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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 06:00
Photo : Jérôme Bonnet pour Télérama

Photo : Jérôme Bonnet pour Télérama

Télérama j’y suis abonné depuis que j’ai quitté le sein de ma mère ; j’exagère à peine ça remonte à un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître celui où Télérama était un fleuron de la Bonne Presse.

 

Couston c’est le genre de mec à écrire à propos des hauts de Vauxrenard : « Pas le genre de paysage monotone et monochrome typique des vignobles de la plaine de Villefranche (et d’autres) où l’alignement des parcelles évoque les cimetières militaires. Ici, les vignes dégringolent des vallons mais ce sont les arbres, omniprésents, qui gagnent aux points. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu, à l’automne dernier, pour que l’immense forêt qui domine le village ne soit défigurée par un « parc de loisirs motorisés », projet manigancé par le maire mais très vite battu en brèche par ses administrés, attachés à leur calme et à leur nature. »

 

Il a une très bonne descente… sur son vélo comme en des lieux plus improbables…

 

Très belles photos de Jérôme Bonnet pour Télérama

 

Isabelle et Bruno Perraud je ne daterai pas au carbone 14 notre première rencontre à Montreuil car, avec le temps qui passe, votre Taulier à la mémoire qui flanche. Pour autant il ne perd pas les pédales, même s’il lui arrive d’être parfois déjanté, et il revient toujours à ses premières amours. En l’occurrence, dans le cas présent, c’est Isabelle qui a répondu avec enthousiasme à ma sollicitation de venir présenter le domaine des Côtes de Molière sur mon espace de liberté.

 

Avant de lui laisser la plume je mets comme elle en exergue la belle citation de Goethe : « La matière n'est rien, ce qui compte, c'est le geste qui la faite » qui est sur le site du Domaine.

 

C’était une chronique du 16 juillet 2012 Les vins de la Maison Perraud Isabelle et Bruno c’est beau comme des Côtes de la Molière en Beaujolais ICI 

 

Isabelle est redoutable : elle chronique sur son blog  , elle twitte et retwitte plus vite que son ombre, like sur face de bouc, embrasse des causes avec fougue, détermination et pugnacité.

 

Bruno et Isabelle sont des amis, des vrais, j’y ajoute Élodie la seule de la bande des 4 enfants que je connaisse.

 

A Vauxrenard, Yohan, apprenti vigneron, fait ses classes auprès de Bruno et Isabelle, un couple qui a rompu avec la viticulture industrielle en 1999 après une intoxication au pesticide. Heureux de cultiver autrement, dans un métier et une région où tout est à (re)faire.

 

« Avant de rencontrer les Perraud, Yohan aussi s’était toujours « promis de ne jamais devenir viticulteur ». Il avait vu ses parents souffrir dans les vignes de Brouilly, son père arrêter le métier de vigneron, trop stressant, pour se reconvertir en simple ouvrier viticole. S’il a décidé malgré tout de faire un bac pro, c’était avec l’objectif de devenir technicien de la vigne : chef de culture, gérant de domaine, maître de chai, mais pas viticulteur. Quant au bio, il ne voulait pas en entendre parler.

 

La rencontre avec les Perraud sera encore plus décisive. Adepte des vins nature, c’est-à-dire sans intrants, ni à la vigne, ni au chai, hormis une dose homéopathique de soufre dans certains cas, Bruno et Isabelle convertissent leur jeune apprenti en quelques semaines. « Ils m’ont transmis la passion, avoue Yohan avec une touchante humilité. Avec eux, j’ai retrouvé l’envie de cultiver la vigne. Je ne critique pas les méthodes d’avant, car le contexte était différent, mais quand je vois des jeunes de 25 ans qui continuent à désherber dans le but de faire du vin, j’ai du mal à comprendre leur démarche. En BTS, on nous apprend au contraire à penser par nous-mêmes, à être curieux pour aller plus loin, à ne pas avoir de préjugés, à savoir se défaire de l’influence de ses parents. »

 

Lire tout le Couston ICI

 

Lire aussi :

 

Enfin, presque caché dans un repli de terrain, voici le dernier village du haut Beaujolais, celui qui s’élève au-dessus de tous les autres : Vauxrenard. » la maison Perraud est en haut !

