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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 08:36
Polygraphies corses (2) la belle et rude franchise de Marc Biancarelli, l’auteur de Murtoriu et un petit couplet sur le lait…

Je me lève tôt, ce matin des nuages cotonneux ourlent les crêtes de la montagne et masquent le soleil.

 

J’aime la belle et rude franchise de Marc Biancarelli, l’auteur de Murtoriu, écrit en 2012 en langue corse, traduit et édité chez Actes Sud dans la catégorie « étranger ».

 

Pour lui, écrire en corse n’est pas un acte « militant » car « la posture identitaire est un regard sur un moment précis, un instant. Mais elle ne dit rien de la culture dans son ensemble ou de la qualité littéraire d’une œuvre. »

 

« … sur la longue durée, l’acte militant ne construit rien, à moins d’être un ayatollah ! »

 

Regard acéré sur son pays dont il dénonce les travers mais qu’il défend également sans aucune concession, ajoutant parfois naïvement « Que les choses soient claires, je peux me permettre, moi, de dire du mal de mon pays, mais moi seul. »

 

« L’île serait-elle à l’avant-garde du pire ? »

 

« La Corse a un problème avec le racisme et la xénophobie, il n’y a rien de neuf. On ne peut pas faire comme si l’on découvrait cela »

 

« La Corse est une société violente » ou « le vivre ensemble relève actuellement du vœu pieu. »

 

Le maire corse qui «voulait exclure tous les Maghrébins» s'est tué à moto (avec une arme et 104.000 euros sur lui)

 

20 Minutes avec AFP

·

o Publié le 29.08.2016 à 20:45

o Mis à jour le 29.08.2016 à 22:21

 

Le maire d'un village de Corse-du-Sud s'est tué lundi matin sur une route de l'île, et les policiers ont découvert sur lui une arme et plus de 100.000 euros en liquide, a-t-on appris de source proche du dossier.

 

Charles-Antoine Casanova, maire de Guarguale, un village d'une centaine d'habitants, est mort «dans un accident de la circulation sans intervention d'un tiers», a confirmé une source judiciaire, excluant tout homicide. Corse-Matin rapporte que l’édile de 52 ans est décédé après avoir perdu le contrôle de sa moto sur une quatre-voies en périphérie d’Ajaccio.

 

Un calibre 7.65 et 104.000 euros dans une sacoche

 

Dans sa sacoche, les policiers ont trouvé une arme, qui était «un moyen de se protéger», selon ses proches, a précisé cette source. Il avait également sur lui «une somme d'argent importante», dont une enquête devra déterminer l'origine, a-t-elle ajouté. L'arme était un calibre 7.65, un calibre répandu, approvisionné, et Charles-Antoine Casanova transportait 104.000 euros en liquide, a précisé une source proche du dossier.

 

Il avait fait parler de lui en 2012 en affirmant publiquement sa volonté de désobéir à la loi sur le mariage pour tous «en refusant d'unir deux personnes de même sexe dans (s)a commune». Plus récemment, mi-août, il avait appelé sur Facebook son homologue de Sisco à «exclure définitivement tous les Maghrébins et leurs familles de son village», après une rixe entre des Marocains de Furiani et des villageois sur une crique.

 

 

 

En Corse les vaches sont libres alors avant de m’embarquer sur d’autres lignes, quelques mots de mon cru sur la crise du lait.

 

 

La crise du lait : la solution miracle du trio Sarko-Fillon-Le Maire pour endiguer le flux de lait à la suite de la suppression des quotas laitiers, la contractualisation systématiques des relations entre producteurs et transformateurs.

 

Conséquence : elle a lié les mains des éleveurs et facilité la tâche de Lactalis et de ses confrères privés, les coopérateurs étant déjà liés à leur collecteur par leur adhésion, avec des contrats longs (souvent 5 ans), particulièrement opaques.

 

En son temps, oser dire que ces contrats ne réglaient rien, dans la mesure où la liberté de choix des producteurs de son collecteur n’existait pas, relevait de la « faute professionnelle » et « d’outrage » au génie de notre Ministre et de sa haute administration qui voyait là un nouveau joujou avec lequel elle pourrait exercer ses talents « économiques ».

 

Informer les producteurs que, faute d’un rapport de forces commercial suffisant, ils subiraient le prix de marché, n’était pas de saison, c’eut été jeter le trouble dans un univers, à l’époque sans nuage, où la poudre de lait exportée aux Chinois soutiendrait le marché domestique.

 

Les nouveaux arrivants savaient bien que la patate était chaude mais, en vertu du vieux principe du 78 rue de Varenne, il était urgent d’attendre que la tuile vous tombe sur la tronche avant d’agir. Les génies de la haute administration trituraient la contractualisation au long d’épais rapports voués à la poussière.

 

Et maintenant j’entends Christiane Lambert qui découvre le fil à couper le beurre :

 

.@ChLambert_FNSEA : "Le lait est un produit périssable, on ne peut pas changer du jour au lendemain de laiterie" #le57Inter

 

.@ChLambert_FNSEA : "Un contrat, c'est un engagement des deux parties. Il ne peut pas y avoir une relation unilatérale." #le57Inter

 

.@ChLambert_FNSEA : "Les ministres de l'Agriculture de l'UE doivent mesurer les dégâts de l'arrêt des dispositifs de régulation" #le57Inter

 

Ainsi va une France qui veut tout et son contraire, refuse de choisir, de remettre en cause ses pratiques, incapable d’affronter la réalité de la diversité des situations géographiques et économiques de ses producteurs, des évolutions de la consommation domestique, des risques du grand export…

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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