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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 06:00
« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec

« C’est une liste qui n’en finit pas de s’allonger. Pour la quatrième fois en huit mois, l’association L214 dévoile de nouveaux cas de maltraitance animale dans des abattoirs français. Deux établissements sont cette fois visés : ceux de Pézenas, dans l’Hérault, et du Mercantour, à Puget­-Théniers, dans les Alpes­-Maritimes. Filmées en caméra cachée entre novembre 2015 et fin mai, des vidéos insoutenables, auxquelles Le Monde a eu accès en exclusivité, montrent des sévices graves et des infractions manifestes perpétrés sur des bovins, des moutons, des cochons et des chevaux, lors d’abattages conventionnels et rituels. L214 devait déposer plainte, mercredi 29 juin, devant les tribunaux de grande instance de Béziers et de Nice pour maltraitance et actes de cruauté. »

 

« Il n’y a pas de viande heureuse »

 

« On a envie de croire que le problème, ce sont les cadences. Mais les petits abattoirs à l’approvisionnement local ne garantissent pas une meilleure protection des animaux, comparés à l’abattage industriel, assure Sébastien Arsac. Il n’y a pas de viande heureuse. » L’association lance cette fois une pétition pour la présence d’une alternative végétarienne ou vegan dans les restaurants scolaires et les collectivités.

 

Pour Jean Carmet dans une Brève de comptoir : « une viande tendre c'est une viande qui a été heureuse.»

 

 

 

J’ai connu au temps de mes culottes courtes la «tuerie particulière» de la Mothe-Achard. C’était dégueulasse dans toutes les acceptions de ce mot. Il fallait avoir le cœur bien accroché : souvenir du sang des gorets dégoulinant sur le sol, ruisselant dans une rigole vers une fosse à ciel ouvert où les charcutiers venaient puiser avec un seau ce qui servirait au jus de boudin. Ça cocotait dur. Seul le boudin de mémé Marie trouvait grâce à mes yeux.

 

Au Bourg-Pailler la mémé Marie « tuaient » la volaille et les lapins et une fois par an les hommes tuaient le cochon sans aucune maltraitance. L’animal était respecté.

 

Au nom de l’hygiène publique et de la rationalisation économique nos animaux sont abattus dans des abattoirs contrôlés par la puissance publique.

 

 

Qu’en est-il ?

 

Selon le ministère de l’Agriculture 259 abattoirs ont été contrôlés ces derniers mois en France et trois se sont vus retirer leur agrément.

 

« Dans le cadre de cet état des lieux, près de 70% des inspections auraient conclu à un niveau de maîtrise de la protection des animaux de satisfaisant à acceptable au moment du sacrifice. C’est satisfaisants dans 20% des cas et acceptable dans 49%. En revanche dans 31% des inspections, le niveau de maitrise de risques a été jugé insuffisant selon la synthèse remise au ministère. Les non conformités les plus graves concerneraient moins de 5% des chaînes inspectées, soit 19 lignes d’abattage qui ont été fermées.

 

Les détails des contrôles seront mis en ligne prochainement, selon le service de presse du ministère. En attendant, le ministre de l’Agriculture a déclaré le 1er juillet sur RTL que les militants de l’association L214, productrice de vidéos tournées clandestinement dans plusieurs abattoirs, « veulent faire disparaître ce qui a été l’agriculture. Ils ne veulent plus d’élevage, ils ne veulent plus qu’on mange de viande». Stéphane Le Foll a également déclaré que les dernières images mise en ligne par L214 « n‘ont pas été prises après les contrôles qu’on a fait mettre en place dans les abattoirs».

 

Quoiqu’il en soit, cette mise en cause du traitement des animaux de boucherie dans les abattoirs tombe au plus mal pour les éleveurs. Avec un prix du kilo de carcasse d’une vache de réforme de race mixte (normande par exemple) à la fin du mois de juin à 2,80€, c’est une baisse de 10% sur le prix payé un an plus tôt. Et il est probable que l’on n’a pas encore touché le fond car les producteurs laitiers européens augmentent désormais les abattages de vaches laitières de réforme en raison des difficultés financières qu’ils subissent avec la baisse du prix du lait de 20% sur deux ans et d’environ 10% sur la moyenne des prix payés en 2015.

