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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 06:00
Chaud, chaud, les marrons chauds… mais alors pourquoi donc nous les offrent-on glacés ?

Sur nos trottoirs parisiens, dans les lieux de chalandise, les vendeurs de marrons chauds n’interpellent plus les passants avec le traditionnels « chauds, chauds, les marrons chauds… » Allez savoir pourquoi, je vous conseille d’aller le demander à Éric Zemmour partisan du rejet des marchands de marron dans la mer.

 

Mais les marrons sont aussi des gnons :

 

« Jacques (...) descend un de ses adversaires d'un direct au menton (...) les types protestent. On est pas ici pour recevoir des vrais marrons, ça n'est plus du jeu. »

Queneau, Loin Rueil, 1944, p.164.

 

Les marrons sont aussi dans les prisons :

 

« Un surveillant de ronde, qui inspectait le dortoir d'en bas du bâtiment-neuf, au moment de mettre son marron dans la boîte à marrons, − c'est le moyen qu'on employait pour s'assurer que les surveillants faisaient exactement leur service; toutes les heures un marron devait tomber dans toutes les boîtes clouées aux portes des dortoirs... »

Hugo, les Misérables, t.2, 1862, p.57.

 

Souvent les journalistes font souvent des marronniers quand ils n’ont rien d’autre à glander…

 

Et, certains d’entre eux, opportunistes, ouvriers de la 25e heure, savent tirer les marrons du feu sans se noircir les doigts.

 

Tirer les marrons du feu – locution

 

Travailler et prendre des risques au bénéfice ou pour le profit de quelqu’un d'autre, faire le plus difficile et ne pas en profiter, être lésé.

 

« Les Députés ont ménagé jusqu'à présent le Peuple, parce qu'ils en avoient besoin pour écraser la Noblesse, le Clergé et les Parlemens, mais il n'en profitera pas. Ils se sont servis de lui comme le singe se servoit de la patte du chat, pour ôter les marons du feu. »

1792. Conversation entre un maître d'école, un grenadier, et un paysan 1985

 

« Ce n'est pas toujours celui qui tire les marrons du feu qui les mange, ni celui qui ouvre l'huître que la gobe, ni celui qui fait des enfans qui les berce… »

1832. La Restauration (et : La Légitimité), dans La Révolution, ou confessions d'une girouette

Chaud, chaud, les marrons chauds… mais alors pourquoi donc nous les offrent-on glacés ?

Sachez aussi qu’un avocat est marron lorsqu’il est véreux, comme la chair du fruit lorsqu’il est pourri.

 

Le marron, une grosse châtaigne cultivée :

 

Du point de vue du botaniste, la châtaigne est le fruit du châtaigner (Castanea sativa), un arbre de la même famille que les chênes et les hêtres. Le marron d'Inde, lui, est la graine du seul marronnier existant en France (Aesculus hippocastanum), et il est toxique.

 

Si les fruits se ressemblent, les feuilles, les fleurs et les bourgeons diffèrent. Chez le châtaignier, les fleurs sont unisexuées, tandis que chez le marronnier d'Inde, les fleurs sont hermaphrodites. Une fois fécondées, elles évoluent en un gros fruit épineux, dont la bogue contient un à deux marrons. De son côté, la fleur de châtaignier fécondée se développe en fruit sec, dont la bogue contient en général trois fruits dans sa variété sauvage.

 

Dans le langage courant, le terme « marron » désigne une variété de châtaignes cultivée par les castanéiculteurs. Les bogues ne contiennent qu'un seul fruit. C'est une version modifiée par l'Homme de la châtaigne sauvage.

 

Reste à vous causer des marrons déguisés plus communément dénommés marrons glacés.

 

Le 29 décembre 2011 j’écrivais :

 

« Comme nous sommes en fin d’année j’ai bien sûr choisi une friandise très courrue : les marrons glacés. Eux aussi sont nés quelques parts, à Privas, en Ardèche, plus précisément dans le Vivarais, par l’entremise d’un entrepreneur Clément Faugier qui « suite à la fameuse crise de la soie qui avait réduit un grand nombre d’ouvriers au chômage en Ardèche, en 1882, fonda son entreprise et redonna un nouvel espoir » au pays. Exporter ! Clément Faugier fit voyager le marron glacé jusqu’à Zanzibar et en rentrant, constatant qu’il avait bien supporté l’épreuve du dépaysement, des fortes variations de climat, pu se lancer dans le commerce hors l’étroit pays. Bien plus tard, la crème de marrons Faugier accompagna Paul-Emile Victor en Terre-Adélie. »

 

La suite ICI 

Chaud, chaud, les marrons chauds… mais alors pourquoi donc nous les offrent-on glacés ?

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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pax 20/12/2016 06:41

D'ou le problème du choix de ses lieux de vacances pour l'avocat.Il va au soleil et revient bronzé : il affiche les couleurs : on le soupçonne d'être marron. Il revient blanc, c'est peut être qu'il a été mis à l'ombre et qu'il sort de prison.

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