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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 06:00
Rien pour faire bisquer qui vous savez : Embres&Castelmaure un jour, Embres&Castelmaure toujours !

Suis ainsi fait mes amis, suis fidèle en amitié et ce ne sont pas les coups bas d’un aigre renégat qui me feront changer d’avis.

 

C’est Catherine Bernard ma vigneronne préférée qui m’avait branché sur la coopé, ce n’est pas tout neuf, dix ans déjà, le 23 juin 2007 je chroniquais : Embres et Castelmaure la coopé des 12 apôtres 

 

Par la suite j’ai beaucoup écrit sur Embres&Castelmaure, la coopé du village, je ne vais pas vous infliger la liste de mes chroniques. Si ça vous dit, inscrivez dans le petit rectangle tout en haut du blog intitulé Rechercher soit Embres&Castelmaure, soit Patrick Hoÿm de Marien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le camarade président Patrick Hoÿm de Marien, grand président de la coopé est, au fil de mes chroniques, devenu un ami. Il était toujours flanqué d’un porte-serviette vibrionnant, se poussant du col, le genre à s’attribuer toutes les médailles de la réussite de la coopé qui, il faut le noter, avait fait une belle percée jusque chez les bobos parigots. Chantre du village, tel Assurancetourix, barde de la France profonde, pourfendeur des marchands du temple en vieux pull cachemire, notre homme avait de grandes ambitions culinaires.

 

En attendant son apogée, il passait jalousement les plats pour le président Patrick Hoÿm de Marien, et c’est ainsi que le 15 septembre 2009 il me transmettait les réponses aux 3 Questions à Patrick de Hoÿm de Marien, le hobereau révolutionnaire d’Embres&Castelmaure, la photo de son idole de l'époque est bien sûr de lui.

 

Je présentais ainsi ce président d’un autre type qui détonnait nettement dans l’univers des coopés des Corbières :

 

L’homme est un seigneur, de cette aristocratie qui force le respect car elle tire sa supériorité, non de privilèges, mais de son action. Dans la galaxie postsoviétique des présidents de la coopération audoise, avec son allure à la de Staël, P.H.M jette comme un trait de blanc de kaolin sur leur grisaille. L’homme cultive aussi une forme d’insolence, policée dans ses mots mais luxuriante, provocante, dans ses choix de taggueur pop’art. Osez, osez Joséphine chantait Bashung, dans le scepticisme du Languedoc, dans ce bout du monde des Corbières, Patrick de Hoÿm de Marien et son équipe, au lieu de s’abouser, se sont affanés, « du courage, du courage... »… comme le chante la Grande Sophie avec ce qu’il faut de patience, d’intelligence des choses et des gens, de ténacité pour nous offrir des couleurs pleines de bonheur.

 

Lire la suite ICI

 

3 Questions à Patrick de Hoÿm de Marien, le hobereau révolutionnaire d’Embres&Castelmaure

 

Et puis un jour, patatras, les grandes ambitions du gâte-sauce se noyèrent dans la mégalomanie de ses ambitions. Adieu, belle vaisselle chinée, tout le tralala financé par les sous de la coopé, clap de fin : la débandade, sa chose lui échappait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est ainsi que le village, si longtemps encensé, se retrouva peuplé de gens mal votants, la coopé qualifiée de kolkhoze géré par un directeur obtus, le genre « technicien de Chambre d’Agriculture » sic, quant au grand président il était jeté au bas de la stèle érigé par le petit Beria, en fait ce n’était rien qu’un roi fainéant adepte du laisser-faire.

 

Le début de la fin donc pour Embres&Castelmaure qui ne pourrait survivre sans son petit guide qui soudain proclamait qu’il avait prêché dans le désert la bonne parole d’une autre viticulture.

 

Tout ce blablabla auto-justificateur, seriné, sent le réchauffé, la rancœur recuite, et le mépris du fameux petit peuple maintenant vanté par l’exilé.

 

Bref, même si je suis un grand amateur de vins nus, que je milite pour le propre dans les vignes, il n’est pas dans mon ADN de stigmatiser les paysans, de leur dicter mes choix, je préfère convaincre plutôt que d’imposer…

 

Alors lorsque mercredi dernier, sortant de mon déjeuner hebdomadaire chez Giovanni Passerini, je suis entré chez la caviste qui lui fait face, mon œil a intercepté de suite le flacon de rosé de la coopé.

 

Dans ma petite Ford d’intérieur je me suis gondolé en pensant au pourfendeur attitré de la coopé qui voue la même aigreur pour elle comme pour les vins nu. En effet, le lieu était un repaire de vins nus, et le flacon du kolkhoze d’Embres&Castelmaure y trônait.

 

La double peine !

 

La semaine Sainte débutait et je ne pouvais m’empêcher de jouir de ce beau pied-de-nez, de n’être point charitable, de jeter du sel sur la plaie vive du rejeté…

 

Allez les gars de la Coopé un petit effort pour me faire plus encore plaisir !

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

j-m Paul 17/04/2017 21:19

En parlant de coopé , avez vous lu, cher maître, le bouquin de Crozes sur Valadier ? C'est bien regrettable qu'il n'y ait pas eu beaucoup d'hommes de cette trempe dans le pays du bas ...
André , l'homme de l'Aubrac , est devant le troupeau pour le conduire et non caché derrière ...

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