 

ICI 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans écrits des autres
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commentaires

VELUET Alain 03/04/2017 12:25

Bonjour Monsieur Berthomeau, je viens de découvrir votre blog, ( + ou - par hasard ? ? ) et, comme il est agréable de ne pas se sentir seul à penser ce qu'on pense, je m'abonne. . .
et je partage avec vous ce ''Contutopick'' que je viens d'écrire dans mon coin. . .
Merci d'en faire profiter la famille Perraud, si vous en avez la possibilité.
Je prendrai le temps de découvrir vos différents articles ultérieurement...
Merci à vous, et surtout continuez ! à fond ! . .

Belle journée,
Cordialement,
Alain Veluet.



Tout le monde sait (contutopick)

Pendant des années ils nous la baillèrent belle, avec leur herbicide surpuissant. . .
soi-disant " innocent ". . . Je le dis : mon sang tôt ou tard, ne devait en qu'un tour.
Pas un tour de cochon, ni un tour de vache, non, un tour de colère. . .
Aujourd'hui c'est fini !
Fini le temps du glyphosate délayé d'espoir. . .
D'espoir pour les " bonnes poires " ? . . Pouah ! Out le round-up !
Des nuages de colère commencent à sortir des alambics.
Par flocons, ils se rassemblent dans le ciel, à basse altitude
à hauteur de tracteur – enjambeur – atomiseur – pulvérisateur.
Grondements et coups sourds à deux pas de la cabine,
où le viticulteur s'arrête, médusé.
Ce n'est pas sa faute,
il a été élevé à l'âge des hauts-parleurs (pour grossir le mensonge),
à l'âge des lettres lumineuses (pour orner le néant),
à l'âge des mots géants (pour gonfler l'injustice)
à l'âge des actionnaires tyranniques (pour faire mûrir des blés trompeurs).
Pourtant il est gagné lui aussi par le tétanos de la colère.
Il s'arrête, vibrant. Il fixe la vigne qu'il a lui même contaminé.
Et c'est le vertige redoutable de la rentabilité,
la bandaison formidable de la consommation,
accompagnée de la bonne humeur tragique de la soumission qui le prennent. . .

Tout le monde a son secret. . . Tout le monde sait
que les décideurs, les fabricants et les vendeurs savent. . .
tout le monde comprend et tout le monde se tait.
Le public comprend.
Personne n'éprouve le besoin de bouger,
personne n'ose bouger, car il y a danger :
danger de dire la vérité,
mais aussi danger de pisser la mort sur des ceps périmés.
Pour le viticulteur l'heure est passée de poser des questions futiles.
Sa colère, c'est l'entonnoir d'un espace infini.
C'est la refonte infernale de sa lucidité. . .

Soudain dans sa campagne, toutes les bêtes s'arrêtent de brouter:
taureaux, étalons, boucs, béliers, coqs,
tout ce beau monde écoute l'orage des alambics.
Immobiles, en plein soleil, les lézards savourent leur fureur.
Les arbres, les pierres, les tumulus aussi arrivent à la limite du silence :
" Arrêtez d'empoisonner la terre ! . .
Arrêtez d'empoisonner les rivières et les fleuves! . . '' crient-ils,
" Épargnez les affluents, et les étangs, et les marres
et les caniveaux et toutes les flaques d'eau ! "

L'heure de l'émancipation chimique a sonné,
et l'esprit des eaux mobilise chaque goutte,
et chaque goutte a son rôle à jouer dans un déluge.
Chaque fleurette, chaque oiseau, chaque libellule est hostile à toute euthanasie.
Chaque insecte sort ses griffes.
Chaque graine sous la terre est hostile à tout état nazi. . .

Certains soirs, le ciel, les nuages, les feuillages sont injectés de pourpre.
Le pourpre est la couleur prodigieuse de la colère.
Et nous avons tous à notre disposition des preuves de cette colère.
Des preuves qui ont pour noms : joie, amour, liberté, passion, justice, beauté, vérité, lumière, chaleur, conscience, optimisme et confiance. . .
Tous ces mots ne sont que les diminutifs de notre colère. . .
Tous ces mots ne sont que les débris infimes, les éclats minuscules,
les miettes très petites et les parcelles dérisoires de notre colère. . .
Mais ces mots sont à tout le monde,
et chaque fois que quelqu'un en utilise un,
il ou elle partage et exprime, à son insu, notre colère. . .

SDF ou Président - Prolo ou Sénateur - Sédentaire ou Migrant -
Responsable ou Innocent - Agneau ou Loup - Lion ou Faisan :
tout le monde est concerné par la pollution de l'eau, de l'air, et de la terre. . .
Mais la Terre est enceinte de toutes sortes d'enfants. . .

©Alain Veluet AV16@rt / mars 2017

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