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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 06:00
Sade à la Bastille, Churchill au Kremlin, De gaulle et Jacky Kennedy, Chirac un Noël en Guyane… 2 historiens joyeux drilles passe l’Histoire à table !

Dans l’imagerie populaire, une chercheuse associée au CNRS répondant au petit nom de Marion Godfroy-Tayart De Borms et un directeur de musée, le Louvre-Lens, Xavier Dectot, associés en écriture ça  doit sentir le sérieux, l’ennuyeux, les références en bas de pages, le pavé quoi !

 

Z’avez tout faux avec nos deux têtes pleines, historiens, c’est plutôt le pavé dans la mare, réjouissant et savoureux. Pensez donc ils embrassent « le polythéisme des dieux blancs de bœuf, lard, saindoux… », ils se clivent entre échalote rose : Marion, et échalote grise : Xavier en sachant que selon l’un d’eux (Ndlr. le mec bien sûr) la France se divise en 3 : les barbares, qui utilisent oignon et échalote rose, ce qui est comme boire un cocktail de vin de Loire et de Bourgogne ou mélanger foie gras et truffe ; les centristes mous, qui utilisent oignon et ail ; les civilisés qui utilisent échalote grise et ail.

 

Ils sont « non culinairement corrects » disent-ils, même si j’aimerais le vérifier en passant à table avec eux…

 

L’Histoire passe à table ! Les 50 repas qui ont fait le monde chez Payot est à classer dans les petits livres – par leur taille – dignes d’entrer dans la bibliothèque des amoureux du bien-vivre.

 

 

J’ai glané et je vous propose en amuse-bouche quelques extraits.

 

En 1784, Donatien Alphonse, marquis de Sade est en prison du fait du « déshonneur que l’écrivain cause à sa famille. » et il goûte peu « l’ordinaire » des prisonniers. « Alors comme tout captif, il l’améliore et commande, contre une somme sonnante et trébuchante, les mets qu’il préfère. »

 

Je vous laisse le soin de découvrir quoi lorsque vous aurez acheté le livre, mais si Sade mange il écrit aussi les Cent vingt journées de Sodome.

 

« Ce repas devant être moins fort que le souper, on se contenta de quatre services superbes, chacun composé de douze plats. Le vin de Bourgogne parut avec les hors-d’œuvre,  on servit le bordeaux aux entrées, le champagne aux rôtis, l’hermitage à l’entremets, le tokay et le madère au dessert ; peu à peu les têtes s’échauffèrent. Les fouteurs, auxquels on avait en ce moment-là accordé tous les droits sur les épouses, les maltraitèrent un peu. Constance fut même poussée, un peu battue, pour n’avoir pas apporté sur le champ une assiette à Hercule, lequel, se croyant très avant dans les bonnes grâces du duc, crut pouvoir pousser l’insolence au point de battre et molester sa femme, dont celui-ci ne fit que rire. Curval, très gris au dessert, jeta une assiette au visage de sa femme, qui lui aurait fendu la tête si celle-ci ne l’eût esquinchée. »

 

C’est soft pour du Sade et je ne piperai pas un mot sur les remarques de nos 2 lurons à propos des accords mets&vins même si mon silence à un soupçon de moquerie.

 

Churchill, est arrivé à Moscou à l’été 42 :

 

« Pour le petit déjeuner du vieux lion, Staline a mis les petits plats dans les grands : caviar, gâteaux, chocolat, fruits, café, omelettes. »

 

Pour le dîner c’est bombance « Quinze hors-d’œuvre froids (dont deux sortes de caviar), huit plats chauds suivent. Le festin se conclut par des sorbets, des liqueurs et des petit-fours. »

 

25 toasts portés !

 

« Churchill nota dans ses écrits que Staline mangea peu ce soir-là. »

 

Dans l’avion du retour, Churchill bénéficia d’un « copieux panier de pique-nique, ccomposé de caviar et de champagne, au grand bonheur du vieux lion. »

 

Les auteurs ne précisent pas si c’était du Pol Roger. Je suis taquin.

