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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 08:00
A young couple riding a Vespa on the Champs-Elysées in Paris, 1954

A young couple riding a Vespa on the Champs-Elysées in Paris, 1954

Submergé et démuni, le commun s’en remet aux expertises et ne peut plus juger du tout. Là où s’investit l’action règnent l’imprévisible et le complexe, c’est-à-dire le désordre saisissant des confrontations. La liste des obstacles, qui rendent inopérant un conseil vain et prétentieux, est longue. Étrange service que ce conseil : sa valeur n’est mesurable qu’après coup. Toute action se soumet aux indurations d’un donné imparfait, elle subit et affronte la résistance granitique du concret. Le bon sens, à juste titre, se méfie du conseil et du conseilleur. Sa douteuse validité invite à se défier de son emprise maligne. Elle incité à refuser l’illusoire sérénité de son expertise. Le conseilleur est-il condamné à la solitude de l’oiseau de malheur ? Ou, pour être écouté et suivi, est-il condamné à tenir le discours attendu du solliciteur pour le satisfaire dans ses attentes et le conforter dans une décision déjà prise ? Manipulateur stipendié ou conseilleur répudié ? Le bon conseil le plus souvent déconseille.

 

Montesquieu, Condillac, Diderot radicaliseront le projet d’institutionnaliser un conseil savant et partageable qui puisse échapper aux humiliations « d’un danseur de corde » pris « entre l’écorce et le noyau » comme le regrettait Voltaire face à Frédéric II.

 

Je tiens mon titre, me reste plus qu’à écrire.

 

Relire Le Prince de Machiavel

 

Comment investir le territoire politique ?

 

« Comme ceux qui dessinent les paysages se placent en bas dans la plaine pour observer la nature des montagnes et des lieux élevés, et pour observer celle des lieux bas se placent en haut sur la montagne, de même pour bien connaître la nature des peuples, il faut être prince et pour bien connaître celle des princes, il faut être du peuple. »

 

Ce roman, que je porte en mon sein depuis 25 ans, vais-je l’accoucher ? Rien n’est moins sûr, qui l’attend ? Personne ! Et pourtant… Je me complais dans l’attente, ce temps indécis, qui s’étire, où l’on guette, sans trop y croire, l’instant où l’urgence s’imposera. Indolence, tout est prétexte à l’évitement, je rêve de pouvoir conjuguer les frissons de l’action avec la solitude froide du temps de l’écriture.

 

 

Rire !

Son rire…

Elle me taquine « Allons Jacques ! »

Je lui concède tout.

Elle est la clé de tout.

Elle me remet gentiment à ma place…

Je l’aime ainsi.

 

 

Mon défi, me glisser dans les plis de l’Histoire sans raconter mon histoire, être au-dehors, chercher un narrateur, le trouver, un compagnon de toujours, m’étonnant de ne pas y avoir songé plus tôt, il me faut le délivrer de mon emprise. J’en suis là, dans un étrange entre-eux où une petite voix me dit : « toi, le monsieur qui tient tout sous contrôle, et s’il t’échappait ! »

 

Fais chier la petite voix !

 

M’en fout !

 

Cause toujours, un jour viendra où je te prendrai à contre-pied. En attendant, rien que pour te faire chier je fais la cuisine tout me plongeant dans le ragout de l’actualité politique.

 

Voici mes petites antisèches :

 

Tout d’abord un vieux briscard de la Rocardie, Jacques Julliard

 

« IL Y A UNE ENVIE DE MARINE LE PEN »

 

Le grand entretien

 

  • Comment analysez-vous la séquence politique à laquelle nous assistons ?

 

Cet automne dans Marianne, j’ai écrit que, bien entendu, le futur président de la République figurait dans un quatuor comprenant Juppé, Sarkozy, Hollande et Valls. Personne n’a protesté, c’était une évidence ! Aujourd’hui, pour le moment, aucun de ces quatre n’est en état d’être élu, ni même d’être candidat. C’est une situation si nouvelle qu’elle n’a aucun précédent dans notre histoire. Traditionnellement, en France, pays conservateur, les principaux candidats étaient connus et confirmés deux ans avant l’échéance. Il fallait très longtemps pour faire un candidat. C’est en train de changer. La défaillance de Fillon n’était certes pas prévisible, tout comme l’élimination du grand favori DSK en 2012. Au-delà de cette conjoncture, il existe un rapport nouveau et inquiétant à la présidence.

