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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 06:00
En ce temps de discrédit de la volaille politique j’ai la nostalgie des riches heures de l’Union de la Gauche : qui se souvient de Jean-Claude Gayssot du Midi Rouge ?

J’adore l’expression d’Auguste Le Breton « s’humecter le chiffon rouge » elle va comme un gant au Midi rouge l’un des derniers bastions hors la ceinture rouge parisienne de notre PC national à la remorque des gérontes du Kremlin.

 

Bien sûr nous ne sommes plus très nombreux à nous souvenir du couple improbable Mitterrand-Marchais flanqué du pharmacien de Villefranche-de-Rouergue Robert Fabre. Et pourtant 2 brontosaures des médias : Alain Duhamel l’homme au Solex et Jean-Pierre Elkabbach sont toujours là pour en témoigner, ils étaient les têtes de turc préférés de Georges Marchais.

 

Sa phrase-culte à l’été 98 en Corse «  Liliane, fais les valises. » est un grand moment de féminisme :

 

 «J'ai dit à ma femme: « François Mitterrand a décidé d'abandonner le programme commun de la gauche. Fais les valises, on rentre à Paris.»

 

L’Union de la gauche chère au Tonton de Jarnac fut un combat de tous les instants.

 

Florilège amoureux de Mitterrand à propos des communistes :

 

« C’est un crime, ils nous ont assassinés, c’est le plus grand crime communiste depuis la guerre. » 15 octobre 1977 in Cahiers secrets de la Ve République Michèle Cotta.

 

« Si je suis battu, je suis battu par les communistes. Ce ne sera pas parce que c’est moi.  Au contraire, personne mieux que moi ne leur aura résisté ! Être battu à la fois par la droite et les communistes, avouez que ce serait original ! » mars 1981 même source.

 

« Attention, les communistes, il faut s’en servir ! Et ne pas tout leur donner. Comment s’en débarrasse-t-on ?  Ça  aussi, c’est un problème ! » 26 mars 1982 même source.

 

Le vieux se souvenait que les néostaliniens du bunker de la Place du Colonel Fabien prenaient plaisir à plumer la volaille socialiste, il leur a rendu la pareille.

 

En juin 81, j’ai fréquenté assidument la buvette de l’Assemblée Nationale où j’ai pu apprécier le bon coup de fourchette et le lever de coude des camarades communistes Guy Ducoloné, député d’Issy-les-Moulineaux en tête.

 

Et puis, lors des négociations du Traité de Dublin sur le vin en vue de l’élargissement à l’Espagne et au Portugal, aux côtés de Michel Rocard, j’ai pu assister à leur combat d’arrière-garde totalement à côté de la plaque.

 

Et puis il eut la chute du Mur, en Italie le PCI a disparu dans la vague mais en notre beau pays le PC comme on dit s’est accroché aux branches pour surnager. Lorsque le souriant Lionel Jospin, par la grâce d’une dissolution calamiteuse, se retrouva à cohabiter avec Chirac, il repeignit  l’Union de la Gauche sur une enseigne plus chic et soft : la Gauche Plurielle.

 

Et dans cette gauche plurielle, sans contestation, Jean-Claude Gayssot, au Ministère des Transports tint la vedette.

 

Devenu communiste dissident il avouait récemment : « J'aurais été régicide en 1789, bolchevique, léniniste, stalinien à Stalingrad. Mais aujourd'hui je suis Jaurèssiste, parce que je suis pour l'évolution révolutionnaire » Il a défendu « les petits et grands pas accomplis » par le gouvernement auquel il a participé de 1997 à 2002. Mais aussi la "Loi Gayssot", qui permet de sanctionner le négationnisme, adoptée elle en 1990.

 

Tout ça pour vous dire que le Gayssot est un bon vivant.

 

La preuve par Pierre Perret :

 

« Lorsque je chante, il m’arrive de déguster dans la région biterroise, chez notre ami Jean-Claude Gayssot, qui est lui un subtil connaisseur des vins de son pays (et d’ailleurs !) d’étonnants corbières, fitou ou même des saint-chinian. Leurs saveurs allégées, leur  texture aujourd’hui plus souple, s’approchent un peu des faugères, dont certains sont désormais tout à fait remarquables. Nous n’éprouvons ni plus ni moins qu’une grande jubilation lorsque nous  rencontrons  nos amis Jean-Claude et sa gentille Jacotte. Manifestement aussi heureux que nous de la rencontre, ne font-ils pas tout dès notre arrivée pour ensoleiller notre journée autant que faire se peut ? Jean-Claude, qui a déjà choisi minutieusement ses vins, n’est-il pas allé de plus cueillir pour nous les asperges sauvages dans la campagne environnante dès six heures du matin ?... Et les « petits gris » qu’il nous fit déguster en délicieuse « escargolade », mitonnés avec amour par Jacotte pour nous  régaler ? Le tout arrosé d’un petit rosé frais « que tu m’en diras des nouvelles… »L’amitié c’est comme le bon vin, le palais et le cœur s’en souviennent. »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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pax 26/11/2016 19:16

Elle a bonne mine la volaille politique ! Par les temps qui courent le peuple lui vole dans les plumes et finira par la plumer et en faire le dindon de la farce. Bien fait na !
Gayssot, avec, par exemple les 4 ministres communistes des gouvernements Mauroy ( mon préféré est Jack Ralite - homme de grande culture) sont l'honneur de ce parti qui n'est pas constitué que d'hommes au couteau entre les dents.
Continue Taulier, ce nouvel extrait de Pierre Perret, commence à me faire comprendre que l'homme vaut certainement plus que l'image publique qu'il affiche.

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