 

 

Jacky Kennedy et le grand Charles en mai 61 à l’Elysée.

 

Le menu :

 

  • Langoustes à la parisienne,
  • Noix de veau Orloff,
  • Foie gras du Périgord en gelée
  • Salade,
  • Melon surprise.

Vins :

 

  • Gewurztraminer 1953,
  • Beaune-grèves 1952
  • Mumm cordon rouge 1952.

 

« Des confidences inédites de Jackie Kennedy, datant de 1964, ont été dévoilées aux États-Unis et en France. Dans son n° 2035, Le Point publie des extraits de l'entretien entre l'ex-première dame et l'historien-journaliste Arthur Schlesinger. Jacqueline Kennedy y révèle qu'elle n'aimait ni le général de Gaulle, qu'elle décrit comme "méchant", ni les Français, qu'elle trouvait égoïstes. "De Gaulle était mon héros quand j'ai épousé John", y raconte l'ancienne first lady. Mais "il m'a vraiment déçue. Il était rancunier ", ajoute-t-elle, évoquant sa visite en France en mai 1961 avec son époux John F. Kennedy, président depuis quatre mois. Elle décrit également Yvonne de Gaulle comme "une pauvre femme, paraissant fatiguée".

 

Jacqueline Kennedy, qui parlait très bien le français pour avoir étudié un an à la Sorbonne quand elle avait 20 ans, n'est pas plus tendre avec les Français en général. "Je déteste les Français", confie-t-elle, de sa voix lente et un peu infantile. "Il n'y a pas un seul Français auquel je puisse penser, à part peut-être deux personnes très simples. Ils ne sont pas très gentils, ils ne pensent qu'à eux."

 

En décembre 1975, Jacques Chirac alors Premier Ministre de Giscard, se rend en Guyane pour annoncer le lancement du Plan Vert (ndlr.  Un des plus beaux fiascos agricoles, au cabinet du Ministre de l’Agriculture j’ai eu à solder les dernières réalisations désastreuses de ce plan).

 

Pour faire plaisir à Robert Vignon qui reste l’un des hommes forts de la Guyane Chirac accepte de se rendre dans « sa commune, la plus grande de France (sa superficie est supérieure à celle des trois départements du Calvados, de l’Orne et de la Manche réunis), mais aussi la plus difficile d’accès, puisque l’on ne peut y venir depuis Cayenne qu’en avion ou en pirogue depuis Saint-Laurent-du-Maroni. »

 

 

Rien n’arrête Chirac, même s’il ne s’y rendit pas en pirogue. Dernier détail ce déplacement eut lieu le 24 décembre au soir donc il y réveillonna.

 

Mais quelle spécialité locale lui servit-on ?

 

Mystère, vous le saurez en piochant dans le petit bouquin de nos explorateurs ! Cependant, même si on n’a pas conservé le souvenir de la réaction du grand Jacques, je prends le pari que ce grand bâfreur de tête de veau a dû trouver ça succulent.

 

 

Pour la petite histoire « Avec Jacqueline Chabridon, l’histoire prend une tournure  totalement différente: « Il a 41 ans. Il est marié, il tombe amoureux d’une autre. Il est premier ministre…Un livre savoureux raconte cette histoire politico-sentimentale qui s’est jouée au sommet de l’État, dans les années 1970 », écrit  Éric Mandonnet dans l’Express.  Dès lors, « Jacques Chirac inonde la journaliste de mots doux, jamais rassasié de sa présence. Il avait même loué un appartement non loin de l’hôtel de Matignon, afin de la rejoindre régulièrement », rapporte le quotidien Le Parisien. Lors de voyages officiels outre-mer, elle fait désormais partie des heureux élus accompagnant le premier ministre. On la retrouve ainsi aux Antilles et en Guyane à Noël 1975, où les journalistes devant le vide des briefings comprennent vite que Jacques Chirac a la tête ailleurs et que ce voyage prend  des allures de prétexte. »

 

 

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