 

  • En quoi est-il nouveau ?

 

Compte tenu de ce qu’est la France, je suis pour un système vraiment présidentiel. Il suppose une personnalité ancrée dans la vie politique et dotée d’une stature exceptionnelle. C’était le cas du général de Gaulle et de Mitterrand. Les choses ont vraiment changé ensuite. En 2012, à cause de la « défaillance » de DSK, un homme que personne n’attendait est désigné, sans avoir au départ la stature requise. Même chose à présent, pour d’autres raisons. Le statut du candidat à la présidence évolue. La preuve : les hommes dont on parle maintenant n’ont pas le surplomb nécessaire par rapport à la vie politique. Au-delà des cadres institutionnels français, il y a une défiance envers ceux qui sont en place et, à l’inverse, une prime au nouvel arrivant. On l’a vu pour Fillon qui a réussi un temps à incarner l’homme nouveau. On avait presque oublié qu’il avait été Premier ministre de Sarkozy.

 

  • Pourquoi cette évolution vous inquiète-t-elle ?

 

On a dit à tort que de Gaulle avait fait la Constitution de la Ve pour lui. C’est faux. Au contraire, il voulait qu’après lui le système se prolongeât. Le système combine ainsi la légitimité élective, celle du suffrage universel, et celle liée au charisme, à une certaine personnalité, pour que se rencontrent un homme et un peuple. Or toutes les personnalités ont été éliminées. Par ailleurs, on note une prime à la jeunesse. Juppé a été battu pour deux raisons : il était trop à gauche pour l’électorat des primaires de droite ; il était aussi trop vieux. Longtemps cela n’a pas été un problème : un cliché ancien veut que, chaque fois qu’elle est en difficulté, la France se jette dans les bras d’un noble vieillard avec un noble passé, comme Clemenceau, Pétain, de Gaulle. Si l’on pense à Hamon ou à Macron, leur jeunesse est pour beaucoup dans leur éclosion. J’ajoute que ces hommes s’imposent indépendamment des partis. On disait jusqu’ici qu’on ne pouvait être candidat sans parti. Macron montre que c’est possible. Hamon s’est imposé au départ contre la logique d’appareil favorable à Valls ou Montebourg ; aujourd’hui l’appareil le récupère. Cela m’inquiète car la France ne peut vivre normalement à l’intérieur de cadres purement institutionnels. Le charisme ou l’extraterritorialité politique font partie de sa norme. Des historiens essaient aujourd’hui de gommer cette dimension. Hamon l’a théorisée, Hollande aussi en son temps, avec l’idée d’un président « normal » – ça ne lui a pas réussi. Les Français font très bien la différence entre l’humilité et la distance.

 

  • Que voulez-vous dire ?

 

Ils veulent des hommes moins arrogants mais ils récusent la familiarité. Notre vie politique a toujours été conçue comme une guerre d’extermination. Les Français comprennent spontanément que l’équilibre doit être assuré par une figure exceptionnelle, car nous n’en avons jamais fini avec la monarchie. De Gaulle a toujours pensé que la France était un pays à la fois démocratique et charismatique, pour ne pas dire monarchique.

 

  • Les primaires ont-elles accru le caractère chaotique de la situation que nous vivons?

 

Le bilan n’est pas très positif pour les partis. Ils ont cru que ce serait pour eux un moyen de se revaloriser. On voit bien que la primaire de droite a mis du baume au cœur à droite, mais pas chez Les Républicains. Sarkozy tenait le parti, et il a été le grand battu. Pareil à gauche. On ne peut pourtant imaginer une démocratie sans partis. La situation instable actuelle risquerait de s’éterniser. Cette primaire n’est pas facilement compatible avec l’esprit de nos institutions. Elle a pour effet de dévaloriser le système présidentiel, d’en faire un épisode parmi d’autres de la lutte politique traditionnelle.

