’imposture mathématique» appliquée aux notes des critiques de vin : le Global Wine Score, j’en appelle à Villani et Bernard Maris pour sauver Jacques Dupont.

Lundi sur Twitter Jacques Perrin, le Suisse pas l’acteur-réalisateur, posta un article : “Who are the wine critics with the closest ratings to the Global Wine Score?” by @GlobalWineScore

 

Jacques Perrin @1000plateaux 

 

Le classement des critiques de vins pour les Primeurs de Bordeaux selon Global Wine Score

 

Qu’est-ce-donc que le Global Wine Score (GWS) ?

 

« C’est une note mondiale qui évalue les vins avec un score unique, fournissant des informations complètes et comparables pour tous les acteurs de l'industrie. C'est un score moyen ajusté qui regroupe les principaux critiques de vin. Il tient compte de leurs méthodes de notation et de leurs échelles respectives pour fournir un indicateur réduisant au minimum la subjectivité des experts ».

 

Ses concepteurs s’expliquant sur leurs méthodes écrivent... « Nous sommes des mathématiciens. Notre message est clair.  Nous agrégeons de la donnée. Nous ne proférons pas de vérité. Juste une agrégation des subjectivités de chacun des wine critics. »

 

Wine experts

 

Robert Parker

Neal Martin

Wine Spectator

Jancis Robinson

James Suckling

Vinous Media

Decanter

La RVF

Bettane & Desseauve

Jacques Dupont

Wine Enthusiast

Tim Atkin

Jeff Leve

JM Quarin

R. Gabriel

Yves Beck

Jeannie Cho Lee

Jacques Perrin

Chris Kissack

Matthew Jukes

 

Je fus très surpris de ne pas y voir l’immense et incontournable critique Yohan Castaing.

 

Les résultats

 

L’étude concerne les vins rouges Primeurs de Bordeaux sur les 5 derniers millésimes (de 2012 à 2016) classés par au moins 3 journalistes.

 

Le tableau ICI présente les journalistes qui ont les notes les plus proches au GWS à gauche et les plus lointaines à droite. Il montre que le critique de vin ayant les notes les plus proches du Global Wine Score est Jeff Leve, suivi de Jacques Perrin et de Decanter ; que les journalistes les plus éloignés des évaluations de GWS sont Tim Atkin, Jancis Robinson et Jacques Dupont.

 

Dans l'ensemble, tous les critiques du vin sont très proches du Global Wine Score, l'écart varie de 1,21 pour Jeff Leve à 1,80 pour Jacques Dupont.

 

Conclusion

 

Les scores sont globalement très proches avec de légères différences par rapport à chaque journaliste.

 

Jeff Leve semble être le critique le plus consensuel suivi par Jacques Perrin et Decanter. Tim Atkin, Jancis Robinson et Jacques Dupont ont des notes les plus différentes et semblent être plus singuliers. Yves Beck et James Suckling sont proches du GWS.

 

Tout ça pour ça me direz-vous !

 

Oui, nous dire qu’en gros, les critiques sont consensuels, à quelques exceptions près dont celle de Jacques Dupont, mais avec la caution des mathématiques, science dure par excellence.

 

Comme le dit, avec sa classe habituelle, à propos de Cédric Villani, nouvel élu du peuple, les matheux ne comprennent rien aux problèmes du peuple, ils vivent dans une bulle alors que le Jean-Luc lui crèche à Marseille.

