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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 06:00
Moi j’aime le fût boujut court et ventru pour faire le Pur Jus de la Juju et de la Fleur !

Laissons de côté celui du canon, pour ne s’intéresser qu’à la barrique qui, selon Pierre Boujut avec un T pour ne pas le confondre avec Patrick Bouju sans T, la star des naturistes, est « une invention loufoque, burlesque, à contre-courant, à contre-raison, à contre-utilité »

 

Comme il le fait justement remarquer, il n’y a pas de modèle dans la nature de ce montage de morceaux de bois, les fameuses douelles, forts difficiles à assembler, pour recueillir et conserver du liquide.

 

« Le récipient naturel, c’est l’amphore, le vase, fabriqué à la façon de l’arbre creux, de la pierre creuse que l’on copie en moulant de l’argile humide ; ou bien, c’est l’outre que l’on trouve toute faite en cousant de la peau de bouc. »

 

Comme le fait malicieusement remarquer Pierre Boujut « Les Grecs et les Romains, éminemment rationnels et utilitaires, ne pouvaient pas inventer autre chose. Tandis que les Celtes, peuple de rêveurs, insoucieux du temps et de la vie pratique, imaginèrent le fût, qui, comme quelques autres inventions de poètes, s’avéra pourtant plus utile, plus adéquat à son but que tous ses équivalents ; et ils lui donnèrent sa forme définitive dès l’origine, puisqu’il n’a subi aucune modification essentielle au cours des âges. »

 

Donc ce sont les Celtes qui ont inventé la barrique en bois, quelques décennies avant l’ère chrétienne. C’est en Gaule que les Romains en ont appris l’usage. Le célèbre tonneau de Diogène n’était qu’une grosse amphore. Les peintures antiques en font foi. »

 

Mais, si la barrique n’a pas changé de forme, elle est de nos jours largement entre les mains froides des robots et aussi entre celles des faiseurs d’arômes.

 

Je vais donc m’en tenir au large éventail des mots pour le désigner.

 

Chez nous, en Vendée voisine des Charentes, on parlait de tonneau ou de tonne, ce qui est assez normal vu que l’art de la barrique c’est la tonnellerie

 

Selon la contenance de l’objet, on dit :

 

  • Le demi-muid, fut gros et court de 600 à 800 litres ( le muid état une vieille mesure pour  marquer 18 hl)
  • Le tierçon, fût  de de 550 litres, mas plus étroit et plus allongé ;
  • La barrique, de 200 à 450 litres ;
  • La demi-barrique, de 10 à 180 litres ;
  • Le quart ou quartaut, de 50 à 90 litres ;
  • Le barrillage ou barricot, de 10 à 40 litres.

 

Laissons de côté le baril ça fait pétrole, pour évoquer le tonnelet et le foudre ( de fuder en allemand) qui est un tonneau de grande capacité, souvent de forme ovale.

 

Du côté du négoce, on parle de pièce, synonyme de tierçon, « la pièce de vin ».

 

Pour terminer revenons sur le fût boujut dénommer ainsi parce qu’il a du bouge, c’est-à-dire du ventre.

 

Enfin, vous pouvez vous reporter à une chronique de la nuit des temps le 8 octobre 2008 : Vive le kitch Berrichon : « entonnailles »  ICI

Moi j’aime le fût boujut court et ventru pour faire le Pur Jus de la Juju et de la Fleur !

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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