 

  • Comment interprétez-vous cette tentation de grand coup de balai qu’on a vue ailleurs avec le Brexit ou l’élection de Trump ?

 

Ce qui est commun, c’est le « essayons autre chose ». L’idée n’est pas de dire qu’il y a une meilleure solution ailleurs, mais d’exprimer un mécontentement. Il y a un air du temps. Aujourd’hui ce qui est surprenant, c’est quand il n’y a plus de surprise.

 

  • Pourquoi ?

 

Il ne faut pas écarter l’idée qu’il y ait un jeu de la part de l’opinion. On imagine toujours le peuple comme grave, préoccupé seulement par ses intérêts. Mais la politique est aussi un jeu. Ce qui se passe aujourd’hui passionne l’opinion. Dans un pays qui a une tendance naturelle à la neurasthénie, le spectacle politique distrait beaucoup ! En revanche, cela n’a pas permis de recentrer la politique française sur l’essentiel. On aurait dû, après les déclarations de Donald Trump, mettre l’Europe au centre du débat. Or cela n’a pas été le cas, malgré les tentatives d’Emmanuel Macron. C’est pourtant la grande question de politique étrangère. Je tiens pour ma part à l’idée qu’il faut recommencer par une Europe à deux, France et Allemagne, comme d’ailleurs l’avait proposé en 1950 Robert Schuman.

 

  • Quelles sont selon vous les perspectives de la gauche ?

 

On dit que les deux gauches sont irréconciliables, je ne crois pas que ce soit vrai. Il y a moins d’écart entre Macron et Mélenchon qu’il n’y en avait jadis entre Thorez et Guy Mollet. L’écart, alors, s’appelait l’Union soviétique, le communisme révolutionnaire, le bolchevisme. L’écart des positions – je ne parle pas des hommes, des partis, des passions – ne s’est pas accru, il s’est réduit. Mélenchon est un social-démocrate de gauche. C’est un keynésien qui dit que l’économie doit être relancée par la demande et non par l’offre. Il n’y a là rien d’incompatible avec le fameux discours du Bourget de François Hollande. Ce qui rend la situation si difficile à gauche, ce ne sont pas les écarts idéologiques mais l’incapacité de la social-démocratie à tenir ses promesses dans une période où le capitalisme est trop fort et le mouvement ouvrier trop faible. Voilà pourquoi des Mélenchon ou des Hamon disent : il faut en finir avec la social-démocratie. Mais laissez-les seuls et ils réinventeront cette social-démocratie, car il n’y a pas aujourd’hui grand-chose d’autre à inventer. Si la gauche se divise, ce sera sa faute. Ce sera moins le résultat de la situation, paradoxalement plus favorable à un rapprochement qu’à d’autres époques, que du rapport des forces qui depuis une vingtaine d’années joue en défaveur du salariat. La social-démocratie a payé les pots cassés par le stalinisme, ses difficultés remontent à l’effondrement du communisme. Il faut rester un peu marxiste : le rapport des forces, national et international, pèse autrement plus que la trahison de Hollande !

 

  • Marine Le Pen peut-elle bénéficier de l’envie d’essayer autre chose ?

 

Oui, il y a une envie de Marine Le Pen que la gauche nie avec acharnement. Son père avait un côté loup-garou, pas elle. Pas un mot dans son langage qui puisse faire penser qu’elle est fasciste. Elle est peut-être xénophobe, plutôt moins que Trump d’ailleurs, mais pas fasciste. Certains diront : elle le cache. Je ne le crois pas. En démocratie, on est toujours obligé de faire ce que l’on dit et de dire ce que l’on fait. Le fond de l’affaire est que le parti socialiste n’est plus un parti populaire, et Mélenchon guère davantage. À part une petite frange d’ouvriers un peu radicaux, un peu trotskistes, un peu révolutionnaires, l’essentiel de la clientèle de la gauche ce sont les nouvelles classes salariées, urbaines, diplômées, dont beaucoup sont à l’aise dans la mondialisation. La gauche a laissé le peuple partir vers Marine Le Pen, parce qu’elle ne savait tout simplement pas où le mener. Les bobos sont nombreux, ils forment une vraie classe sociale désormais, mais pour tous les autres, pour cette France périphérique qu’a décrite Christophe Guilluy et qui représente environ 40 % de la population, rien n’a été fait. J’ajoute que le volontarisme culturel de la gauche a laissé le peuple de côté ; l’insécurité culturelle est une réalité aussi forte que l’insécurité physique. Le problème n’est pas qu’économique, il est d’abord culturel.