 

Mais dans le  cas présent les maths n’y sont pour rien, elles ne sont là que pour impressionner le populo car, comme l’écrivait Bernard Maris, « les maths sont devenues un instrument de terreur. »

 

 

Selon Maris, le fait « que l’économie soit un peu, ou beaucoup mathématisée, n’a  évidemment rien à voir avec son caractère scientifique » puisque la mathématique « formalise un discours logique qui  peut recouvrir un délire total ». Les mathématiques « éliminent les littéraires, les sociologues, psychologues, les penseurs un peu sceptiques, les géographes, les doux, les philosophes… Elle créent une langue noble (formalisée), supérieure, dominante, et des patois que l’on laisse aux gens de la rue, aux incultes paysans ». Les maths sont « un instrument de terreur », un  « procédé d’exclusion de la populace ». Ce qui laisse le choix suivant de l’enseignement de l’économie : soit passionner ses élèves en leur donnant à lire les textes des grands auteurs, soit « les étouffer » sous des tonnes d’équations »

 

Gilles Raveaud Bernard Maris expliqué à ceux qui ne comprennent rien à l’économie.

 

Nos classeurs-agrégateurs du GWS mélangent des choux et des navets dans leur pseudo-analyse scientifique. Nos éminents critiques, qui ne sont pas des rats de laboratoire, dans leur tâche de Stakhanov de la dégustation, n’ont pas tous la même approche.

 

Tout d’abord, déguster à l’aveugle ou non, le Dupont, à qui on ne la fait pas, vit pendant des mois entourés de bouteilles encapuchonnées comme des loubards du neuf3, « ne pas déguster à l’aveugle impose qu’on le veuille ou non un certain respect des hiérarchies. »

 

Puis il y a les pressions financières. Quand tel propriétaire de plusieurs crus classés, dont un célèbre de pessac léognan place 600 000 € de pub dans un grand quotidien national et offre une belle récompense à tous ceux qui racontent son ascension sociale en forme de conte de fées, on peut doute de la qualité des notes.

 

Enfin, dans le beau panel des wine critics combien de ces «journalistes» paient leur déplacement, leur hôtel, leur hébergement lors des primeurs ou autres ?

 

Comme dirait l’autre, y’a que Jacques Dupont et sont compère Bompas qui roule à mobylette biplace, avalent des sandwiches le cul posé sur des sièges de moissonneuses-lieuses et qui couchent dans les Formule 1 du coin et ceux qui roulent carrosse. Même qu’ils n’ont aucune honte à poster sur Face de Bouc ou sur Twitter des vidéos de leur condition de stipendiés.

 

Enfin, je signale à mes chers lecteurs, que le 13 mai 2016, à mon réveil une nouvelle était tombée dans ma boîte électronique.

 

Dans le monde impitoyable de la notation du vin, orphelin du grand Bob, on m’annonçait qu’un nouveau-né allait ramasser son héritage.

 

C’était le couple Bettane+Desseauve qui se disait est fier de m’annoncer le lancement officiel de Wine Lister, le tout nouveau standard de notation, avec lequel nos équipes collaborent.

 

 Vous vous doutez bien que j’en fus bouleversé.

 

Comme vous le savez je suis très friand de notation, je m’en délecte sans retenue et là loin de l’antique artisanat on ne me proposait rien moins qu’un standard.

 

Ça me rappelait l’aura et le prestige des désormais célèbres agences de notation qui se sont illustrés sur notre belle planète mondialisée. : Standard & Poor's, Moody's et Fitch.

 

Les géniteurs de Wine Lister, comme de bien entendu, soulignait que ce standard était attendu, tel l’enfant Jésus, pour mettre de la rationalité dans le grand foutoir de la notation du vin.

 

La suite de La notation du roi Parker est « morte » vive les algorithmes impartiaux et complexes de Wine Lister concocté par Bettane+Desseauve and Co ! ICI 

 

Mais où est donc passée la Wine Lister ?

 

Tombée dans les oubliettes de l’Histoire des algorithmes !

 

Même le bedeau de B&D, qui se prend pour le rédacteur en chef d’une plaquette publicitaire : En Magnum, n’en fait pas la promotion dans le cadre de son cirage de pompes. Il préfère sur son compte Twitter déverser sa bile d’adulateur de Zemmour et de Ciotti, prononcez chiotti…

 

 

 

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