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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 06:00
Je n’ai qu’1 seule arme à ma disposition mon bulletin de vote et je ne tirerai pas à blanc, c’est nul !

J’ai adhéré à l’A.V.C : l’Amicale des Vieux Cons dont font partie José Bové, Robert Badinter, Daniel Cohn-Bendit, Ariane Mnouchkine, Yanis Varoufakis… et bien d’autres qui voteront Macron dimanche prochain.

 

Je m’abstiendrai ici de m’exprimer sur le ni-ni de ceux qui se sont autoproclamés « insoumis » car mes mots seraient trop durs pour eux. Dans la vraie vie j’en croise tant et tant que je connais leur capacité à penser que l’Histoire commence avec eux et à s’exonérer de leur part de responsabilité dans la faillite du fameux système.

 

Ils sont aussi le système et ils ont eux aussi contribué, peut-être à leur corps défendant, à recruter des électeurs pour MLP. À force de ressasser des Si, de ne pas analyser les raisons pour lesquelles les électeurs n’ont pas placé leur champion à la seconde place, ils se réfugient dans une étrange posture de contorsionnistes.

 

Libre à eux, mais pourquoi tant de mots de justification, d’autojustification, de leur attitude, que je respecte en la contestant aujourd’hui, et pas avant, sur les réseaux sociaux.

 

Face à un choix binaire, s’en exonérer c’est se dérober, se laver les mains à bon compte.

 

Les militants, comme les supporters, m’ont toujours insupporté par leur incapacité à sortir de leur enfermement et leur capacité à gober et à répéter la vulgate rigide de leur parti. Avec eux le chef à toujours raison, il faut le suivre aveuglément jusque dans ses petits calculs.

 

Dans ma vie civique, lors des élections présidentielles où je n’ai pu voter qu’à partir de 1974, en 69 j’ai raté le coche d’un petit mois, mon vote du deuxième tour a toujours été un vote de raison et non de totale adhésion.

 

1974 -1981-1986 Mitterrand

 

1995 Jospin

 

2002 Chirac

 

2007 Royal

 

2012 Hollande

 

2017 je récidive avec Macron

 

Toujours du deuxième choix !

 

J’assume !

 

«Curieuse impression, avec l’âge, de comprendre de + en + de choses et de se sentir de + en + con»

Antoine Blondin

 

Bien conscient d’être arrivé de plus en plus près du bout de ma route, me souvenant que j’ai été un jeune con, je constate avec horreur que beaucoup de jeunes cons d’aujourd’hui sont souvent des ignorants diplômés. Faillite de notre système éducatif, triomphe de l’ignorance crasse, de la reprise de slogans, du triomphe de la forme sur le fond.

 

Le tribun triomphe, ça me fait penser à Doriot électrisant ses auditoires pour passer du PCF, maire de l'emblématique St Denis, à la collaboration la plus noire avec la LVF.

 

J’ai toujours cru au triomphe de l’intelligence mais, avec ce qui se passe, je doute de plus en plus. Intelligence n’égale pas diplôme, mon père qui n’avait aucun certificat en poche aurait mieux argumenté que bien des bardés de diplômes.

 

« L’ignorance du peuple nous garantit sa soumission »

 

Catherine II impératrice de Russie.

 

Je sais d’où je viens, je ne l’ai jamais oublié, mais ma « méritocratie » républicaine n’a rien à voir avec une quelconque morgue de l’élite.

 

Je doute, j’écoute, je réfléchis et tout au cour de cette campagne je n’ai à aucun moment craché du venin, participé au simplisme ambiant, je me suis tu, j’ai respecté les opinions sans pour autant cautionner celles de la haine et de l’exclusion.

 

Insensible à l’esbroufe, aux mouvements de menton, je suis et reste mendésiste !

 

Trouvé sur Face de Bouc :

 

« Me font marrer les gens… si demain leurs gosses brillent dans les études, vont-ils les traiter d'enculés de banquiers ou d'intellos ? Aujourd'hui être un con inculte c'est devenu cool je crois ... quelle tristesse »

 

J’ai toujours revendiqué et assumé mon parcours aux côtés de Michel Rocard, toujours minoritaires, toujours vilipendés par celui qui aujourd’hui, enfant de Mitterrand, se proclame chef des insoumis. Apparatchik de la plus belle espèce, opportuniste et calculateur, révolutionnaire en siège premium sur Air France.

