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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 06:00
Ceci n’est pas 1 pin’s mais un poireau sur canapé !

Alors que ceci est 1 pin’s très rare d’un Ministre de l’Agriculture qui présida, comme tous ses prédécesseurs le Conseil de l’ordre ministériel du Mérite agricole créé le 7 juillet 1883 par Jules Méline pour récompenser les services rendus à l'agriculture.

 

 

 

Ce pin’s donc s’inspire de la caricature de Michel Rocard dans le Bébête-show diffusé d'octobre 1982 à septembre 1995 sur TF1. Il fut tiré, en très peu d’exemplaires, pour les membres de CABAROC, association des anciens du cabinet Michel Rocard.

 

À l’époque les pin’s faisaient fureur, mais d’où venaient cette version moderne des « épinglettes » ?

 

Le mot «pin’s» vient de l’anglais : «pin», qui signifie «épingle»

 

L’épinglette existait chez les militaires avant de servir de support publicitaire.

 

C’est Europe N°1 qui, la première, tenta le pin’s  en 1956 mais sans avoir beaucoup de succès car leur faible nombre ne permit pas une large diffusion.

 

C’est en 1987 que, lors du tournoi de Roland Garros, des pin’s créés par la maison Arthus-Bertrand spécialiste de médailles, lancèrent la vague.

 

 

Tout le monde s’y mis, les marques, les vedettes, les émissions de télé, les associations, les partis politiques, etc. les pin’s apparurent alors soudainement, en masse, dans la vie quotidienne. Facile à épingler, un simple pic traversant le tissu se bloquant par un « papillon ».

 

L’apogée du phénomène « pin’s » se situe au début des années  1990. 

 

L’un des pin’s le plus populaire fut le nœud rouge de la lutte contre le SIDA .

 

 

 

Les incroyables trésors de l'histoire : les pin's érotiques du Moyen Âge

 

Une broche constituée de trois phallus portant en triomphe une vulve est exposée au musée de Cluny, dans le 5e arrondissement de Paris.

 

« Une minuscule broche représentant trois pénis dressés portant en triomphe une vulve bien ouverte. Horreur et damnation ! Christine Boutin, au secours ! Juste à côté, voilà encore un phallus ailé. Datant du XIVe siècle, ces enseignes - comme on disait à l'époque - sont réalisées en plomb et en étain. Étaient-elles vendues comme souvenir ou distribuées dans les bordels médiévaux ? Nul ne le sait vraiment. »

 

 

 

Lire la suite ICI 

 

L’ordre ministériel du Mérite agricole a été créé le 7 juillet 1883 par le ministre Jules Méline pour récompenser les services rendus à l'agriculture.

 

Il relève du ministre chargé de l'agriculture, celui-ci décidant souverainement des nominations après avoir pris connaissance des avis émis par le Conseil de l’ordre du mérite agricole.

 

Après les deux ordres nationaux (l’ordre de la Légion d’honneur et l’ordre national du Mérite), il est un des quatre ordres ministériels - avec l’ordre des Palmes académiques (fondé en 1808), l’ordre du Mérite maritime (fondé en 1930) et l'ordre des Arts et des Lettres (fondé en 1957) - a avoir été maintenu après la création, en 1963, par le Général de Gaulle, de l’Ordre National du Mérite réunissant la plupart des ordres ministériel.

 

Les conditions d’attribution, définies par décret (N°59-729 du 15 juin 1959), énoncent que « cet ordre est destiné à récompenser les femmes et les hommes ayant rendu des services marquants à l'agriculture. »

 

L’ordre comprend trois grades (chevalier, officier et commandeur). Pour être admis dans l'ordre, il faut être âgé de trente ans au moins, jouir de ses droits civils, et justifier de quinze ans de services réels rendus à l'agriculture :

 

 

  • soit dans les activités mentionnées à l'article L.311-1 du code rural et de la pêche maritime ou dans les services, industries et autres activités qui s'y rattachent, notamment de la filière agroalimentaire, la gastronomie, ou la filière forêt-bois ;

 

  • soit dans des fonctions publiques ;

 

  • soit par des travaux scientifiques, des publications agricoles, ou toute activité mettant en valeur le monde agricole.

