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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 08:00
CHAP.18 en vrac, Raymond Kopaszewski premier Ballon d’or français 1958, Bofill et sa cimenterie La fábrica , faut-il relancer l’opération Chartrons ?

Enfant je n’ai jamais rêvé d’être architecte même si j’étais fasciné par le génie des bâtisseurs de cathédrale ; en revanche je rêvais d’être radioreporter sportif et le dimanche après-midi j'écoutais sur Paris-Inter les retransmissions commentées par Georges Briquet. Lorsque je confiai à ma sainte mère, qui voulait faire de moi un curé, cette vocation, elle me répondit que ce n’était pas un métier convenable. Mon père lui, s’en fichait, il aimait la politique et il fallait faire silence lors des chroniques de Geneviève Tabouis sur radio-Luxembourg et Jean Nocher sur la RTF. Son seul mandat fut d’être conseiller municipal adjoint chargé des travaux et des chemins vicinaux. Il m’a refilé le virus tout en me vaccinant contre le désir d’en faire, non pas un métier, mais mon pain quotidien. Je n’ai jamais eu la tentation de l’élection, et pourtant là où j’étais ça grouillait de seconds couteaux qui en rêvaient et qui ont mis à l’épreuve des faits leur rêve. Je les plains mais ils n’ont que ce qu’ils ont cherché. Je ne voyais passer ma vie à serrer des mains, à visiter des foyers du 3e âge, à faire des discours de foires, de faire le godillot ou l’aboyeur au Palais Bourbon.

 

Comme je l’avais répondu à ma mère lorsqu’elle me bassinait avec le séminaire «Moi c’est Pape ou rien ! », du côté politique c’eut été « Ministre ou rien ! ». Je vous le concède c’est mon côté Macron mais à ma décharge j’ai côtoyé tellement de Ministre de l’Agriculture dans ma vie, de tous les bords, que je n’ai aucune honte à affirmer que j’aurais pu tenir le manche aussi bien qu’eux. Mais une fois passé le plaisir d’y être je sais pertinemment que comme le disait Chevènement « Un Ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne ». Très peu pour moi les couleuvres avalées !

 

Lire George Briquet ICI

 

25 avril 2011 Éric Zemmour le Jean Nocher ou la Geneviève Tabouis du PAF : il a une fonction salutaire, j’ose même écrire sanitaire, un côté Destop bien utile.

 

Lire ICI 

 

J’avais 10 ans en 1958, la fameuse 3e place des Français à la Coupe du Monde en Suède avec un Just Fontaine en goléador, ça me faisait rêver l’oreille collée au gros poste de radio du Bourg-Pailler. Bien sûr on parla plus de Pelé la perle noire que de Kopa mais 1958 fut pour lui l’année de la consécration internationale avec une Coupe d’Europe des clubs champions remportée, une Coupe du monde réussie, Raymond Kopa fut considéré comme le meilleur joueur du tournoi, un Ballon d’Or.

 

Mais comme l’écrit Yann Bouchet dans le Monde :

 

« Comme pour Platini et Zidane, originaires d’Italie et d’Algérie, le parcours de la famille Kopaszewski illustre une partie de l’histoire de l’immigration en France. Les grands-parents paternels, Polonais, s’installent dans le Nord-Pas-de-Calais, après la Première guerre mondiale. Né le 13 octobre 1931 à Nœux-les-Mines (Pas-de-Calais), Raymond Kopa commence à jouer dans les corons, où son père est mineur. Très tôt intéressé par le football, il travaille cependant deux ans et demi à la mine, de 14 ans à 16 ans et demie, période durant laquelle il est en partie amputé de deux doigts à la suite d’un accident du travail.

 

Après des débuts à l’US Nœux-les-Mines, il rejoint en 1949 le SCO Angers où, à 18 ans, il signe son premier contrat professionnel. Deux ans plus tard, lors d’un match amical contre le grand Stade de Reims, l’entraîneur rémois Albert Batteux repère le jeune joueur. Après d’intenses négociations, Angers finit par accepter le départ de son milieu de terrain pour un club qui va devenir le plus performant du pays. Entre 1951 et 1956, Raymond Kopa remporte deux titres de champion de France (1953 et 1955) avec l’équipe champenoise et atteint la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions (1956), seulement battu par le Real Madrid, une première pour un club français. »

 

Raymond Kopa, légende du foot français, est décédé 

À Paris, place de Catalogne, comme à Montpellier pour le palais du mégalo Georges Frèche, l’œuvre architecturale de Ricardo Bofill ne m’a jamais convaincue, et en plus ça vieilli mal.

 

L’œuvre qui me séduit de lui c’est la récupération par lui, en 1973, d’une cimenterie délabrée.

