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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 08:00
CHAP.17 extrait sec, « courage Fillon ! »

Les boussoles s’affolent, dans la dernière ligne droite les sondeurs cassent la certitude du duo annoncé, au secours Fillon revient !

 

« Depuis quelques semaines, la géographie électorale est en train d'accoucher d'un nouvel ensemble : la droite Fillon. On croyait les choses définitivement figées idéologiquement entre deux représentations de la société et du monde, a priori inconciliables, qui ont pour incarnation Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Deux droites françaises, aux forces plus ou moins égales. Ouverte et multiculturelle ; identitariste et autoritaire. Sur l'économie, elles peuvent s'entendre, mais là n'est pas, pour elles, l'essentiel. Elles sont d'abord des attitudes à avoir, des discours à tenir face à la mondialisation et ses corollaires. À Juppé, nous dit-on, les électeurs urbains, centristes de gauche et de droite, les chiraquiens et, plus largement, ceux qui ont foi dans l'Europe et la diversité. À Sarkozy, la droite soucieuse des racines chrétiennes de la France, quelques électeurs frontistes, des ruraux et, bien entendu, la fan base, c'est-à-dire les sarkozystes purs et durs, revanchards ou anti-Juppé. Or, désormais, les plaques bougent et on voit poindre lentement mais sûrement une droite qu'on pourrait qualifier de souverainiste-libérale, une nouvelle droite, en somme. »

 

Fillon fils de Seguin ?

 

Lire ICI 

 

« Pour les partisans de François Fillon, le doute n’est plus permis : leur champion sera qualifié pour le second tour de la primaire de la droite et, quel que soit son adversaire, sera son candidat à l’élection présidentielle. Pour son dernier meeting de campagne, vendredi 18 novembre au Palais des Congrès de Paris, les 4 000 supporteurs présents dans le grand amphithéâtre étaient littéralement galvanisés.

 

Et lui-même, sans se départir de son indéfectible retenue, a laissé percer comme un sentiment de jouissance, donnant à son discours un souffle, presque une exaltation, inhabituel. « Il nous a surpris, reconnaissait à la sortie l’ancien président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer. Ce n’est pas le plus lion que l’on connaisse mais, là, on sent qu’il est habité, transcendé. »

 

Nous verrons bien ce soir, si c’est le meilleur d’entre nous ou le fils de  Seguin qui boute Sarko hors du jeu ? N’était-ce pas là l’objectif premier de l’opération Chartrons. Rappelons tout de même que les résultats des derniers sondages se situent dans la marge d’erreur et tout va dépendre pour Juppé de la mobilisation de son flanc gauche qui irrite tant les partisans de Sarko.

 

Ma semaine fut quasi-monacale. J’ai remis la main sur l’un des plus grands romans américains, publié en 1977, A place to come to, Un endroit où aller dans sa version française publiée en 1991 par Actes Sud. Son auteur, Robert Penn Warren, l’avait écrit alors qu’il avait plus de 70 ans. Je l’avais acheté, je l’avoue humblement, pour la portrait peint par Hopper qui ornait la couverture de la version Babel, lu avec passion lors de sa parution française, et dans ma thurne je l’ai relu avec une gourmandise extrême. L’histoire est superbe, imprégnée de la propre vie de l’auteur : l’amour, l’aventure et bien sûr le Sud !

 

Je retrouvais la main invisible qui m’avait conduit là où je voulais aller depuis qu’Émilie était entrée dans ma vie.

 

« Je ne veux pas ici parler simplement d’attirance sexuelle. Je ne veux pas parler de l’automatisme rigide d’une habitude sexuelle bien établie. Je ne peux faire allusion à ce qu’on appelle « tomber amoureux ». Vous connaissez ces choses comme la plupart des gens. Ces choses existent dans le contexte de la vie et du monde tel que nous le connaissons. Ce dont je veux parler n’a aucun contexte, ça existe en soi ; c’est en soi un univers que cet élan qui se satisfait de lui-même »

 

« Vous êtes-vous jamais trop éloigné de la rive quand la houle est très forte après une tempête, et que la grande vague déferlante arrive sur vous avec fracas, vous dominant des tonnes de sa masse de marbre gris-vert, glacée et cependant en fusion, qui glisse vers vous car c’est bien de cela qu’elle a l’air avec sa frange emplumée d’écume qui fouette le bleu étincelant du ciel ? La masse se dresse et vacille sur le ciel juste au-dessus de vous. Vous savez que, si elle vous atteint dans sa chute, elle vous brisera les reins.