 

Dans ce contexte, Dominique Langlois, président de l’interprofession Bétail et Viande vient d’écrire à Matthias Fekl, secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur afin que l’accord commercial que l’Europe doit ratifier avec le Canada et qui prévoit d’importants contingents d’importation de viande bovine de ce pays, soit rejeté par la France, si la Commission européenne tente de le faire passer sans le soumettre à l’approbation du Parlement dans chaque Etat membre de l’Union. Dominique Langlois note dans son courrier que le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, semble « souhaiter s’assoir sur l’avis des élus nationaux tout en sapant l’autorité des Etats membres pour faire passer en force cet accord particulièrement dangereux pour notre secteur ». Il demande au secrétaire d’Etat de tenir bon.

 

Reste à savoir où en sont le chef de l’Etat et le Premier ministre sur ce dossier. A l’occasion, ils émettent ponctuellement des réserves sur la procédure de négociation pour un accord du même type avec les Etats Unis. Mais ils sont étrangement silencieux concernant la ratification ou non de l’accord que la Commission a déjà négocié avec le Canada. »

 

Pour un rapport plus durable à la viande, un architecte réinvente les abattoirs urbains

 

Un architecte de 25 ans a conçu un projet d'abattoir en ville, basé sur l'exemple de Bruxelles. Inspirés de l'économie circulaire, il permettrait de valoriser ses propres déchets, afin d'alimenter la production de différents types d'aliments, vendus sur les marchés voisins.

 

La suite ICI 

 

Je mange de la viande et je respecte ceux qui n’en mangent pas tout comme j’aime les animaux de la ferme : lorsqu’on a gardé les vaches et vécu dans la cour d’une ferme le respect est gravé dans mon ADN.

 

NOTE DE LECTURE : « ÉTHIQUE DES RELATIONS HOMME/ANIMAL. POUR UNE JUSTE MESURE ». ICI 

 

 

UNE VIE DE COCHON, VRAIMENT PAS ROSE (ENTRETIEN ORIGINAL)

AVEC JOCELYNE PORCHER, SOCIOLOGUE, CHARGÉE DE RECHERCHE À L’INRA ICI

 

Petit conte d’une recherche d’une viande heureuse

 

 

C’était un mardi matin pédaleur infatigable en dépit d’un temps incertain j’avais décidé de me transporter dans les beaux quartiers. En selle donc, en longeant le cimetière Montparnasse le ciel se gâte, il pleuviote, je persiste mais le vent se mettant de la partie avec la pluie je décide d’accrocher ma monture et de prendre le métro à Pasteur.

 

Changement à Trocadéro pour prendre la ligne 9. Drôle de ligne qui part duNeuf3, Mairie de Montreuil, Robespierre&Jacques Duclos, passe par Charonne, Voltaire, Léon Blum pour aller se jeter dans les bras des beaux quartiers. Pensez donc Rue de la Pompe, La Muette, Ranelagh, Jasmin, Michel-Ange-Auteuil, Michel-Ange-Molitor, Exelmans la fine fleur du 16e avec terminus Billancourt qu’il n’est plus possible de désespérer depuis que l’île Seguin chère à Sartre n’est plus qu’une friche industrielle.

 

Je sortais à l’air libre rue de la Pompe, je longeais la masse imposante du lycée Janson de Sailly, je suis en terre connue car j’ai occupé le 174 avenue Victor Hugo pendant quelques année au temps où je présidais aux destinées de la SIDO, je humais l’atmosphère si particulière de ce quartier si bling-bling.

 

Où allais-je de ce pas ?

 

À la boucherie d’Yves-Marie Le Bourdonnec qui est la voisine de mes ex-bureaux occupés maintenant par une société d’avocats.

 

Pourquoi vais-je si loin de ma base ?

 

Tout simplement parce qu’en exclusivité, Yves-Marie nous proposait la mise en vente de la carcasse d'un Boeuf Armoricain de 36 mois, nourri à l'herbe, issu de l'exploitation de Jackie et Masayo Malardé située en Centre Bretagne. 

 

 

Une armoricaine Marquise et son veau femelle Urtica né en 2003 qui est une génisse de Martano , taureau d' insémination né en 1956. Dose congelée en 1964.( Botlan Tremargat 22) ( voir la généalogie de cette souche) La ferme de Botlan de Jackie et Masayo Malardé

 

S'inspirant de l'esprit de notre école MOTTAINAI, notre élève japonais Kohei Kusumoto sera votre conseiller et préparateur privilégié.

