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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 09:50
Voilà l'ennemi de classe

Voilà l'ennemi de classe

Depuis dimanche soir je suis en colère mais, comme celle-ci est souvent mauvaise conseillère j’ai pris le temps de tourner ma langue 7 fois dans ma bouche avant de me décider à répliquer au bateleur de foire qui fait la chasse aux voix avec un grand filet dérivant.

 

Monsieur le candidat à la Primaire de la droite et du centre,

 

Vous fûtes notre Président de la République, sans ma voix je précise, et donc le Président de tous les Français.

 

Je n’aurai pas l’outrecuidance de vous rappeler vos errements et vos multiples revirements puisque vous avez fait, très partiellement acte de contrition.

 

Vous avez changé proclamez-vous à qui veut l’entendre !

 

Je serais tout près à vous croire mais, depuis que  vous avez à nouveau changé d’avis « je me retire de la politique » pour mettre la main sur un parti qui, pour la énième fois, a changé de nom pour s’approprier l’appellation « Les Républicains » qui est notre bien commun.

 

Vous voulez retrouver votre position, c’est votre droit, mais cette fois-ci vous devez passer par la case, un peu humiliante, d’une Primaire. Pas très gaulliste tout ça mais c’est la conséquence du rejet que vous inspirez dans votre famille politique.

 

Ceci écrit, maintenant je vous tutoie monsieur le candidat, me mettant en cela à votre niveau qui, ces derniers temps, sent le caniveau, et je retiens mes mots à la différence de toi qui lâchait si facilement au salon de l’Agriculture à un quidam insolent « casse-toi pauvre con ! » et qui couvrait d’injures ses propres collaborateurs dans le secret de son cabinet en présence de son âme damnée, un certain Buisson.

 

Pourquoi suis-je en colère puisque ça fait un bail que tu dépasses la mesure ?

 

Tout bêtement parce qu’au Zénith de Paris tu prétends être le candidat du quotidien des Français en brocardant l’élite dont tu es, ne t’en déplaise,  un des plus « beau » spécimen. (voir le verbatim en fin de chronique)

 

Que connais-tu de la vie de ce petit peuple dont tu brosses  complaisamment l’échine en flattant ses plus bas instincts ?

 

Pas grand-chose, même pas le Bon Coin ! Comme tes frères en politique tu te flattes de bien connaître le terrain parce que tu serres quelques mains sur un marché entouré de tes sbires ou que tu vas, sous l’œil des caméras, t’enquérir du mal être d’un paysan.

 

As-tu jamais fais tes course ?

 

Conduit tes enfants à l’école ?

 

Pris le métro, le RER, le bus aux heures de pointe ?

 

Comme beaucoup de tes frères en politique, énarques ou non, la réponse est non ! Tu te contentes de poser tes fesses au fond d’une berline payée par la République. C’est un attribut de ton ancienne fonction que je suis tout près à admettre si tu te révélais à la hauteur de celle-ci.

 

Mais qu’as-tu fait de ton temps depuis ta défaite ?

 

L’as-tu consacré au bien commun ?

 

Bien sûr que non, tu t’es consacré à faire rentrer du blé dans tes caisses avec des conférences-bidons payées par des gens qui se foutent du petit peuple comme de leur première chemise.

 

Attention, je ne te reproche pas de vivre dans l’hôtel particulier de Carla dans le XVIe, c’est ton droit et je n’ai pas la même fibre démago que toi. Mais, arrêtes de nous faire chier avec tes diatribes minables contre ceux que l’on nomme les bobos à vélo.

 

Toi tu fais, ou tu faisais du vélo, autour  du lac du Bois de Vincennes, rien que pour doper tes mollets de petit coq alors qu’eux, bien plus que toi, qui ignore le prix d’un douzaine d’œufs, contribuaient par leurs achats à faire vivre ces petits paysans que tu prétends comprendre.

 

Qu’as-tu fait pour eux au cours de ton quinquennat ?

 

Pas grand-chose, si ce n’est le Grenelle de l’Environnement avec NKM avant de se parjurer pour draguer les voix des tenants de la FNSEA.

 

J’oubliais : la fin des quotas laitiers au nom de la doxa libérale obligeant le « gentil » Bruno Le Maire à vendre aux éleveurs ses contrats qui se sont révélés des chiffons de papier.

 

Quant au petit commerce, tu es totalement déconnant, il survit dans les villes grâce à ces bobos et autres, qui continuent de pousser leurs portes. À la campagne y’en a plus et c’est bien plus Michel-Edouard Leclerc qui les a tué que ces petits bourgeois que tu vilipendes.

 

T’as tout faux Sarko car, même si tu n’es pas un bobo, tu es un bourgeois tout court qui préfère la compagnie de Bolloré et qui ne passe pas ses vacances au camping au Cap d’Agde mais chez sa belle-mère au Cap Nègre ou dans une enclave chez un pote Corse.

 

Encore une fois c’est ton droit, Léon Blum était un grand bourgeois et l’être ne disqualifie en rien l’action menée.

 

Ce que tu fais n’est même pas de la démagogie c’est pire c’est du mépris.

 

Dernier point  qui me reste au travers de la gorge : tu affirmes que les citoyens qui ont le cœur à gauche se parjureraient en allant voter à la Primaire se parjureraient.

 

Un jour au second tour j’ai voté pour Jacques Chirac, et si j’avais été en situation je l’aurais fait aux Régionales pour Xavier Bertrand et même Estrosi.

 

Ce dont je puis t’assurer c’est que si le chemin des urnes t’était favorable à la Primaire et que tu te retrouvas au second tour face à la fille du père je ne te donnerai pas ma voix.

 

J’en reste là.

 

Je ne sais pas quelle formule de politesse employer pour terminer.

 

Réflexion faites : bonjour chez toi !

« Moi, je vous le dis, la France est trop malade pour qu'on la soigne à dose homéopathique. Je suis candidat pour parler du quotidien des Français, pas pour être le représentant d'une petite élite pour qui tout va bien, cette élite si puissante dans la sphère administrative et médiatique et si minoritaire dans le pays. Cette élite, elle ne prend pas le métro, elle voit les trains de banlieue en photo, elle regarde avec une larme à l'œil les collèges de ZEP et elle s'imagine qu'il y a même des commissariats où on peut éventuellement déposer une main courante (???).Cette élite-là, elle n'a jamais mis les pieds dans les exploitations agricoles au bord du gouffre même si elle aime avec son panier, en osier, aller acheter des œufs frais, le matin chez la fermière. [Applaudissements] Cette élite, ça fait longtemps qu'elle n'a pas poussé la porte d'un de ces petits commerces qu'on a braqués pour la 3e ou 4e fois et qui se demandent ce qu'ils ont fait à travailler 14 heures par jour pour qu'on vienne dévaliser une caisse où il y a 250 euros de recettes. C'est un scandale que cette France-là ait peur. »

 

Nicolas Sarkozy dénonce la France qui achète des œufs frais “avec son panier en osier” 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

peineplancher 18/11/2016 23:31

sarko quelle indignité !!!

(ça sent la kk)

Guillaume 11/10/2016 16:32

Cher Jacques,
Merci pour ce texte qui correspond tout à fait au fond de ma pensée quant à ce désagréable personnage dont j'espère bien qu'il ne sera plus Président !
Guillaume, un citadin bobo (mais en province) qui roule à vélo :)

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