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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 00:06
Cette photo prise le 15 avril 2014 montre un homme contrôlant un drone pour pulvériser des pesticides sur une ferme à Bozhou, dans la province d’Anhui, dans le centre de la Chine. - / AFP

Cette photo prise le 15 avril 2014 montre un homme contrôlant un drone pour pulvériser des pesticides sur une ferme à Bozhou, dans la province d’Anhui, dans le centre de la Chine. - / AFP

Mes compétences dans le domaine de la technologie sont aussi minces que le papier dans lequel je roule mes cigarettes mais ça ne m’empêche pas de m’intéresser de très près aux innovations qui envahissent l’univers agricole.

 

Faut-il les craindre, se mettre la tête dans le sac ou s’enthousiasmer ? Je ne sais mais ce qu’il ne faut surtout pas faire c’est de laisser aux autres, en particulier les multinationales, le soin de mettre la main dessus.

 

Dans les papiers sur Vinitech je n’ai rien vu sur le sujet.

 

Certains, tel l’inénarrable Bernard Magrez, qui allie les bœufs et les drones, font joujou avec pour faire joli. Il n’empêche que ces drôles d’engins, qu’il ne faut pas réduire à un nouveau moyen d’épandage de saloperies, vont bouleverser la donne agricole, et bien sûr viticole, comme l’indique The Motley Fool http://www.fool.com/investing/2016/11/25/drone-usage-in-agriculture-could-be-a-32-billion-m.aspx fait remarquer que les drones ont d’abord été commercialisés au Japon à des fins agricoles ?

 

L’éco-quotidienne du Monde de vendredi rapporte : qu’un « rapport récent de PwC estime le marché potentiel pour les drones agricoles à 32,4 milliards de dollars (30,5 milliards d’euros), juste après seulement les infrastructures. Bank of America Merrill Lynch anticipe que l’agriculture pourrait représenter près de 80 % du marché des drones commerciaux à l’avenir, avec le potentiel de générer 82 milliards de dollars d’activité économique aux Etats-Unis entre 2015 et 2025. Il n’est donc pas surprenant que de grands fabricants de drones, comme AeroVironment Inc., se concentrent de plus en plus sur l’agriculture.

 

En fait, même les sociétés de technologie s’intéressent aux drones agricoles, comme Raven Industries. Et les entreprises agricoles se préoccupent sérieusement des drones. En avril, DuPont a investi une somme non révélée dans la compagnie de drones PrecisionHawk. Quant aux fabricants de matériel agricole, ils numérisent tranquillement les fermes en adoptant une agriculture de précision.

 

Au fil du temps, l’agriculture de précision s’est considérablement étendue touchant le GPS, les systèmes automatisés, la cartographie et les images satellites. Les drones s’ajoutent à cette liste. Aujourd’hui, les agriculteurs sont confrontés à l’un des plus grands défis du monde : alimenter une population croissante sur fond de catastrophes météorologiques et de recul des terres arables. La clé réside dans la stimulation des rendements des cultures, que les drones peuvent aider. Les drones agricoles sont des systèmes de haute technologie qui peuvent réaliser les tâches qu’un agriculteur ne peut pas faire : analyser chaque recoin des champs pour évaluer le sol, surveiller l’état sanitaire des cultures, déposer des engrais, suivre les conditions météorologiques et estimer les rendements, puis collecter les données et les analyser pour une action rapide. En bref, les drones peuvent mécaniser toutes les étapes de l’agriculture, éliminer les coûts des erreurs humaines et permettre aux agriculteurs de réagir rapidement aux menaces (comme les conditions de sécheresse et les insectes destructeurs. »

 

Notre grand secteur viti-vinicole, dont on nous rabâche les équivalents Rafale, qui a été aussi insoucieux de l’état sanitaire de son vignoble, des grandes attentes de la société, ne pourrait-il pas permettre l’incubation de vraies start-ups qui innovent dans l’utilisation de ces nouvelles technologies ?

 

Dans les fameux incubateurs je ne vois rien de bien innovant… nos têtes chercheuses préfèrent faire joujou avec des outils numériques sur lesquels nos concurrents ont  des longueurs d’avance.

 

L’argent il est où pour servir de pied de cuve à ces initiatives ?

 

Essentiellement dans les Interprofessions qui continuent d’user jusqu’à la corde des vieilles recettes sans grandes retombées sur le devenir des vignerons.

 

Réveillez-vous les mecs !

 

Connectez-vous !

 

Bougez-vous !

 

Les drones attaquent…

 

Jusqu’où iront-ils ?

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commentaires

Ogier 13/12/2016 06:28

Une future alternative éventuellement très intéressante pour les vignobles en coteaux et non mecanisable. La précision du travail peut en effet réduir les doses de produits utilisés sur l'ensemble d'un vignoble (produit bio ou conventionnelle confondus) et l'effet direct pour le vignerons bien moin dangereux au regard du traitement à l'atomiseur a dos.

Vincent Bonnal 12/12/2016 15:15

Malgré les intérêts que l'on peut deviner pour ce type d'engins, on en oublie le plus souvent le facteur coût-compétence-objectifs. Combien coûte ce genre de joujoux et pour quel gain potentiel en rentabilité?

La high tech dans l'agriculture, ou l'on travaille rarement dans des environnements faciles (quid du vent? de la pluie, du soleil, du vieillissement de ce type de matériel?), est a mon avis a prendre avec circonspection.
J'ai surtout l'impression qu'on essaye de vendre un paquet de choses aux agriculteurs, sans vraiment se soucier de leur endettement déjà très important....Mais plutôt du chiffre d'affaire de boites fragiles dont les ateliers sont a l'autre bout du monde.

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