 

Une occasion unique de vous procurer une viande d’exception, offrant à la découpe un aspect naturel persillé. »

 

Clarisse Prévost a lancé en partenariat avec le célèbre boucher Yves-Marie Le Bourdonnec une école de formation originale et dédiée à la boucherie fine, pour mieux accompagner tous les « entrepreneurs de la viande de qualité ».

 

Comment vous est venue l’idée de créer cette école d’un autre genre ?

 

Réunis par nos valeurs, forts de nos expériences respectives, nous avons voulu créer une entreprise commune qui soutient la culture de l’excellence de l’artisanat boucher, et qui réunit enfin tous les acteurs qui veulent bâtir une filière viande durable et de qualité. Aux éleveurs et aux candidats au métier de boucher (de plus en plus nombreux) qui cherchent une alternative à l’élevage et à la formation classique, nous voulons proposer une autre voie, à partir de la filière « Qualité Le Bourdonnec » reconnue aujourd’hui en France et à l’étranger.

 

Quelle est la philosophie de votre école ?

 

« Mottai-naï », littéralement « non au gaspillage ! » est une expression japonaise marquant une respectueuse reconnaissance à l’égard des aliments issus de la nature, ainsi qu’envers les personnes qui les produisent et les pourvoient. Les valeurs de l’entreprise Le Bourdonnec se retrouvent pleinement dans cette philosophie. « Cultivons la viande que nous aimons » est notre slogan et nous déclinons dans un Manifeste notre approche et ce qui fait sens pour nous et nos partenaires. Nous avons ainsi décidé d’accompagner toutes celles et ceux qui ont fait le choix d’une autre viande et d’un commerce vertueux : de l’éleveur au consommateur, en passant par le commerçant, le Chef en cuisine…

 

Quelles sont vos ambitions à long terme ?

 

Notre programme de formation propose de former des « bouchers entrepreneurs », en intégrant tous les maillons de la chaîne (culture de la production, approche pratique, théorique et culturelle). Beaucoup sont en reconversion professionnelle, ils sont exigeants et soucieux du sens de leur démarche. Ils accompagneront la vision d’Yves-Marie Le Bourdonnec (défendre les races mixtes, le « vrai » bœuf, l’élevage à l’herbe etc.) et porteront sa filière en pleine expansion internationale. Du côté des autres acteurs (éleveurs, réseaux de commercialisation, restaurants, ateliers de dégustation etc.) notre ambition est aussi de « faire école » et de proposer un accompagnement stratégique et logistique. Oui, on peut encore manger de la viande en 2015 et dans les années à venir, en respectant l’animal, en comprenant notre culture gastronomique, et en respectant notre environnement. Oui, on peut se lancer dans l’élevage ou la boucherie en trouvant des débouchés et des consommateurs !

 

Qui est donc Yves-Marie Le Bourdonnec ?

 

Lire ICI

 

L’Yves-Marie il ne plaît pas à tout le monde, j’aime ça.

 

Vers 11 heures je suis à pied d’œuvre, c’est jour de livraison des carcasses alors c’est la ruche. et je vous livre mes premières photos.

« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec
« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec
« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec
« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec
« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec
« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec
« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec
« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec
« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec
« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec
« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec
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« Il n’y a pas de viande heureuse » affirme L214 «le veganisme est un anthropocentrisme» répond Raphaël Enthoven on en trouve chez Yves-Marie Le Bourdonnec

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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AnnieS 11/07/2016 16:15

Ce n'était pas au Bourg Paillé mais au Bosquet, ce n'était pas mémé mais maman : cela se passait toujours le samedi en fin d'après-midi quand je rentrais du lycée et que je venais lui raconter ma semaine. C'était l'heure de tuer le lapin ou le poulet qui allait faire notre bonheur du dimanche. Cette bête, que nous avions élevée, nourrie, pas trop choyée (car il y a tant à faire dans une petite ferme) mais toujours bien soignée (parc et poulailler régulièrement nettoyés ce qui faisait l'ordinaire de nos vacances), la voici prête à mourir entre les mains de maman. Maman interrompt alors notre discussion pour prononcer ces paroles "allez ma pauvre bête, pardonne-moi" et ... couic. Cinquante ans plus tard cet instant est toujours inscrit dans ma mémoire et je suis infiniment reconnaissante à ma mère de m'avoir ainsi légué des valeurs si structurantes : respect de la nature et de toutes les ressources qu'elle nous offre, respect du travail exercé avec humanité et investi dans la qualité.

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