 

La morale de l’attitude du bal des hypocrites, dont beaucoup sont bien au chaud dans la Fonction Publique, c’est que ma voix ils ne l’auront pas lors la bataille décisive du deuxième tour des législatives, là où tout se jouera, je les laisserai à leur véritable poids électoral et à leur intransigeance sectaire. Je n’irai pas à la pêche car je n’aime pas la pêche mais goguenard je me contenterai de constater : vous l’avez bien mérité.

 

Même si je partage certaines de leurs analyses je me souviendrai de votre absence en un moment décisif, dans ce que les sportifs appellent le money time. Moi j’ai choisi, j’ai utilisé mon seul pouvoir de citoyen, le bulletin de vote pour contribuer à écraser la tête du serpent venimeux.

 

Mon vote de dimanche n’est pas un blanc-seing mais un simple acte de résistance citoyen, propre et efficace

 

Pour conclure cette chronique j’avoue être, dans sa démarche, très Yannis Varoufakis :

 

« Marine Le Pen est-elle vraiment une option moins inacceptable que son père ? Emmanuel Macron est-il pire, du point de vue de la gauche, que Jacques Chirac en 2002 ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi certains leaders de la gauche refusent-ils aujourd’hui de soutenir Macron contre Le Pen ? C’est pour moi une véritable énigme. »

 

Et, cela étant donné, je refuse de faire partie d’une génération de progressistes européens qui auraient pu empêcher Marine Le Pen de gagner la présidence française mais ne l’ont pas fait. C’est pourquoi j’écris cet article : pour soutenir sans équivoque la candidature de Macron au deuxième tour. Le Front national ne peut pas s’emparer de l’Elysée par surprise, du fait d’une indifférence tactique fautive de notre part.

 

Bien que cela aurait été ma position, qui que soit celui qui se serait présenté contre Le Pen sur la base d’un projet non raciste, il y a quelque chose de plus dans mon soutien à Emmanuel Macron : au cours de mon mandat en tant que ministre des finances de la Grèce au début de 2015, Emmanuel m’a révélé un côté de lui que peu de progressistes connaissent.

 

Alors que la « troïka » des créanciers de la Grèce et le gouvernement de Berlin étranglaient les tentatives de notre gouvernement de gauche nouvellement élu pour libérer la Grèce du carcan de sa dette, Macron a été le seul ministre d’Etat en Europe à faire tout son possible pour nous aider. Et il l’a fait en prenant un risque politique personnel.

 

Je me souviens très clairement de l’après-midi du 28 juin 2015, ce terrible dimanche, lorsque l’Eurogroupe avait décidé de fermer nos banques pour punir notre gouvernement de résister à un nouveau prêt prédateur et à d’autres attaques austéritaires antisociales et récessionnaires affectant les Grecs les plus faibles.

 

C’est vers 18 heures que j’ai reçu un SMS d’Emmanuel, par lequel il m’informait qu’il avait du mal à convaincre le président Hollande et Sigmar Gabriel, le vice-chancelier d’Allemagne, de trouver une solution : « Je ne veux pas que ma génération soit celle qui aura été responsable de la sortie de la Grèce de l’Europe », disait-il.

 

Moins d’une minute plus tard, j’ai répondu : « Mais bien sûr. Il suffit de savoir que nous avons besoin d’un accord qui offre un répit à long terme et la perspective que cette situation ne se répétera pas dans quelques mois. » Emmanuel était d’accord. Il allait parler à son président et reviendrait vers moi : « Une solution durable est la clé, je suis d’accord avec vous », écrivait-il, en proposant de se rendre incognito à Athènes le lendemain, de dîner avec moi et Alexis [Tsipras], et de forger un accord entre Athènes, Berlin et Paris.

 

Après minuit, alors que nous étions en pleins préparatifs pour les fermetures de banques, Emmanuel m’écrivit à nouveau pour m’informer que le président Hollande envisageait de faire une déclaration le matin pour rouvrir les négociations. Je l’ai remercié et j’ai attendu. « Bien, a dit Emmanuel un peu plus tard, je suis prêt et je suis sûr qu’Alexis, vous et moi pourrons trouver un accord… Je vais convaincre le président demain. Nous devons réussir ! »

 

Le lendemain matin, le lundi 29 juin, le jour où il devait venir à Athènes, Emmanuel a appelé pour demander un service : Alexis pouvait-il contacter le président Hollande pour confirmer qu’il était prêt à recevoir Emmanuel à Athènes, comme émissaire du président français ?

