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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 06:00
Le VéloSolex de Dominique Derain vigneron biodynamique respecte-t-il les principes de Steiner ? Michel Onfray vélosolexologue répond…

Le sieur Dominique Derain, dit Dodo la carbure, fait tout pour se faire remarquer dans le milieu coincé des vignerons bourguignons. Pensez-donc, ce coquin hilare, se permet de livrer ses vins biodynamiques, et même sa bière, en 203 Peugeot et, lorsque celle-ci n’a plus d’essence, il roule en VéloSolex qui lui carbure à la Solexine.

 

 

 

C’est bien beau tout ça mais, au beau milieu de la grande controverse soulevée par le conteur de philosophie de la Normandie profonde, ses vaches, ses pommiers, son calva, son camembert, à propos de la biodynamie chère à Rudolf Steiner, j’ai décidé d’élever le débat.

 

Laissant de côté son antique 203 Pigeôt, qui n’a pas l’aura de la 403 décapotable, chère à l’inspecteur Colombo, je me rabats sur le vélosolex icône du M. Hulot de Jacques Tati et je m’adresse à l’oracle rural de Caen, à ne pas confondre avec celui de Kant, afin qu’il nous délivrât son agrément sur la compatibilité de cet hybride étrange avec les grands principes de Rudolf Steiner.

 

 

Entreprise à hauts risques car l’ermite, qui déjeune chez Mollard lorsqu’il descend à Paris, est un homme fort occupé.

 

Je suis donc allé droit au but : 

 

 

- Maître, d’après vous le mode de carburation du Solex est-il en phase avec les grands principes de Steiner.

 

- Non !

 

 

- Pourquoi ?

 

- La Solexine est un produit de synthèse. Elle fabriquée par l’gnoble multinationale BP pour Solex depuis 1946. C'est un mélange d'essence et de 6% d'huile Énergol. En 1972, le bidon de Solexine était consigné à 1,20 F et en dehors de bidons, certains gros débitants utilisaient des pompes distributrices. Il existe plusieurs types de bidon différents. Jusqu'en 1957, le bidon est couleur or, et Solexine est écrit en vert. À partir de 1958, le bidon devient vert, Solexine est écrit en jaune et un angle blanc est incrusté du logo BP. Sur les premiers bidons, la capsule verte était là garantie d'authenticité du mélange. En 1967, la capsule de garantie devient or. Aujourd'hui on utilise un mélange de sans plomb 95 ou 98 ainsi que 2-3 % d'huile pour moto…

 

 

 

- Que préconisez-vous comme carburant alors ?

 

 

- Le calvados du pays d’Auge ou le poiré de Domfront !

 

 

- Mais, cher Maître ce sont des produits nobles, AOC…

 

- J’en conviens, je profitais seulement de votre tribune pour promouvoir des eaux-de-vie trop souvent méprisées par les élites parisiennes.

 

 

- Vous avez donc une autre idée derrière la tête ?

 

 

- Bien sûr, je ne suis, comme vous le savez, jamais à court d’idée, c’est mon côté feu la Samaritaine…

 

 

- Je suis tout ouïe !

 

 

- C’est très simple. Au lieu de jeter à l’évier ces affreux vins biodynamiques à poils qui puent, je propose de les distiller pour en faire de l’éthanol de carburation certifié par Déméter pour la carburation des solex, des motos, des scooters…

 

 

- C’est génial maître mais les 2 à 3 % d’huile où les trouvez-vous ?

 

 

- Tout aussi simple, puisque ces illuminés aiment l’herbe dans leurs vignes, je propose qu’ils cultivent de l’arachide entre les ceps.

 

 

- Pourquoi de l’arachide maître ?

 

 

- Pour expier les fautes du colonialisme… et parce que j’ai trop consommé d’huile Lesieur raffinée avec de la laitue molle…

 

 

- Je comprends, est-ce tout maître ?

 

 

- Non cette huile biodynamique devra être non filtrée… nature pour que ça pue…

 

 

- Je vous trouve dur…

 

 

- Je sais, mais quand Mae West se frottait contre son partenaire dans Lady Lou de Lowell Sherman et lui susurrait à l’oreille de sa voix gouailleuse «C’est un pistolet dans votre poche, ou vous êtes juste content de me voir ?», il n’existait aucune équivoque sur les intentions de la blonde aguicheuse.

 

 

- Qu’entendez-vous par là maître ?

 

 

- Pas grand-chose chose comme le disait avec pertinence le regretté Pierre Dac

 

 

- Allez-vous écrire une somme à propos de ce grand philosophe méconnu ?

 

 

- ’y songe mais j’envisage surtout, avec la libération des droits de plantation, d’implanter un vignoble dans mon Orne chérie…

 

 

- Pour faire des vrais vins, levurés, oxygénés, boisés,collés, filtrés…

 

 

- Bien sûr !

 

 

- En vin de France ?

 

 

- Non, la France n'est plus ce qu'elle était, je demanderai à l’INAO la reconnaissance d’une IGP vin d’Argentan rien que pour moi…

 

 

- Merci maître… le peuple vous en sera reconnaissant…

 

 

Après ce brillant échange, sachant que le sieur Dominique apprécie par-dessus tout, les chutes… si vous voyez ce que je veux dire, je vais édifier les jeunes bobos en leur contant l’histoire du VéloSolex.