 

Mais plongez dessous. Percez-la. Entrez dans ses profondeurs. Insinuez-vous au plus intime de ses ténèbres frémissantes. C’est votre seul espoir. Alors vous entendez le fracas de la masse mortelle qui s’effondre derrière vous. Non, pas un bruit exactement ; une sorte d’exaspération des nerfs suivie par un silence, et dans ce silence vous entendez, littéralement maintenant, le grincement creux, susurrant, des galets écrasés au-dessous de vous dans la profonde aspiration de l’eau. »

 

Ce dont je parle ressemble à cela. Si vous y êtes passé, vous comprendrez. Sinon, vous avez sans doute eu de la chance… »

 

Trois années sont passées, j’ai fait du sur place, comme tétanisé, en attente, tel Jed Tewksbury, d’un lieu où aller, face à la très belle Rozelle Hardcastle, toi, le temps s’est suspendu, incomparable, et la plus belle, la seule, chance de ma vie ne pourra trouver trace que dans mes écrits.

 

Tu seras donc Rozelle!

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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commentaires

pax 21/11/2016 06:40

Alors toi aussi Taulier tu achètes des livres parce que la couverture te plait ? Mon prof de philo à qui j'en parlait disait que c'était un mode de sélection qui en valait bien d'autre.Il y avait à l'époque un aquarelliste illustrateur de talent qui m'avait fait acheté " La symphonie pastorale " d'André Gide et surtout " Bergère légère" et " Capri petite ile " de Félicien Marceau.( Et que personne ne s'offusque de voir cité cet auteur qui fait honneur à la littérature et réjouit les lecteurs - On ne vas pas recommencer les débats type Céline " Génie ou salaud " " Génie et salaud " ce n'est ni le lieux ni l'heure - et avant même de commencer on se reportera à sa fiche sur Wikipédia tout en gardant à l'esprit les exactions des bons Français à la libération telles qu'évoquées dans le Chagrin et la Pitié et/ou Français si vous saviez .
Quant à la vague cher Taulier es-tu sur que de ne pas l'avoir connue soit une chance ? Certes si on aime vraiment ses enfants on ne peut leur souhaiter d'être un génie tant le don est très souvent accompagné de souffrance. Mais passer à coté de ce qu'évoque la vague, pour moi, ne saurait être une chance. Vivre c'est de toute façon se jeter à l'eau et mouiller sa chemise.

pax 20/11/2016 08:44

Alors toi aussi Taulier tu achètes des livres parce que la couverture te plait ? Mon prof de philo à qui j'en parlait disait que c'était un mode sélection qui en valait bien d'autre.Il y avait à l'époque un aquarelliste illustrateur de talent qui m'avait fait acheté " La symphonie pastorale " d'André Gide et surtout " Bergère légère" et " Capri petite ile " de Félicien Marceau.( Et que personne ne s'offusque de voir cité cet auteur qui fait honneur à la littérature et réjouit les lecteurs - On ne vas pas recommencer les débats type Céline " Génie ou salaud " " Génie et salaud " ce n'est ni le lieux ni l'heure - et avant même de commencer on se reportera à sa fiche sur Wikipédia tout en gardant à l'esprit les exactions des bons Français à la libération telles qu'évoquées dans le Chagrin et la Pitié de Harris et Sedouy et/ou Français si vous saviez .
Quant à la vague cher Taulier es-tu sur que de ne pas l'avoir connue soit une chance ? Certes si on aime vraiment ses enfants on ne peut leur souhaiter d'être un génie tant le don est accompagné de souffrance. Mais passer à coté de ce qu'évoque la vague, pour moi, ne saurait être une chance. Vivre c'est de toute façon se jeter à l'eau et mouiller sa chemise.

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