 

J’ai appelé Alexis, expliqué l’occasion qui nous était proposée, et il était d’accord. Une heure plus tard, cependant, Alexis m’a rappelé, en colère, ce qui était compréhensible. « Qu’est-ce qui se passe ?, demanda-t-il. Le bureau de Hollande répond qu’ils n’ont aucune idée d’une éventuelle mission de Macron à Athènes. Ils nous ont renvoyés vers Michel Sapin. Est-ce qu’il te fait marcher ? »

 

Quand j’ai fait part de cet échange à Emmanuel, il a eu l’air en colère. Son explication m’a choqué : « Les gens de l’entourage de Hollande ne veulent pas que je vienne à Athènes. Ils sont proches de la chancellerie de Berlin. Ils ont clairement bloqué la démarche d’Alexis. Mais donnez-moi son numéro de téléphone portable personnel [celui de Tsipras]. Je vais aller à l’Elysée personnellement dans une heure pour lui parler [à Hollande] et lui demander d’appeler Alexis directement. »

 

Quelques heures passèrent, mais Hollande n’appela jamais Alexis. J’ai donc envoyé un SMS à Emmanuel : « Si j’ai bien compris, il n’y a pas eu de progrès ? Et votre voyage a été annulé ? » Un Macron abattu m’a confirmé qu’il avait été bloqué – par son président et son entourage. « Je vais encore insister pour vous aider, Yanis, croyez-moi », a-t-il promis. Je l’ai cru.

 

Trois mois après ma démission, en octobre, j’ai rencontré Emmanuel à Paris. Il m’a dit que lors d’une réunion au sommet avant sa tentative infructueuse de médiation avec Alexis, il avait relayé mon avis : que l’accord de la « troïka » pour la Grèce était une version moderne du Traité de Versailles. Merkel l’avait entendu et, selon Emmanuel, avait ordonné à Hollande d’écarter Macron des négociations avec la Grèce.

 

En écrasant le printemps grec, la « troïka » a non seulement porté un coup à la Grèce, mais aussi à l’intégrité et à l’esprit de l’Europe. Emmanuel Macron a été le seul membre du système qui a essayé de s’y opposer. Je pense qu’il est de mon devoir de faire en sorte que les Français progressistes, sur le point d’entrer (ou de ne pas entrer) dans le bureau de vote au second tour de l’élection présidentielle, fassent leur choix en ayant pleinement conscience de cela.

 

Pour ma part, ma promesse à Emmanuel est la suivante : je vais me mobiliser pleinement pour vous aider à battre Le Pen, et je me joindrai avec la même force aux prochaines Nuits debout pour m’opposer à votre gouvernement lorsque – et si – en tant que président, vous tentez de poursuivre la mise en œuvre de votre néolibéralisme qui est déjà un échec. »

 

 

Résultats du 1er tour XIVe arrondissement

 

37.19%

Emmanuel Macron, En Marche!

 

22.28%

François Fillon, LR

 

19.27%

Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise

 

11.52%

Benoît Hamon, PS

 

5.34%

Marine Le Pen, FN

 

1.92%

Nicolas Dupont-Aignan, DLF

 

0.82%

François Asselineau, UPR

 

0.66%

Philippe Poutou, NPA

 

0.53%

Jean Lassalle, Indépendant

 

0.3%

Nathalie Arthaud, LO

 

0.17%

Jacques Cheminade, Solidarité Et Progrès

 

Nombre d'inscrits :

83 195

 

Taux de participation :

84.67%

(70 443 inscrits)

 

Taux d'abstention :

15.33%

(12 752 inscrits)

 

Votes exprimés :

98.61%

(69 461 votes)

 

Votes blancs :

1.02%

(718 votes)

 

Votes nuls :

0.37%

(264 votes)

 

 

 

 

 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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pax 06/05/2017 13:30