 

Propos recueillis par Éric Fottorino et Sophie Gherardi

 

 

Ensuite, un vieux de la Mitterrandie, François Bazin

 

Hamon, Jadot et Mélenchon : la bien mauvaise comédie de l’union

 

Il fut un temps où l’union était un combat. C’est devenu une comédie. Le sketch à trois que sont en train de jouer Benoit Hamon, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon a ceci de risible qu’il est écrit d’avance. Chacun sait déjà les répliques des uns et des autres. Les rôles ont été distribués de longue date. Des portes vont s’ouvrir puis claquer, puis s’entrouvrir à nouveau. On va s’aimer, puis se disputer avant de feindre de se réconcilier et de se promettre de futures retrouvailles. Mais quand le rideau tombera, on en sera exactement au même point que lorsqu’il s’est levé et surtout, il n’y aura guère plus de monde, dans la salle, pour applaudir un spectacle d’une aussi piètre originalité. Tout ça pour ça…

 

Quitte à décevoir les amateurs de suspens et les derniers amoureux de la politique bisounours, on peut donc passer sans grand risque à ce qui sera la conclusion de cette partie de campagne. Benoit Hamon est candidat et il le restera. Yannick Jadot n’a pas les moyens de l’être et donc il jettera l’éponge d’une façon ou d’une autre. Jean-Luc Mélenchon n'a aucune envie de se retirer et il poursuivra donc, coûte que coûte sa route en solitaire.

 

Pour le dire autrement, le seul objet véritable des rencontres et autres ambassades qui se multiplient depuis quelques jours est de savoir qui héritera, en fin de compte, du mistigri de la division, étant entendu qu’aucun des acteurs de cette prétendue négociation n’imagine un seul instant qu’elle puisse déboucher, à gauche, sur une candidature unique au 1er tour de la présidentielle.

 

La variable d’ajustement, dans toute cette affaire, c’est Yannick Jadot. Le candidat écolo n’a pas les 500 parrainages d’élus nécessaires pour être candidat. Il n’a pas davantage les moyens financiers pour mener une campagne digne de ce nom. L’appareil de son parti, téléguidé par Cécile Duflot, lui tire le tapis sous les pieds. Il est crédité dans les sondages d’un score oscillant entre 1 et 2%. Qu’a-t-il encore à vendre ? Tout le problème pour lui est de changer de rôle. Il était censé porter les couleurs des Verts. C’est mission impossible. Il voudrait donc être celui qui sacrifie ses ambitions perdues sur l’autel d’une alliance rose-verte. Tout cela n’exige, au fond, qu’un peu de mise en scène.

 

Dernière Benoit Hamon et Yannick Jadot, la main de Jean-Christophe Cambadélis et de Cécile Duflot

 

Seul Benoit Hamon est en mesure de lui sauver la mise, à condition toutefois que le PS joue le jeu. Le projet du candidat socialiste est presqu’aussi écolo que celui de Yannick Jadot. Sur beaucoup de points, celui de Jean-Luc Mélenchon l’est tout autant. Mais le leader des Insoumis n’offre pas les mêmes garanties dès lors qu’on passe à l’étape suivante : celle du partage des circonscriptions pour les législatives. Benoit Hamon et Yannick Jadot jurent la main sur le cœur que ces viles questions d’intendance n’ont jamais été abordées lors de leurs dernières rencontres. Mais alors de quoi ont-ils bien pu parler puisque sur le reste, ils sont d’accord sur presque tout ?