 

 

Je signale au passage que j’ai possédé 2 VéloSolex, tous 2 m’ont été volés.

 

SOURCE ICI 

 

Au tout début, vers 1905, deux centraliens, Maurice Goudard et Marcel Mennesson, créé la société Solex. Ils déposent divers brevets, particulièrement sur un radiateur centrifuge qui leur fait remporter un concours de la Compagnie Générale des Omnibus pour fournir 400 radiateurs. Ce fait qui le succès de leur société ce sont des carburateurs d'une grande qualité qui deviennent une référence mondiale dans tous les moteurs de l'automobile à l'aéronautique.

 

En 1916, Marcel Mennesson dépose 1 brevet pour un moteur auxiliaire à loger au centre de la roue arrière d'un cycle. Ce brevet lui est accordé le 31 décembre 1917. Un second brevet déposé le 31 décembre 1918 et délivré le 26 mai 1919 concernera un deux-roues complet prévoyant : un cadre composé d'un tube unique de large section allant de la selle à la colonne de direction en passant par la repose pied, ainsi qu'une suspension avant par fourche pendulaire. Ces brevets ne seront jamais suivis d'une mise en production.

 

L'histoire du Vélosolex commence en 1940, Mennesson conçoit et fait réaliser un prototype de moteur de 38 cm3 de cylindrée dont les caractéristiques sont celles du Solex : transmission par galet, cylindre décalé par rapport à l'axe de la roue et l'essence, pompée en sus, est renvoyée dans le réservoir.

 

En décembre 1940, ce moteur est installé sur un vélo d'homme Alcyon à grandes roues de 700, couleur noire à filets or « C’est le premier modèle de VéloSolex »

 

En 1943, 1 décret officialise 1 nouvelle catégorie de deux-roues : « les bicyclettes à moteur de secours d'une cylindrée au plus égale à 50 cm3 », c'est la possibilité de passer à la production en série.

 

Le modèle est arrêté en 1942 et jusqu'en 1946 des préséries seront confiés au personnel afin d'opérer les améliorations qui aboutiront à la version définitive du printemps 1946.

 

 

C'est donc en avril 1946 que seront vendus les premiers VéloSolex, ils sont produits à Courbevoie à la cadence de 15 machines par jour et ils coûtent 13 600 Fr pièce.

 

La cylindrée du moteur est portée à 45 cm³ pour délivrer une puissance de 0,4 CV à 2000 tr/min. Les années suivantes, quelques améliorations vont être portées à la partie cycle dont les plus importantes datent de 1951 avec l´ajout d´une béquille centrale et d´un levier de relevage du moteur fixé sur la culasse. En 1947 le pétrolier British Petroleum crée la Solexine, un mélange prédosé essence/huile, qui réduit le calaminage.

 

 

À partir de 1954, les modèles sont définis par des numéros, comme le solex 330 qui se différencie de son prédécesseur par un porte-bagages en tôle emboutie et un moteur d´une cylindrée portée à 49 cm³. La puissance est maintenant de 0,5 CV.

 

Le 660 sort en 1956. Il est équipé d´un tout nouveau cadre avec repose-pieds et le design de la partie motorisation change légèrement : le réservoir et l´habillage du volant magnétique sont désormais nervurés et le phare intégré au capotage du moteur.

 

 

En 1957 le 1010 arrive sur le marché. Le cadre est identique à celui du 660 mais le moteur a été retravaillé : nouvel ensemble piston – cylindre, agrandissement du filtre à air et échappement en S.

 

Le 1010 est équipé en 1959 de roue de 550 et prendra la désignation 1400.

 

 

En 1960, l´embrayage automatique centrifuge, fait son apparition sur le modèle 1700. A l´arrêt, le moteur est en prise sur le galet, ce qui permet son démarrage en poussant le Solex. Le S2200 est produit à partir de 1961. Il est doté d´un système d´antiparasitage et voit sa puissance moteur augmentée de 0,5 à 0,7 CV.

 

 

Jusqu'en 1988, année dans laquelle Solex arrête sa production en France, la production des vélomoteurs sera transférée en Hongrie puis en Chine.

 

En 1998, le groupe Magneti-Marelli (Fiat) reprend la marque Solex. Il accorde au hongrois Impex une licence d'exploitation, mais cette aventure se terminera par une faillite. En juin 2004, le groupe Cible rachète la marque en vue de commercialiser l'e-Solex : le Solex électrique.

 

 

 

On estime désormais que plus de dix millions de VeloSolex ont été produits à travers le monde.

Loik Lherbier 10 janvier 2014 Étude de cas

Solex ou l’histoire d’une marque qui a voulu revenir à contre-courant ICI

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

pax 24/08/2016 06:50

Attention, imprudent Taulier ce n'est pas l'interview de M.O qui est une entreprise à haut risque mais
l'affichage de la photo de J.Tati avec sa pipe sans message d'alerte. Après les fanatiques des ligues anti alcoolique c'est au courroux voir à la vindicte des racistes anti tabac que tu t'exposes ( pourtant tu connais les solutions pour te mettre à l'abri : la suppression de la cigarette sur le timbre André Malraux, le brin de paille dans la bouche de Lucky Luke. ) Un peu d'imagination que diable ! Provocateur va !

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