"Élections pièges à cons !" clamaient les soixante-huitards formule reprise et affinée par la suite par Coluche : " si les élections servaient à quelque chose, sera cela ferait longtemps qu'elles seraient interdites " je dois dire que j'adhère à cette façon de penser et je pense que les élections ne servent qu'à donner une coloration de démagogie à cette république que beaucoup de nos voisins considèrent, par exemple sur le plan de la corruption et/ou des droits de l'homme bafoués et condamnée par la cour européenne comme une république bananière. Je suis loin d' adhérer au trop facile et non vérifié " Tous pourris ! " mais n'ai aucun respect pour le personnel politique quel qu'il soit, sauf les exemples cités par notre Taulier : Mendes , ce juif honni par NAP et autres, Rocard tellement au-dessus des médiocres qui n'ont eu de cesse de lui glisser des peaux de banane et auxquels , pour ma part, je rajouterai sans clore la liste un autre juif : Léon Blum Sauf ,certainement aussi , quelques cas particuliers locaux qui méritent le respect. On peut honnir les corps constitués de l'armée ou le clergé, cependant, nous connaissons tous un curé ou un lieutenant dont les qualités humaines font que l'on est fier d'être son ami.
Il semble que les hommes politiques aient dilapidé toutes leurs forces pour accéder à la parcelle de pouvoir de leur rêve et qu'ils se trouvent exsangues une fois élus. Ils se fondent dans la masse, oublient d'où ils viennent, qu'elle est réellement leur mandat et se transforment en club réservé ou leur principal souci est de préserver voire de conforter si ce n'est augmenter leurs intérêts.(Retraite ! Refus du non-cumul des mandats etc. etc.). Ce ne sont pas des incapables car quand ils veulent quelque chose ils y arrivent, telle la suppression de la peine de mort, la diminution radicale des morts sur la route, Ecotaxe votée à l'unanimité, tous sujets difficiles et peu populaires. Non, ce sont des mollusques peureux et/ou des paresseux. Comment peut-on leur pardonner la crise du logement en France 60 ans après le cri de l'Abbé Pierre, les restos du cœur qui dans l'esprit de Coluche il y a 32 ans était une initiative a un coup et qui perdure augmentés de la banque alimentaire ! N'oublions pas l'état de l'institution judiciaire digne d'un pays sous-développé, de cette persévérance démagogique à vouloir créer des places de prison alors que beaucoup de pays européens ferment leurs établissements pénitentiaires ! L'état de nos hôpitaux... et les déserts médicaux ! tous sujets propre à les disqualifier définitivement.
Pourtant je vote régulièrement depuis que j'ai l'âge . C'est toujours (au 2 ème tour) un
vote de barrage. Je ne supporte pas la droite, sa morgue et son arrogance. Cette droite qui considère que le pouvoir lui appartient et que tous les autres qui y accèdent sont illégitimes. La tronche d' Elkabbach le soir du 10 mai 1981 reste un des grands et jubilatoires souvenirs de ma longue vie d'électeur.
Si je vote c'est par respect pour tous ceux qui se sont battus y compris jusqu'à la mort pour conquérir ce droit. C'est aussi pour le réel plaisir et l'exaltante impression, à chaque fois renouvelée,
à me retrouver avec tous ces gens que je ne connais pas mais qui soudain me sont proches et chers, mes concitoyens ,un moment mes amis, mes frères..
Ce deuxième tour, cette année, me sera un peu particulier. Bien sûr il s'agit d'assurer que l'écart entre la "grosse cochonne" qui en public a révélé sa vraie nature et totale nullité mais aussi de donner une chance à ce candidat, jeune mais sans la fatuité si snob d'un VGE et qui , de manière quasi mystique, semble vraiment croire ce qu'il dit convaincu qu'il en aura les moyens. Qui proclame régulièrement place aux jeunes! je ne peux me démentir.
Alors à tous,en attendant les législatives : « BON VOTE ! »

gus 06/05/2017 08:03

Mer-ci !
Il s'en trouve même qui remettent en cause la régularité du résultat du premier tour...
Et déjà , du fin fond moelleux de leur canapé ,ils érigent les barricades de la Résistance à coup de pétitions...
En même temps et à leur décharge ,on peut comprendre que pour ces grands admirateurs de Poutine ,Assad ,Castro ,Chavez une élection est forcément truquée ...
Faudrait leur dire qu'en fonction du résultat de dimanche ,leur 3ème tour social sera ou ne sera pas .
Bonne journée.

gus 06/05/2017 07:44

Mer-ci !
Il s'en trouve même qui remettent en cause la régularité du vote du premier tour.........
Et déjà,à coup de pétitions lancées du fond moelleux de leur canapé, ils érigent leur barricade.Faudrait leur dire qu'en fonction du résultat de dimanche,leur 3ème tour social sera,ou ne sera pas...
En même temps et à la décharge de ces admirateurs de Poutine ,Assad ,Castro ,Chavez et autres grands phares de la démocratie ,on peut comprendre que pour eux une élection est forcément truquée !
Bonne journée.

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