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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 06:00
Confidences d’un vieux cycliste parigot bien avant les bobos je chevauchais un fixie un peu rétro…

Sans vouloir vous saouler avec mes histoires de vélo et de bobos je me permets tout de même de chroniquer à propos d’un travers bien français : dès qu’une tendance nouvelle pointe son nez, surtout à Paris, elle est vilipendée. Les nouveaux adeptes sont au mieux des snobs, au pire affublés du mot-valise fourre-tout : des bobos.

 

Que n’ai-je entendu lorsque j’ai fait le choix du vélo il y a 40 ans.

 

Et pourtant mon choix était rationnel, motivé par le côté pratique, le besoin de me dépenser, la curiosité, la liberté d’aller et de venir, la facilité pour se garer, entretien facile, budget aussi mince que la taille de Jane Birkin.

 

Mon choix n’était pas un acte de foi écologique même si je croisais souvent, le matin, Noël Mamère qui n’était pas encore Vert, à l’angle de Raspail face à l’hôtel Lutétia.

 

Le quotidien des cyclistes à Paris n’est pas un long fleuve tranquille, rien n’est fait ou presque pour nous faciliter la vie. L’irruption des Vélib a même permis aux « pourvus de moteurs à 2 ou 4 roues » de nous vilipender pour incivilité. Bref, les pistes cyclables sont pleines d’ornières, de détritus, de piétons en goguette, madame Hidalgo se tamponne des vélos sauf pour faire de la com.

 

Aujourd’hui, ce sont les fixies qui sont l’objet de railleries, rien que des hipsters qui chevauchent d’étranges bécanes !

 

Des bobos bien sûr, et de plus en plus de bobottes, c’est comme pour les vins nus, tout ce qui n’entre pas dans le moule est raillé.

 

Sauf que votre serviteur a fait du fixie bien avant que ceux-ci prennent le haut du pavé de Paris.

 

En effet, mon grand Batavus était dépourvu de freins, je freinais avec les pieds, « Le secret, c'est de décaler les pieds. Tu appuies sur le talon de l'un pendant que tu lèves la pointe de l'autre » m’avait indiqué le vendeur de Bicloune.

 

 

Ça surprenait mes amis mais juché bien droit sur mon grand destrier je pris vite le pli, jamais je n’ai dérapé et ne me suis ramassé la gueule.

 

Alors était-ce pour autant un fixie ?

 

C’est quoi un fixie me demandent mes copines ?

 

« C'est le vélo le plus simple, mais aussi le plus économe qui soit. Il est ultra facile à entretenir. Quelques clés pour resserrer les vis, une chambre à air à changer de temps en temps et le tour est joué. »

 

« Dans les années 1990, les coursiers de New York et de San Francisco en avaient marre de se faire voler leurs vélos, alors ils les ont allégés au maximum, retirant les feux, les freins... Le phénomène a mis une dizaine d'années à se propager jusqu'ici, grâce à nos voisins anglais »

 

« À la base, c'est un vélo de piste dont l'utilisation a été détournée par les coursiers américains, les "messengers", poursuit Simon. En réalité, il y a plus d'un siècle que les cyclistes enfourchent des fixies. Sur les premières éditions du Tour de France, plusieurs coureurs roulaient sur ce type de vélo. Aujourd'hui encore, les professionnels s'entraînent sur des pignons fixes pour optimiser leur geste, pour gagner en puissance. »

 

Le fixie, avec un temps de retard, a envahi la chaussée de Paris depuis quelques années. Des filles et des garçons, jeunes, ils foncent comme des dératés. Ils s’éclatent car « Il y a vraiment un côté fun dans le pilotage du pignon fixe. Il n'y a pas de temps mort, on est tout le temps dans l'effort, tout le temps à la relance. »

 

Pour autant « Il ne faut pas se laisser griser par la facilité du fixie. On peut se prendre très vite au jeu et oublier que l'on n'est pas sur une piste d'entraînement, mais dans un environnement urbain. »

 

Bref, lorsqu’il s’est agi de remplacer mon vieux destrier je me suis tâté : allais-je pousser l’inconscience de ma vieillesse indigne jusqu’à acheter un vrai fixie ?

 

Deux raisons m’ont fait pencher vers le classicisme : tout d’abord Paris n’est pas plat et l’absence de changement de vitesses, ce dont était pourvu mon Grand Batavus (3), est redoutable pour relancer la bête au bas de la pente de Ménilmontant ; ensuite, comme je suis un garçon qui fait ses courses, l’absence de porte-bagages s’avérait un handicap majeur.

 

 

Il n’empêche que dans certains couloirs de bus ou sur de belles lignes droites dépourvues de feux je me mets en tête de faire la nique aux petits jeunes en fixie en compensant mon absence de pointe de vitesse par une gestion intelligente de mon effort. C’est jouissif !

 

Bien sûr mes copines me grondent, m’intiment de porter mon beau casque, rien n’y fait je reste allergique à toutes formes de contraintes.

 

Ça 40 ans que ça dure alors… je n’ai jamais chevauché un vrai fixie mais sait-on jamais avec moi tout peut arriver.

 

Combien ça coûte pour s'équiper?

 

« Les puristes du fixie n'achètent pas leur vélo tout fait. Comme les geeks avec leur tour d'ordinateur, ils assemblent des pièces triées sur le volet pour constituer un vélo presque unique répondant à leurs exigences. Pour vous équiper sans dépenser une fortune, optez pour un modèle déjà assemblé. Les premiers prix commencent à 250 euros. Plus vous serez exigeants, plus votre passion du fixie vous coûtera cher. Comptez 589 euros pour un Charge Plug, un modèle facile à dompter. Mais sachez que les prix peuvent grimper jusqu'à 3700 euros pour un Rizoma 77/011 Metropolitan. Pour un maximum d'information sur la mode du fixie, les différents modèles, les manifestations et les boutiques, rendez-vous sur le site fixie-singlespeed.com. »

 

Vélo : elles roulent en « fixie » dans un monde de hipsters barbus 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Fpglip 14/05/2016 12:00

Le vélo, c'est has been ! On roule tous en Tesla maintenant à Paris :)

JACQUES BERTHOMEAU 14/05/2016 12:06

c'est celui qui dit qui est c'est bien connu

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