 

La réhabilitation est un procédé qui a été beaucoup utilisé pour habiter des bâtiments déjà construits, en les adaptant à leur nouvelle fonction et en préservant les principes structurels et/ou architecturaux de ces bâtiments. Ce procédé permet de garder un lien entre le passé et le présent, tout en préservant l’état d’un site. C’est ainsi que Ricardo Bofill a choisi de réhabiliter une usine pour y installer son agence et pour y habiter.

 

Cette usine de ciment composée de 30 tours et de sous-sols qui abritaient des machines. Ce complexe industriel qui était en partie en ruine lui est apparu alors comme un espace à grand potentiel.

 

Une citation de Ricardo Bofill résume l’état de l’usine à l’époque : « … des escaliers qui grimpent vers nulle part, des puissantes structures en béton qui tenaient rien, des morceaux de fer suspendus dans l’air, des immenses espaces vides remplies malgré tout de magie »*. Cette description de La Fabrica indique à quel point Bofill tenait à garder ces éléments forts du bâtiment pour s’en servir dans son projet.

 

« Après une longue promenade dans les rues de Barcelone rythmées par des bâtiments pour la plupart nouveaux, nous sommes arrivés devant l’Agence de Ricardo Bofill. De loin, seules les tours sont visibles et le bâtiment ne donne pas l’air d’être une agence d’architecture. La végétation qui s’est développée sur les murs et autour du bâti, donne un air d’ancienneté à l’ensemble. Plus on s’approche du bâtiment et plus on ressent la grandeur des tours. Cette allure de château médiéval et la présence de palmiers nous fait penser à un oasis au beau milieu de la ville. »

 

Visite guidée ICI TALLER DE ARQUITECTURA OU « LA FABRICA » – RICARDO BOFILL

 

De superbes photos ICI 

 

À l’heure où j’écris ce petit bout de chronique je ne sais où en sera Fillon et si, face aux désertions il laissera la place à Juppé. Attendre et voir s’il me faut réactiver l’Opération Chartrons ?

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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pax 05/03/2017 11:06

Geneviève Tabouis le dimanche dans : " Attendez-vous à...." et Jean Grandmougin en semaine juste avant le journal de 13 heure et nous avions cher Taulier la même obligation paternelle de faire silence au moins pendant les 10 minutes maximum que durait leur billet, avec ce paradoxe qu'apparemment nous n'avions rien à dire juste avant et devenions soudainement loquace pendant ces 10 minutes pour retomber dans le mutisme juste la fin ce qui énervait particulièrement le chef de famille. Quant à Ricardo Bofill je suis tenté de reprendre cette critique du Canard Enchaîné lors de la sortie du film de Fellini :"Juliette des esprits" juste après " huit et demi " et "la Dolce Vita" : « Dieu qu'il avait du génie Fellini, quand il n'avait que du talent ! ». C'est ce qui me vient à l'esprit quand ,effectivement subtil Taulier, tu compares son atelier avec le reste de son œuvre et notamment le monument à la gloire de Georges Frèche. C'est là toute l'ambiguïté de cette discipline mot que je préfère à celui d'art ce dernier ouvrant la porte à trop de polémiques. J'ai eu la chance d'être élève de Paul Chemetov qui à défaut d'être un architecte convaincant fut un enseignant de très grande qualité. Il évoquait souvent la notion d'"anonymat expressif" comme qualité architecturale essentielle. Cela recouvre les deux catégories auxquelles je réduis la production architecturale : soit elle est expressive et cela nous donne les tours à la gloire des assureurs, des banquiers, des constructeurs automobiles ou plus simplement encore des mécènes « les tôles gondolées » de la Fondation LWMH.
ou alors elle est anonyme et nous avons toute cette architecture alimentaire que constitue la construction de logements. De temps en temps apparaît ça ou la, un petit bijou tel le pavillon de l'Allemagne à l'exposition universelle de Barcelone en 1929 par Mies Van Der Hoe , rare bâtiment ou l'architecte intègre cette particularité de l'architecture qui contrairement à ce qui se laisse voir, ajoute aux trois dimensions usuelles une quatrième indispensable : le mouvement c'est-à-dire le temps . un tableau se regarde un bâtiment se parcours et c'est au plaisir ressenti et pris lors de ce parcours que l'on mesure la qualité d'une architecture et pas seulement à « l'image qu'elle produit ». C'est entre autres ce que l'on peut ressentir lors de « visites » de cathédrale ou autre monastère.
Dans tous les cas l'exemple de Bofill démontrent qu'en matière d'habitat le seul et vrai luxe c'est l'espace et non la bête adresse des frimeurs de toutes catégories. C'est ce que semble avoir compris les municipalités et autres organismes HLM qui en réhabilitant leur parc n'hésite plus à supprimer un logement par palier pour ajouter une pièce au logement voisin. Cela nous change des réhabilitations onéreuses ,en fanfare et toute à la gloire des donneurs d'ordres et qui se limitaient à repeindre les cages d'escaliers et façade et créer des halls d'entrée qui ne qui ne réglaient en rien la promiscuité imposée.

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