 

Dans les soutes de leurs partis respectifs, les hommes du métier n’ont d’ailleurs pas attendu pour reprendre langue à leur tour. Contre un paquet de Jadot, les négociateurs écolos veulent obtenir quelques barils de députés. En clair, ils veulent présenter plus de soixante candidats autonomes pour les législatives afin que leur parti puisse bénéficier d’un financement public. Ils demandent surtout que leurs huit sortants soient reconduits avec le soutien du PS et, en prime, une circonscription gagnable pour leur éphémère candidat à la présidentielle.

 

Ce sont là des exigences raisonnables qui butent sur un seul point : le sort réservé à Cécile Duflot. La maire de la capitale, Anne Hidalgo n’a jamais admis l’arrivée sur ses terres de l’ex-patronne de Verts, en 2012. Elle n’a aucunement l’intention de changer d’avis, même pour faciliter la tâche de Benoit Hamon dont elle est pourtant la marraine officielle. La seule solution serait donc de parachuter Cécile Duflot - à condition bien sûr qu’elle accepte cette petite humiliation ! - sur une nouvelle circonscription qui ne soit pas parisienne.

 

Mais laquelle ? En banlieue ou en province, les places sont devenues rares depuis que les principales investitures ont déjà été distribuées et validées par les militants socialistes. Là est le côté comique de toute cette opération « restore hope », à gauche. Placée sous le signe de l’unité, au nom des grands principes et de la résistance face à la droite dure et l’extrême droite populiste, elle met en scène, façon camp du drap d’or, deux champions - Benoit Hamon et Yannick Jadot – qui ont besoin l’un de l’autre pour rehausser leur image alors que l’essentiel se réglera, au final, sur un coin de table, façon bistrot, entre apparatchiks de Jean-Christophe Cambadélis et tireurs de ficelles de Cécile Duflot.

 

Pas de place pour Mélenchon dans la chambre nuptiale

 

Dans ces jeux de rôles, Jean-Luc Mélenchon n’a désormais le choix qu’entre celui du mauvais coucheur et celui du cocu magnifique. Le leader des Insoumis est convié à une noce unitaire où on lui demande simplement de tenir la chandelle. C’est d’ailleurs tout le paradoxe de cette histoire. Benoit Hamon et Yannick Jadot partagent déjà le même lit mais ils font croire qu’ils en sont encore à négocier le contrat de mariage. Jean-Luc Mélenchon, à l’inverse, sait bien qu’il n’y a pas de place pour lui dans la chambre nuptiale mais il doit faire semblant d’être prêt à passer auparavant devant notaire.

 

Ces pitreries sont plus qu’une concession à l’air du temps. Elles disent le grand dérèglement d’une stratégie qui semblait imparable. Au début de l’année, Jean-Luc Mélenchon s’interrogeait à voix haute que « l’utilité » d’une candidature socialiste coincée entre la sienne et celle d’Emmanuel Macron. Il pariait alors sur la désignation de Manuel Valls et surtout sur l’échec de la primaire de la Belle Alliance. Or la sur-mobilisation d’un électorat souvent proche de ses thèses a eu pour effet paradoxal non seulement de sauver l’image de ce scrutin – et donc du PS ! – mais aussi de promouvoir un candidat - Benoit Hamon - qui lui a siphonné illico dans les sondages un bon tiers de ses soutiens potentiels.

 

Dernière Jean-Luc Mélenchon, la main de Pierre Laurent

 

Depuis, Jean-Luc Mélenchon est dans la nasse. L’élan qui le portait a été stoppé. L’espoir qu’il nourrissait de figurer au second tour de la présidentielle s’est définitivement évanoui. Le ressort unitaire dont il comptait jouer lorsqu’il faisait, à gauche, la course en tête s’est retourné contre lui. Le seul fait qu’il se soit résigné à des palabres avec ses concurrents écolos et socialistes alors qu’il connait la nature du piège et le nom du gibier est un signe qui ne trompe pas.

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