 

Les nominations et promotions ont lieu chaque année en janvier et en juillet.

 

Le contingent annuel attribué aux différents grades est fixé à 60 commandeurs, 600 officiers et 2400 chevaliers.

 

Pour être promu officier, il faut justifier de 5 ans au moins dans le grade de chevalier et de cinq ans au moins dans le grade d'officier pour être promu commandeur. Il peut toutefois, être dérogé aux conditions d'âge et d'ancienneté de services en faveur des candidats qui justifient de titres exceptionnels.

 

Le conseil de l’ordre du Mérite agricole

 

Ce conseil se réunit en juin et en juillet ; il compte 17 membres : le ministre chargé de l'agriculture et son directeur de cabinet, le vice-président du CGAAER, quatre directeurs d'administration centrale et le secrétaire général, huit personnalités ayant le grade de commandeur choisies par le ministre (nommées pour trois ans) et un représentant du Conseil de l'ordre de la Légion d'honneur.

 

Le conseil de l’ordre étudie les candidatures proposées pour la grade de commandeur, collectées et instruites au préalable par le bureau du cabinet du ministre (vérification de l’état civil, du casier judiciaire et des mérites du candidat). Le conseil de l’ordre établit ensuite la liste des candidats qu’il estime être digne d’être distingués. Chaque promotion fait l’objet d’un arrêté ministériel qui est ensuite publié au Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses.

 

Histoire : de la légion d'honneur agricole au «poireau»

 

Le ministère de l'agriculture ne s'est émancipé que depuis 2 ans (il était auparavant sous la tutelle du Commerce), lorsque Jules Méline, troisième ministre de l'agriculture de plein exercice, décide de créer l'ordre du Mérite Agricole le 7 juillet 1883.

 

« La population agricole est considérable : plus de dix-huit millions de français vivent de cette industrie (...) et contribuent puissamment par leur travail au développement de la richesse publique » et il note que « dans cet immense personnel d'agriculteurs, d'agronomes, de professeurs, de savants, le labeur est incessant, les dévouements nombreux et les récompenses rares ».

 

Impossible dès lors de récompenser ces mérites par le contingent très modeste de Légion d'honneur mis à sa disposition. Le grade de chevalier est d'abord créé puis celui d'officier (1887) par François Barbe et enfin celui de commandeur par Jean Dupuy en 1900.

 

Dans l'esprit de son fondateur le Mérite agricole devait avoir la même valeur que la Légion d'honneur et devait être une Légion d'honneur agricole. Cette même inspiration l'avait conduit à retenir primitivement pour l'insigne des caractéristiques analogues à celles de la croix de la Légion d'honneur. Le modèle de l'insigne n'a pas été retenu mais les deux liserés rouges qui bordent le ruban moiré vert symbolisent la prestigieuse institution de l'ordre national de la Légion d'honneur.

 

Le modèle original de la croix du Mérite agricole est dû à M. Lemoine fils, joaillier-bijoutier de la Légion d'honneur. Aujourd'hui le modèle officiel est frappé par l'Administration des monnaies et médailles.

 

Les parlementaires de l'opposition, le grand public mais surtout les journalistes cherchèrent à tourner en dérision la nouvelle décoration des champs et lui infligèrent le sobriquet de « poireau » qui, lui restera. Ce nom lui a été donnée par analogie à l'insigne qui représente une étoile émaillée de blanc appendue à un ruban donc la plus grande partie est verte et à la plante potagère qui a un bulbe blanc surmonté d'un panache vert. Aujourd'hui, l'expression « avoir le poireau » symbolise le caractère populaire de la décoration du Mérite agricole.

 

On compte parmi les récipiendaires, de célèbres chercheurs comme Louis Pasteur et quelques artistes comme Jean Rochefort, Isabelle Mergault et récemment Karine Lemarchand.

 

Sources Robert Stroppiana, extraits de la conférence faite au ministère de l'agriculture "Histoire de l'Ordre du Mérite agricole" à l'occasion de la célébration du centenaire de la création du grade de commandeur de l'ordre du Mérite agricole"

 

Paris le 2 juin 2000.

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